Attac: tromperies dans la forme et le fond

Attac: d'abord les magouilles. Ensuite, un masque anti-capitaliste pour cacher les marxistes, léninistes, trotskistes ou staliniens, qui manipulent les «idiots utiles». Avec évidemment les luttes entre camarades au sommet, avec tricheries, cooptations et magouilles.


Offensive anti-Nikonoff à Attac
Etre ou pas un parti ? Le mouvement altermondialiste sera encore divisé ce week-end à Rennes.

Libération samedi 17 juin 2006

L'association altermondialiste Attac s'apprête à renouveler sa direction ce week-end au cours d'une assemblée générale réunie à Rennes, qui ne s'annonce pas de tout repos. Jacques Nikonoff, président d'Attac depuis 2002, contesté par de nombreux cadres de l'association, sera-t-il reconduit par le nouveau conseil d'administration élu par les adhérents ?

Leurs 5 600 votes par correspondance ont été dépouillés cette semaine et les résultats doivent être proclamés samedi. Les militants avaient jusqu'au 9 juin pour se décider entre la liste menée par Nikonoff et celle présentée par le collège des fondateurs qui regroupe les opposants aux méthodes de direction actuelles. «Nous reprochons à Nikonoff de vouloir faire d'Attac une organisation politique et de diriger notre mouvement comme un parti, explique Pierre Khalfa, porte-parole de Solidaires. Nous sommes pour qu'Attac soit un lieu de convergence des forces qui luttent contre la mondialisation néolibérale et pas une organisation au fonctionnement très hiérarchisé.» «L'enjeu de ce renouvellement de direction, c'est le pouvoir d'un seul face à la collégialité», résume-t-il.

Jacques Nikonoff a le soutien de Bernard Cassen, président d'honneur, qui estime qu'Attac «ne doit pas être une nébuleuse mais bien une organisation, avec son projet propre». Un proche de Nikonoff réfute l'idée qu'Attac traverserait une crise : «Ces histoires de contestation ne sont l'affaire que de quelques-uns. Si on s'intéresse à la majorité des adhérents du mouvement, on voit qu'ils travaillent à fond pour trouver des alternatives à la mondialisation.»

Lors de cette assemblée, les militants doivent aussi débattre du contenu d'un Manifeste 2007. Si les deux camps qui revendiquent la direction assurent que les échéances électorales n'ont «pas «d'influence» sur leurs débats, ce Manifeste est l'occasion pour l'association altermondialiste de définir sa stratégie pour 2007.


Crise de régime à Attac
La direction du mouvement altermondialiste mise en minorité.

par Christophe FORCARI
Libération: mardi 06 septembre 2005

Crise de direction à la tête d'Attac. Samedi, les membres du collège des fondateurs de l'association altermondialiste ont rejeté, à une forte majorité (32 voix contre 11), une motion présentée par le président d'Attac, Jacques Nikonoff.

La direction, déjà critiquée pour son autoritarisme lors de l'université d'été du mouvement à la fin du mois d'août, voulait que les militants soient directement consultés sur les grandes orientations de l'association et élisent la direction et son président. Pas question pour les membres fondateurs, dont la FSU, le syndicat de fonctionnaires, d'accepter un changement des règles du jeu à moins de trois mois de la prochaine assemblée générale qui se tiendra le 11 décembre. Celle-ci devrait procéder au renouvellement du conseil d'administration.

Pour Jacques Nikonoff, qui se voit fragilisé par cette fronde et risque de ne pas retrouver son mandat à l'issue de cette réunion, «la majorité des fondateurs refuse toute consultation des 30 000 militants d'Attac car elle veut conserver sa main mise sur l'association».

Bernard Cassen, président d'honneur et fondateur d'Attac, voit dans le rejet des règles de fonctionnement interne un déni de démocratie. Pour lui, «cette coalition majoritaire d'organisations fondatrices» veut changer «la nature même d'Attac, et donc sa direction». De leur côté, quelques-uns des membres du collège des fondateurs ne se privent pas de dénoncer «les pratiques bureaucratiques» de l'actuel président.

Retour