La seconde trahison d’Octobre: la première est qualifier de révolution un coup d'éata financé par l'ennemi de la Russsie, l'Allemagne du IIe Reich.

La seconde encore plus abjecte: Et en plus, on honore les communistes morts ou liquidés, mais leurs milions de de victimes, on les oublie. De même que l'origine sociale des victimes du communisme qui étaient, dans leur grande majorité, des petites gens (ouvriers, paysans, petits artisans puis petits fonctionnaires…), tous ceux qui ne rentraient pas dans le moule de l'«homme nouveau», un esclave abruti par la misère et la terreur, exploité à mort!

Du délire basé sur la négation de la réalité. Au fou!

Avec le MEGA mensonge: "Ces chiffres abstraits ne doivent pas faire oublier qu’il s’agissait d’êtres humains, des hommes et des femmes qui se battaient pour l’idéal communiste. Il faut leur rendre hommage. " NON, la grande majorité étaient des innocents. subissant la perversité de chefs délirants et incompétents.


Le siècle des trahisons La seconde trahison d’Octobre
27.05.2003 | Mis à jour le 02.04.2005 |
http://www.lescommunistes.org/article.php3?id_article=184

La plupart des régimes socialistes se sont effondrés à la suite de l’Union soviétique entre la fin des années 80 et le début des années 90. Il n’y a pas eu de mouvements populaires, de révolution, en Union soviétique. Il y a eu une révolution de palais. La classe dirigeante au pouvoir a choisit seule de dissoudre l’Union soviétique. Les dirigeants nationaux des républiques soviétiques ont cherché à se débarrasser de l’Union pour gagner en pouvoir, le premier d’entre-eux fut Boris Eltsine. Les bureaucrates au pouvoir lorgnait avec avidité sur le train de vie des dirigeants des régimes capitalistes. Ces deux mouvements, nationalisme et recherche d’accumulation, en convergeant ont fait éclater l’Union soviétique et son système.

Les bureaucrates sont devenus des bourgeois. Dans l’Union soviétique, les privilèges ne leurs suffisaient pas. Ces privilèges allaient à l’encontre de l’idée communiste, il était facile pour la propagande anti-soviétique de les dénoncer. Mais quoi consistait ces privilèges ? C’était des gratifications en nature, comme de la nourriture, des vacances, une datcha. La classe dirigeante bureaucratique n’était pas la seule à en profiter. Certaines catégories de fonctionnaires, de travailleurs étaient aussi récompensées de la sorte. Qu’étaient ces privilèges par rapport à ceux des dirigeants capitalistes ? Ils coulent des entreprises et partent avec des valises pleines de billets. En Union soviétique lorsqu’un dirigeant était limogé, il perdait tous ses privilèges. Les privilèges n’étaient pas transmissibles par héritage, dans le système capitaliste les privilèges sont accumulables et transmissibles. C’est la recherche du profit, la corruption des bureaucrates qui a fait éclaté le système soviétique.

On a alors parlé de la mort du communisme, de la fin de l’histoire. Parce qu’une classe dirigeante a choisit le marché, pour son proft de classe et au nom des Droits de l’homme alibis et spectateurs, l’idée même de socialisme a été enterrée. Mais elle est mal enterrée. Il est temps maintenant de réhabiliter l’Union soviétique et les régimes socialistes.

Certains dans le but défendre le socialisme ont prétendu et prétendent encore que le communisme n’a jamais existé en Union soviétique. Evidemment que le communisme n’a pas été atteint, la question porte sur le socialisme. Bien entendu que l’on peut parler de capitalisme d’Etat. On constate paradoxalement que ceux qui rejettent les régimes socialistes pour ces raisons, dans leur grande majorité, n’ont pas d’autre programme que le capitalisme d’Etat. Il en ainsi par exemple des rédacteurs du Monde diplomatique et de l’association ATTAC. Ce rejet ne rend pas service à l’idée du socialisme. Même un enfant se rend compte que le système soviétique était batit sur des concepts socialistes. Mais 70 ans de propagande anti-communiste, anti-soviétique, ont eu un tel effet que même les socialistes en sont imprégné.

L’économie de l’Union soviétique n’a pas été qu’un désastre. Il y a eu des échecs, mais on vivait plutôt bien, dés les années 60, dans un pays qui été pauvre à l’origine. Sur un territoire grand comme un continent les ressources étaient distribuées par une planification qui n’avaient pas que des défauts. On le voit maintenant que les ressources sont pillées, que 100 millions de russes vivent dans la précarité.

