Une étude basé sur des faits historiques qui dévoile la vraie nature de Trotski, ces nombreux crimes y compris contre les ouvriers quand il était un des lieutenants du fossoyeur du printemps démocratique de 1917, Lénine.
La militarisation de la production enlevant tout droit syndicaux aux ouvriers, la répression sanglante contre les ouvriers et certains soviets comme celui de Kronstat en mars 1921, les crimes de guerre commis durant la guerre civile déclenchée par le coup d'état d'octobre 1917, doit être évidemment cachés, oubliés pour que seule apparaissent le rôle de victime de Staline.
De plus, siksatnam, analyse le sectarisme et la manipulation des mouvements trotskistes.
Les habits neufs de la IVème Internationale
Texte de siksatnam Publié le jeudi 25 septembre 2008 par http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article415
Le Parti communiste nen finit pas de mourir, le Parti socialiste nen finit pas de se déchirer et les partis trotskystes nen finissent pas de rêver et organiser la rupture politique avec la social-démocratie.
Les 13 et 14 septembre dernier, à la Fête de lHumanité, la présence dOlivier Besancenot (LCR) avivait les tensions.
Où les trotskystes veulent-ils aller ? Et dabord, qui sont-ils ?
La Ligue communiste révolutionnaire (trotskyste) réunissait sa « dernière » université dété du 23 au 27 août 2008 à Port Leucate, avant la fusion annoncée de la LCR au sein dun « Nouveau parti anticapitaliste ». Le 15 juin dernier, le Parti des travailleurs (trotskyste) avait fait de même pour rejoindre le Parti ouvrier indépendant.
Au sein de la classe ouvrière, le courant trotskyste a toujours occupé une place particulière, que ce mouvement actuel de recomposition illustre dune manière spécifique. Sagit-il dun renouveau ou dun enterrement ? Il est important de comprendre la stratégie des trotskystes pour mesurer ce que cachent ces changements de noms, à défaut de changements de pratique.
Léon Trotsky 1879-1940
Le trotskysme se définit dabord par rapport à la figure de Léon Trotsky (1879 - 1940) un compagnon de Lénine et lun des meneurs de la révolution bolchévique en Russie, mais aussi un révolutionnaire internationaliste, proche de Staline avant de sopposer à lui, dêtre expulsé dURSS et de mourir au Mexique assassiné par un agent stalinien. Avant cela, en exil en France de 1933 à 1935, Trotsky jeta les bases du courant politique qui porte son nom. Des militants favorables à sa doctrine ont créé dès 1930 la Ligue communiste, qui se propose le redressement de la IIIe Internationale fondée par Lénine en 1921, et à laquelle adhère le Parti communiste français. Mais cest au sein de la SFIO, affiliée à la IIe Internationale et ancêtre du PS, que militent principalement les trotskystes, avant de se constituer en Parti communiste international en 1936. Celui-ci devient le Parti ouvrier internationaliste (PCI) en 1938 et adhère à la IVe Internationale que vient de créer Léon Trotsky. La fondation de cette nouvelle internationale ouvrière marque également le début des scissions au sein du mouvement trotskyste, une maladie qui ne cessera plus de miner ce courant révolutionnaire.
Lutte ouvrière
En effet, en désaccord avec la ligne de la IVème Internationale, David Korner, alias Barta, fonde lUnion communiste internationale en 1938. Cette organisation, plus connue sous le nom de Lutte Ouvrière, le titre de son journal, voit son apogée en 1947, lors de la grève chez Renault qui provoque le départ des ministres communistes du gouvernement. En sommeil jusquen 1956, elle renait sous le vocable de Voie Ouvrière, sous légide de Robert Barcia, alias Hardy, qui propulse Arlette Laguiller candidate à la présidence de la République en 1974 et fait delle la porte-parole emblématique du mouvement jusquà aujourdhui. Robert Barcia, qui a commencé à militer du vivant de Trotsky, est le plus ancien dirigeant trotskyste français. (JPEG) Arlette Laguiller
Son organisation revendique 7'000 à 8'000 sympathisants, mais se concentre surtout sur un noyau de 1000 adhérents. La ligne ouvriériste exclusive est la particularité de Lutte Ouvrière, qui se méfie du « racolage » en direction des acteurs du « nouveau mouvement social » pratiqué par la LCR.
Cette rigidité doctrinale na pas empêché Lutte Ouvrière de passer des alliances électorales avec la LCR, qui conduisirent Arlette Laguiller au Parlement européen au côté dAlain Krivine en 1999. Doyenne des candidats à la présidentielle, elle sest présentée pour la 6ème fois en 2007 et a obtenu 1,33 % des suffrages au premier tour, soit 487'857 voix. Elle avait obtenu 5,72 % en 2002.
