La fin de l'URSS
sans bain de sang grâce à Gorbatchev
Il est de bon ton de villipender Mikaïl Gorbatchev, alors que le rappel de son comportement lors de la Chute du mur en 1989 a été malcompris. Lors de ces évenements qui sera en fait la destruction du rideau du fer et de l'emprise soviétique sur les démocraties dites populaires, on fait d'ignorer que le secrétaire du parti communiste de l'Union soviétique avait en son pouvoir la plus formidable puissance militaire n'ayant existé sur la terre: 4 millions de soldats, 10'000 avions, 50'000 blindés, 100 sous-marins nucléaires certains porteurs d'une centaine de bombes atomiques. Et un plus les 500'000 fonctionnaires du KGB avec autant de dénonciateurs plus ou moins forcés! Evidemment, ce serait Lénine ou Staline qui auraient été au pouvoir, ces deux grands socialistes n'auraient pas hésité à faire noyer dans le sang la révolte des ouvriers et des peuples de l'Est, tout comme Khrouchtchev faisant tirer l'armée contre le peuple à Berlin le 17 juin 1953, puis à Budapest en novembre 1956, sans compter des faits demeurés cachés. Gorbatchev, lui, ne l'a pas fait; et rien que pour cela il mérite le respect.
Il a fallu que l'URSS disparaisse pour que le PCUS se saborde, ce qui fut l'action une nouvelle fois courageuse de Gorbatchev, annonçant le 25 décembre 1991, à la télévision d'état que le parti communiste était dissous.
Sur le rétablissement des droits de toutes les victimes de la répression politique des années 20-50. Mikhaïl Gorbatchev signait ce décret le 13 août 1990. Le journaliste, Nikolaï Troïtsky, rappelle «Gorbatchev na pas été le premier secrétaire général à sêtre chargé de la réhabilitation des victimes des répressions staliniennes.», mais oublie que ce décret inclut les années 1920, c'est-à-dire du temps de Lénine et ses millions de victimes!