Il y eu le totalitarisme, il faut en convenir le régime soviétique était totalitaire. Les raisons qui ont conduit à ce totalitarisme tiennent dans l’autoritarisme du régime tsariste, dans l’état arriéré de la Russie de l’époque, dans l’organisation même du parti bolchevik, dans la Première guerre mondiale, dans le culte de la personnalité, dans l’inexpérience historique, ainsi que le spectre des contre-révolutions de 1794, 1848, 1871 et 1905. Ces raisons ont été depuis longtemps étudiées et comprises, et avec l’expérience historique le totalitarisme de type soviétique ne se reproduira pas. L’Eglise en son temps fut totalitaire. Aujourd’hui le capitalisme est totalitaire. Par le totalitarisme la propagande anti-communiste a beau jeu de renvoyer dos-à-dos communisme et fascisme, de populariser l’expression "les extrêmes se rejoignent", etc. Les idées les plus simplistes sont les plus populaires. Il y a plus de points communs entre la droite et l’extrême-droite qu’entre l’extrême-gauche et l’extrême-droite. Le fascisme s’est développé en opposition au communisme. Il a été soutenu par la bourgeoisie qui y trouvait une protection contre le communisme.

C’est au crédit de l’Union soviétique et à la gloire des communistes d’avoir abattu le nazisme. L’essentiel du combat contre l’Allemagne nazie a été soutenue par l’Union soviétique. Les Alliés n’ont ouvert un second front sur le théâtre militaire européen que tardivement et on ne rencontrant que peu de résistance. C’est grâce au Parti communiste que l’Union soviétique ne s’est pas effondrée sous le choc de la poussée militaire allemande. C’est par la discipline et l’organisation, finalement par le totalitarisme que la guerre a été gagnée. Les pertes ont été lourdes, 27 millions de morts, les membres du parti et les jeunesses communistes ont été décimés.

Un célèbre livre, Le livre noir du communisme, affirme que les régimes socialistes ont tué 90 millions de personnes au XXème siècle. Son auteur principal, Stéphane Courtois, a comptabilisé tous les morts des guerres, des maladies liées à la faim et au manque d’hyguène, et des répressions, dans les pays socialistes. En utilisant les mêmes méthodes comptables que Stéphane Courtois, on dépasse facilement le chiffre halucinant de 500 millions de victimes au XXème siècle dans les pays non-socialistes. La fausse démonstration de Monsieur Courtois ne vise qu’à discréditer d’idée même de socialisme. Monsieur Courtois a des comptes à régler, on ne lui a pas laissé faire carrière au sein du Parti communiste français, en plus il s’est fait casser la figure par des maoïstes. Personne ne nie qu’il y a eu des morts dans les pays socialistes. Les raisons de ces crimes ont été étudiées et comprises. Dans les répressions qui ont eu lieu sous les régimes socialistes, on ne trouve pas d’un côté des communistes qui tuent et de l’autre des non-communistes qui sont tués, la réalité est plus complexe que cela. Les tueurs tuent, quelque soit le régime. Il y a des tueurs sous le facisme comme en démocratie, il y en a eu aussi dans les principaux régimes socialistes, c’est hélas la réalité. Ils ont tués autant de communistes que de non-communistes. Les communistes ont aussi été victimes des régimes socialistes.

Voici une évaluation rapide et large des pertes communistes au XXème siècle :

Guerre civile russe : 400 000

Guerre civile chinoise : 800 000

Guerre d’Espagne : 300 000

Purges staliniennes : 150 000

Répression nazie en Allemagne : 50 000

Seconde guerre mondiale, Europe de l’ouest : 150 000

Seconde guerre mondiale, Europe de l’est : 3 000 000

Seconde guerre mondiale, Asie : 1 000 000

Guerre civile grecque : 50 000

Purges maoïstes : 100 000

Indochine : 800 000

Autres guerres de décolonisation : 500 000

Autres guerres révolutionnaires : 50 000

Purges polpotiennes : 50 000

Autres purges : 50 000

Répression en Asie : 600 000

Répression en Amérique latine : 30 000

Répression dans d’autres pays : 50 000

Ces chiffres abstraits ne doivent pas faire oublier qu’il s’agissait d’êtres humains, des hommes et des femmes qui se battaient pour l’idéal communiste. Il faut leur rendre hommage. Les communistes savent d’où ils viennent. Ils se battent aussi au nom des morts sacrés du communisme. Leur drapeau est rouge, car dés le début le communisme a été réprimé dans le sang. Il est facile pour les anti-communistes qui ne veulent pas le reconnaître de rejeter le communisme au nom de ces morts. Pourant se placer dans le camp des non-communistes c’est marcher dans encore plus de sang.