Mais lobjectif de Lutte Ouvrière reste la révolution : elle entend pour cela peser sur les conflits sociaux de façon à favoriser leur convergence jusquà développer un « front unique ouvrier ». La fidélité de Lutte Ouvrière à la doctrine de Trotsky est totale, suivant les cinq phases de laction révolutionnaire formulées par ce dernier : noyauter, organiser, déclencher, sanctuariser et propager la révolution.
Lutte Ouvrière nen est toujours quà la première phase, en particulier par le noyautage de sections CGT et FO. Ses militants sont présents chez Coca-Cola ou chez PSA, en particulier au sein de lusine dAulnay, où les trotskystes ont obligé les communistes « orthodoxes » à rejoindre SUD Solidaires pour échapper à la mainmise de Lutte Ouvrière. On les reconnaît à la distribution rituelle de leur « feuille de boite », un tract recto-verso qui comprend dun côté léditorial dArlette Laguiller et de lautre des brèves sur les luttes et des menaces plus ou moins explicites, mais toujours anonymes, à légard de tel ou tel cadre. Leur objectif est de dépasser les structures syndicales pour radicaliser le mouvement revendicatif et transformer la démarche protestataire en mouvement révolutionnaire.
Une fidélité révolutionnaire qui confine à la rigidité : Lutte Ouvrière sapprête à exclure 8 à 10 % de ses membres, réunis au sein de la minorité baptisée « LEtincelle », à cause de leur sympathie affichée pour le projet de Nouveau parti anticapitaliste dOlivier Besancenot. Pratiquant la purge plutôt que la réforme, lUnion communiste internationale doit sans doute sa longévité à son fonctionnement quasi sectaire.
La Ligue communiste révolutionnaire
Les héritiers de la IVème Internationale subsistent aujourdhui au sein de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qui vit ses derniers jours en attendant sa fusion avec le Nouveau parti anticapitaliste (NPA, nom provisoire) qui doit voir le jour en janvier 2009. Est-ce un reniement ou un virage tactique ? La LCR est, en effet, issue du Parti communiste international de 1946, qui tenta de réanimer en France la IVe Internationale après la seconde guerre mondiale. Mais en 1952, un grave débat agite la nébuleuse trotskyste : il sagit de savoir si lURSS est encore un État révolutionnaire, ou un État bourgeois dégénéré
Derrière la futilité de la question se cache la maladie de la scission : les trotskystes français sont exclus de la IVème Internationale, hormis le tout petit nombre de ceux qui suivent Pierre Franck et la ligne officielle de lorganisation dirigée par le successeur de Léon Trotsky, Michel Raptis, alias Pablo. Parmi eux, un jeune militant émerge : Alain Krivine. Propulsé candidat à la présidence de la République en 1969, celui qui nest quun animateur de Rouge, lhebdomadaire de la Ligue communiste, devient - pour 40 ans - le chef de file du Trotskysme le plus actif du paysage français.
Dissoute en 1973, la Ligue renait en 1975 sous son nom actuel de LCR. Alain Krivine va participer à tous les combats politiques et sociaux des dernières décennies. Il installe son mouvement dans une opposition de gauche à François Mitterrand à partir de 1983.
Mais cest surtout sa capacité à saisir lopportunité quoffre leffondrement de lURSS qui propulse la LCR sur le devant de la scène. Captant les attentes déçues dune partie de la jeunesse, des travailleurs précaires, des immigrés, la LCR multiplie les structures ad hoc, comme SOS Racisme, Droit au Logement ou Ras lFront, de façon à occuper le plus vaste espace de ce quelle appelle le « nouveau mouvement social ».
Cette orientation nexclut pas laction syndicale, au sein de la CGT, mais surtout de la CFDT, où ses militants, qualifiés de « moutons noirs » par Edmond Maire en 1988, sont définitivement chassés à la fin des années 80. Ils vont constituer le noyau des syndicats SUD au sein de lUnion syndicale solidaires à partir de 1989. On en trouve aussi au sein de la FSU. Leur objectif est de radicaliser les syndicats existants ou, à défaut, de soutenir les tendances révolutionnaires en leur sein. La capacité de la LCR à saisir les opportunités politiques que révèle une situation économique ou sociale dégradée, comme en 1995, explique sa mue actuelle, justifiée par son nouveau porte-parole Olivier Besancenot : il sagit de « changer déchelle, afin que nos idées (
) deviennent majoritaires dans les trois secteurs stratégiques à nos yeux : la jeunesse, les entreprises et les quartiers populaires
Nos solutions sont contradictoires avec léconomie de marché
Pour lalternative politique, nous voulons construire une gauche indépendante, qui ne sexcuse pas dêtre de gauche, dêtre anticapitaliste et de vouloir changer la société. » (Libération, mardi 26 août 2008).
