«Une interview de Einstein sur la guerre

Einstein […] sa pensée révolutionnaire rejoint celle de Lénine et s'oppose au misérable fétichisme des chefs socialistes pour la légalité et leur respect dévôt des lois démocratiques» […] «On m'a dit que mon devoir était de faire ici-même des déclarations nettes.» ON C'EST QUI? Münzenberg? le larbin dévoué de Staline!

L'autre motif du passage soudain d'Einstein à Genève, faire pression sur le Conseil d'Etat (le gouvernement de la République et Canton de Genève) pour le congrès pour la paix, en fait contre la IIe Internationale et pour l'URSS, puisse se tenir à Genève!

Tout d'abord, le désarmement. Intégral, absolu. Pas cette caricature qu'on montre ici: - Au train dont on va, à Genève, il faudra un siècle pour désarmer. Et d'ici là, la civilisation peut périt cent fois. "Je salue avec sympathie le seul projet pratique de désarmement qu'on ait présenté à Genève: celui de la République des Soviets, rapportés par M. Litvinoff.» Un horvari de questions l'interrompt: - Vous êtes communiste? Calme, il refuse de sortir de son objet: - Là n'est pas la question: une seule naton a proposé le désarmement intégral. Elle doit donc être approuvée. Je préconise le refus en masse du service miltaire. Je demande la fermeture immédiate et simultanée de toutes les fabriques et de munitions. Je voudrais que tous les conflits, de quelque ordre qu'ils soient, se voient soumis à l'arbitrage.»

Einstein, déjà actif dans la "Ligue contre l'impérialisme et l'oppression coloniale", fondé au palais d'Egmont à Bruxelles le 10 février 1927, déjà orchestré par un homme de confiance du Komintern, l'Allemand Willy Münzenberg. Lors du IIe Congrès de la Ligue réuni à Francfort, fin juillet 1929, les agents du Komintgern voulurent imposer la nouvelle ligne définie au VIème Congrès de l'internationale communiste de 1928 contre le "social-fascisme". Ainsi, la naïveté du physicien est bien feinte. S'il élude la question d'être communiste, il en est le compagnon de route depuis 1927, jusqu'à après la mort de Staline.



Le Drapeau rouge 30 juillet 1932
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