L'extrême-gauche à Genève au XIXe et aujourd'hui

Au XIXe siècle, Genève a été souvent le siège de conférence et d'organisations se voulant mondiales. Beaucoup de parlotes, de multiples boursoufflures, sans aucune comparaison avec la création du Comité Internationale de la Croix-Rouge (CICR), qui fut rééellement charitable et secourable pour des millions d'êtres humains.

ait A l'automne, le 3 septembre 1866, se tient le premier congrès de l'Association Internationale des Travailleurs, AIT, la 1ère Internationale qui finit en 1872.

L'AIT, connue sous le nom de Première internationale a été fondée à Londres le 28 septembre 1864. Elle a disparu en 1872 suite à une scision. Ne pas oublier sa devise : l'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes, et non par des sociétés plus ou moins secrètes d'activistes prétendant agir au nom des travailleurs.

Selon Wikipédia: “Soixante délégués représentent 25 sections et 11 sociétés adhérentes provenant de France, de Suisse, d'Allemagne et d'Angleterre. Pour la France, seules trois grandes cités ouvrières sont représentées : Paris (par Henri Tolain, Zéphyrin Camélinat, Benoit Malon, Eugène Varlin, Edouard Fribourg...), Rouen et Lyon. Les Suisses sont en grand nombre, ils viennent de Genève (Jean-Philippe Becker...), Lausanne, Montreux, Neuchâtel (James Guillaume), La Chaux-de-Fonds, Saint-Imier (Adhémar Schwitzguébel), Bienne, Zurich et Bâle. Pour l'Allemagne: Stuttgart, Magdeburg et Cologne. Pour l'Angleterre, les tailleurs londoniens envoient un délégué tandis que la section française de Londres est représentée par Eugène Dupont. Enfin, le Conseil général [de Londres] a délégué cinq de ses membres, parmi lesquels figurent George Odger, Hermann Jung etJohann Georg Eccarius. A Genève est notamment adoptée la revendication de la limitation du temps de travail journalier à 8 heures maximum. Le refus du travail des femmes est également voté à l'initiative des mutuellistes proudhoniens”.

“La scission de l'AIT aura lieu début septembre 1872 lors du VIIIe congrès, à La Haye. Le lieu du congrès suscite déjà des oppositions (nombre de fédérations pensaient qu'il se tiendrait en Suisse). Les jurassiens mandatent impérativement James Guillaume et Adhémar Schwitzguebel pour présenter leur motion « anti-autoritaire » au congrès officiel et se retirer en cas de vote négatif. Le congrès regroupe 65 délégués d'une dizaine de pays. Du fait du maintien officieux de leur structure internationale autonome (l’Alliance démocratique sociale), Bakounine et Guillaume sont exclus. Le conseil général est transféré à New York. Des militants et des fédérations se solidarisent avec les exclus et quittent alors l'AIT.” Débâcle de la Ière Internationale!

En plus de ces organisations prétendant représenter les travailleurs, d'autres se mettent en valeur sous le prétexte de la défense de la Paix. Ainsi, l'écrivain Dostoïevsky arrive de Russie en août 1867 pour participer à un congrès de la paix (9-16 septembre, Bâtiment électoral, rue Général-Dufour 24, surnommé “la boîte à giffles”). Garibaldi, Bakounine habitera à Genève, Dostoïevsky aussi. Participant à cette bastringue diffusant des discours pleins de “belles intentions” masquant à court terme des rivalités assassines, mais également surtout sources de régimes meurtriers. Dostoïevsky clairvoyant écrit “Carnets du sous-sol” qui est une réponse salutaire à ces révolutionnaires aux projets sanglants et à des livres récents qui vont provoquer des désastres dont le “Que faire?” de Nikolaï Tchernychevsky. Arrêté en juillet 1862, Tchernychevsky est enfermé à la forteresse Pierre-et-Paul de St-Pétersbourg où il écrit ce brûlot! Sans compter Serge Gennadevith Netchaev, le responsable d'organisations révolutionnaires occultes: la vindicte du Peuple ou la Société de la Hache.