Vers un Nouveau Parti Anticapitaliste
Dans ce but, la LCR compte bien exploiter au maximum les inquiétudes sociales et les mécontentements des salariés. Elle promet une rentrée sociale 2008 agitée, qui la positionnera comme le principal adversaire de la politique gouvernementale. Lenjeu est pour elle de séduire et convaincre une part importante de lopinion publique, de façon à lattirer vers le futur NPA. Cible prioritaire de cette stratégie : les militants du PCF et du syndicalisme de contestation (Solidaires, CGT), mais aussi des jeunes sans culture politique, que lappareil militant du NPA, constitué des trotskystes de la LCR, compte bien encadrer et former. Olivier Besancenot et son mentor Alain Krivine espèrent positionner le Trotskysme comme la seule alternative de gauche au social-libéralisme du PS et du MODEM, et au capital-libéralisme de lUMP. Au sein de la LCR, Olivier Besancenot est responsable de la commission « intervention dans les entreprises » et des relations avec le mouvement altermondialiste. Les effectifs du mouvement se situent entre 3000 et 4000 militants, avec un réseau de 8000 à 10 000 sympathisants, et un capital de 1,5 million de voix lors de lélection présidentielle de 2007.
De lOCI au Parti des travailleurs
La stratégie de fusion dun parti trotskyste au sein dun mouvement politique plus vaste a été pratiquée, bien avant le NPA, par le Parti communiste internationaliste, dernière des composantes du trotskysme hexagonal. Lors de la scission de 1952 avec la IVème Internationale, la majorité des trotskystes français est emmenée par Pierre Boussel, alias Lambert, qui transforme le PCI en Organisation communiste internationaliste (OCI) en 1965.
La stratégie de lOCI est typiquement trotskyste : infiltrer un appareil militant pour en prendre le contrôle, en y pénétrant des « taupes » selon la tactique « dentrisme » propre à ce mouvement. La branche jeune de lOCI, lAlliance des jeunes pour le socialisme (AJS), prend ainsi le contrôle de lUNEF et de la MNEF, sous la conduite de Jean-Christophe Cambadelis, alias Kostas. Mais cest surtout au sein de FO que lentrisme de lOCI se déploie : Pierre Lambert, salarié de la Sécurité Sociale et syndiqué FO, y place ou y recrute des militants, notamment chez les journalistes, ou à la Fédération des employés et cadres, où se trouve Marc Blondel, secrétaire général de FO de 1989 à 2004. Il applique aussi cette stratégie au sein de la FEN puis de la FSU, ou encore à la CGT. Lobjectif est de prendre la direction des syndicats et duvrer à la réunification CGT et FO sous la conduite de lOCI.
Mais la plus grande opération dentrisme de Lambert fut de placer auprès de François Mitterrand, Lionel Jospin, alias Michel, lorsque le PS cherchait un négociateur rompu à la dialectique pour négocier lunion de la gauche avec le PCF. Jospin cotisa à lOCI jusquen 1987. Lorganisation sétait alors diluée depuis 1985 dans le Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT), qui devient le Parti des travailleurs (PT) en 1991. Le mouvement connaît en 1986 une hémorragie de plus de 400 cadres, partis avec Jean-Christophe Cambadelis au PS. En retour, le PS lui offre un siège de sénateur. Pierre Lambert continue en solitaire son travail fractionniste ; il se montre actif au Grand Orient de France, dont un ancien Grand Maître, Fred Zeller, fut secrétaire de Léon Trotsky, ou à la Libre Pensée, que lorganisation continue de contrôler aujourdhui, et qui est maintenant présidée par Marc Blondel.
Décédé le 16 janvier 2008, Pierre Lambert avait transmis les rênes du PT à Daniel Gluckstein, éphémère candidat à la présidence de la République en 2002 avec 0,47 % des suffrages. En 2007, celui-ci met en selle Gérard Schivardi, qui nobtient que 0,34 %. Nullement découragés, les héritiers de Lambert dissolvent le PT en juin 2008 pour le fondre dans un nouveau Parti ouvrier indépendant (POI), dont Daniel Gluckstein et Gérard Schivardi sont secrétaires nationaux.