Le communisme représentant de nouveau une menace bien réelle pour la bourgeoisie, les médias dénoncent sans arrêt la Corée du Nord, utile repoussoir. Plus de 500 000 personnes sont mortes de la faim, de maladies liées à la faim, depuis 10 ans dans ce pays. L’économie nord-coréenne était intégrée au système économique socialiste et dépendait de l’Union soviétique. Lorsque l’URSS a été démantelée, l’économie nord-coréenne s’est effondrée. La Corée du Nord s’est retrouvée en face de problèmes énergétiques graves, rendant la production agricole insuffisante, le pays ne disposant pas de pétrole ni de devises permettant son achat. Les autorités ont alors décidé de développer un programme nucléaire civil dans le but de palier ce manque énergetique. Les Etats-Unis de crainte que ce programme ne soit utilisé à des fins militaires, ont négocié l’arrêt de ce programme en échange de livraisons de pétrole et de nourriture. Ce sont les Etats-Unis qui livrent la plus grande part de l’aide alimentaire dans le monde en se servant des surplus de son agriculture subventionnée. En échange d’une aide alimentaire, les États-Unis exigent souvent des contreparties politiques. Les négociations ont traîné en longueur, les Etats-Unis posant des exigences importantes, particulièrement sur le programme balistique de la Corée du Nord. Pendant ce temps les gens mourraient. Un accord a finalement été conclu. Mais l’aide alimentaire étatsunienne ne suffisait pas à nourrir tous les nord-coréens, il ne s’agissait que d’un apport. En plus les Etats-Unis ont stoppé leurs livraisons de pétrole, amenant les nord-coréens à un nouveau bras de fer. Le président étatsunien Georges Walker Bush a placé la Corée du Nord dans son "Axe du mal", il a fait une visite belliqueuse sur la ligne de démarcation des deux Corées, terrorisant des dirigeants nord-coréens déjà paronaïques, les poussant sur le chemin du conflit. La propagande médiatique parle de la Corée du Nord comme d’une "monarchie communiste". C’est inexact, la Corée du Nord n’est pas une monarchie, encore moins un pays communiste. Mais il est vrai que la clique au pouvoir dans ce pays est criminelle. Mais que penser des Etats-Unis qui se servent de la faim comme d’une arme politique ? Les Etats-Unis sont responsables comme les dirigeants nord-coréens de ces morts. Et il ne sont pas les seuls : n’importe quelle collectivité publique occidentale riche, même de taille modeste, pourrait nourrir les nord-coréens. Mais tout le monde s’en fout. L’administration étatsunienne pousse les dirigeants nord-coréens à l’appreuve de force. Les Etats-Unis sont belliqueux, ne respectent pas le droit international, et utilisent les organismes onusiens à leurs seuls profits.

Les régimes socialistes d’Asie ne se sont pas effondrés comme ceux d’Europe de l’est. Les partis communistes d’Asie qui ont pris le pouvoir ont utilisé le marxisme et l’Internationale pour se libérer de la tutelle politique, économique et culturelle de l’occident. Ils se sont servis de ces outils dans des buts qui étaient finalement nationalistes. Bien que n’ayant pas changé de régime politique ces pays, à l’exception de la Corée du Nord, se sont ouverts au capitalisme, largement dans le cas de la Chine. Poussés par le démantelement du système économique socialiste mondial, autant que par leur nationalisme. Le Parti communiste chinois est entièrement "kuomintangisatisé". La bourgeoisie mondiale se fiche pas mal de l’absence de parlementarisme pour autant que le marché soit libre. Les dérives capitalistes de ces régimes ne peuvent faire oublier les grandes réalisations accomplies, particulièrement au Vietnam.

A l’heure du bilan on ne saurait oublier le positif que joua l’Union soviétique dans les relations internationales et dans les rapports politiques au sein des démocraties de l’Ouest. L’Union soviétique a permit la décolonisation, a soutenue les guerres de libération. L’Union soviétique a nourrit des pays entiers, les a développé. La menace communiste a imposé en Europe de l’ouest la plus grande redistribution des richesses de tous les temps. Même les non-communistes regrettent la Guerre froide aujourd’hui que les Etats-Unis imposent leur volonté au monde, que le néo-libéralisme fait des ravages dans nos sociétés.

Il ne faut pas regretter l’Union soviétique, tout est redevenu possible maintenant qu’elle a disparue. Comme le disait Lénine, si la révolution n’éclate pas en Allemagne nous sommes perdus. Nous étions perdus, désormais la voie est libre.

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