Avant Dostoïevsky, en 1859, Ivan Tourgueniev avait bien compris la menace de ses ennemis de l'humanité en dénonçant dans son roman “Pères et fils” le danger du nihilisme, une infection mortelle mêlant volonté de puissance et jalousie: les possédés détruisent ce qu'ils ne peuvent avoir!

netchaev

En outre, la République et canton donnait asile si facilement que cela faisait un appel d'air même à des anarchistes assassins (Luchini tue Sissi, Elisabeth d'Autriche (61 ans), samedi 10 Septembre 1898, sur le quai du Mont-Blanc), aux socialistes russes, dont Lénine qui deviendra un des plus grands meurtriers du XXe dépassé uniquement par ses deux disciples: Staline et Mao Tsétoung. Tout cela à cause de cette idée, stupide et irresponsable, que les opposants aux régimes monarchiques étaient automatiquement des partisans de la démocratie, alors que pour certains, le but était de devenir roi à la place du roi, et même pire. Sans compter que d'autres, surtout parmi les anarchistes, étaient mus par le plaisir de tuer, de détruire, tout cela sous couvert du bien social. Socialisme, terrorisme et tromperie vont de pair!

Du temps de Bakounine à celui d'aujourd'hui, rien n'a fondamentalement changé

Bakounine écrit en 1865 ce cathéchisme qui sera la source de celui de Netchaev, son ami qu'il rejetera plus tard, masque sous le bien commun, de la haine et du ressentiment. Le mot Catéchisme a été choisi éveimment comme provocation à l'Eglise, institution qui n'est pas à l'abri de critiques, mais il est sûr que ce que propose Bakounine n'est certainement pas mieux. Curieusement, alors que dès le départ de son texte, il nie l'existence de dieu et appelle à l'“abolition du service et du culte”, Bakounine sera lui-même le culte d'une importante mouvance assurant son service. Ensuite, le respect et l'amour de l'humanité fut compris par beaucoup de ses disciples par coups de feu et bombes, c'est-à-dire par sang et larmes.

Du temps de Bakounine à celui d'aujourd'hui, rien n'a fondamentalement changé: quelques vaniteux charment par leurs belles paroles des imbéciles. Et plus ils trouvent d'“idiots utiles”, plus cela leur donne de l'importance. Tout cela parce que la majorité sont des paumés à la recherche d'un foi, d'une idole. Et cela n'est pas près de changer. Et la conséquence est toujours la même: l'impossibilité de vivre sa vie tranquille sans être dérangé par des fanatisés qui veulent changer le monde [IL FERAIT MIEUX DE COMMENCER PAR EUX-MEMES], des militants qui veulent faire votre bonheur alors qu'on leur demande rien, toujours ces troupeaux d'imbéciles manipulés par des crapules!

Municipales 2010: Les Communistes ne se joignent pas à «Ensemble à gauche» L'adjectif radical est utilisé pour cacher l'incroyable réalité: il existe encore une organisation staliniennne à Genève en 2010!. “Les communistes”, c'est son nom diffuse sur son site une histoire falsifiée pour tenter de dissimuler l'horreur du régime commmuniste de l'URSS, où les ouvriers et les paysans étaient maintenus en esclavage par une terreur quotidiennne. Ces faux amis du peuple persistent en dépis de tant de preuves

Et c'est exactement ce qui est confirmé par ces sempiternelles élections, la chasse au nigauds!

L'extrême-gauche à Genève: élections de 2009

Les listes 4 et 8: Ces gens sont tellement à côté de leurs pompes que cela serait pathétique, sauf qu'ils sont dangereux, comme Bush dont on a dit qu'il était bête, mais il a quand même trouvé 55 millions de plus bêtes pour voter pour lui! Appel à voter liste n° 8 solidarités. C'est pourquoi lors des élections de cet automne nous voterons pour la Liste No 8 de solidaritéS et appelons les électrices et électeurs qui souhaitent la présence d'une gauche combative ET STALINIENNE au Grand Conseil à faire de même. Les Verts rouges: leur discours mord sur la clientèle de la gauche socialiste et même celle de l'extrême-gauche. Ils ont remplacé le sort des pauvres prolétaires par celui de la planète.

L'extrême-gauche à Genève: élections fédérales d'octobre 2011
L'extrême-gauche réussit l'exploit de présenter 4 listes dont la somme est de 7.28%, tout juste au dessus du quorum de 7% s'ils n'avaient qu'une liste:

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