Cristallisation - organisation - mobilisation
Que conclure de cette manie des changements de sigles et de structures, associée à la culture de la clandestinité et du noyautage ? Les mouvements trotskystes restent de remarquables écoles de militantisme, ayant formé des générations de cadres actifs dans les syndicats et les partis politiques. Cet acquis nest remis en cause ni à la LCR ni chez les autres composantes du Trotskysme.
Lopération de rénovation lancée en juin par les Lambertistes avec le POI, ou prévue pour janvier 2009 à la LCR avec le NPA, sont des manuvres classiques de « cristallisation », un terme qui désigne chez les trotskystes le ralliement des esprits autour des idées révolutionnaires. Elle est progressive afin de ne pas heurter les esprits et se situe sur le plan de laction psychologique.
Cette étape doit être suivie de celle de « lorganisation » : cest la prise en mains des corps sociaux par la mise en place de véritables hiérarchies parallèles. Elle se situe principalement sur le terrain de la lutte sociale.
Enfin viendra la « mobilisation » : la création dun appareil de lutte plongeant ses racines dans les quartiers et les entreprises, avec des cellules militantes et des réseaux servant lorganisation dans sa confrontation avec le pouvoir.
Le fait que deux organisations trotskystes, dont les modes de raisonnement sont identiques, par delà les divergences de personnes, adoptent au même moment la même stratégie ne peut laisser indifférent. Cela signifie que le contexte économique et social est jugé propice à une prise de conscience politique, que le parti clandestin doit se charger déclairer pour faire émerger un vrai mouvement révolutionnaire.
Enfin, et cela doit être souligné, cette stratégie sinscrit pleinement dans les orientations définies par le XVème congrès mondial de la IVème Internationale en 2003 : « Notre objectif est de constituer des partis du prolétariat qui soient anticapitalistes, écologistes et féministes, soient larges, pluralistes et représentatifs
La lutte pour de tels partis passera par une série détapes, de tactiques et de formes organisationnelles qui seront spécifiques à chaque pays
Cela nécessite une représentativité reconnue dans la société (
) qui, grâce au suffrage universel, a des élu(e)s dans les assemblées sur le plan local, régional, national, (éventuellement) international (européen). » (Rôle et tâches de la IVème Internationale, Revue Imprecor, 2003).
Utopie ? Pas forcément, si lon en juge par lattitude des Verts, qui avec José Bové et Nicolas Hulot, tentent aujourdhui une opération similaire sous légide de Daniel Cohn-Bendit, un autre spécialiste de longue date de la rupture politique et de laction radicale.
Qui était Léon Trotsky ?
Léon Trotsky, de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein, naît en Ukraine en 1879. Il sengage très tôt dans les cercles révolutionnaires dobédience marxiste. Maintes fois arrêté et déporté, cest lors de lune de ses premières évasions, en 1902, quil adopte le pseudonyme de Trotsky.
Il part vivre en Europe où il retrouve Lénine, avec qui il dirige le journal Iskra. Quand la première guerre mondiale éclate, il passe en Suisse, puis vit en France de novembre 1914 à septembre 1916. Il écrit dans divers journaux, préconisant la lutte pour la paix. A lannonce de la révolution au mois davril 1917, il rejoint la Russie et adhère au parti bolchevik en août 1917. Le 7 novembre, cest lui qui dirige les opérations militaires lors de la prise de Petrograd.
Dans le premier gouvernement de Lénine, il occupe le ministère des Affaires Etrangères, tandis que Staline fait ses débuts au ministère des Nationalités. Lénine lui confie la mission de négocier le traité de paix germano-russe de Brest-Litovsk. Mais en désaccord avec lui sur la nécessité de faire la paix à tout prix, il refuse de signer le traité et démissionne.
Intellectuel aux vues très personnelles, Trotsky se révéle aussi un chef militaire brillant. En tant que commissaire à lArmée et à la Marine, il organise lArmée Rouge et dirige les troupes durant la guerre civile.
Cest lui qui instaure la peine de mort pour motifs politiques, conçut et mit en uvre léradication de la bourgeoisie « classe vouée à périr ». Cest lui qui met en place, dès 1918, à travers la Russie des camps de concentration destinés « aux éléments douteux » qui y sont systématiquement déportés. En août 1920, il demande la déportation en Sibérie des paysans du Kouban. Créateur et chef de lArmée Rouge, il décide le génocide de la Volga et planifie la liquidation en masse de groupes sociaux. Il dirige personnellement la persécution religieuse à Sviajsk, et réprime la révolte des marins de Kronstadt en mars 1921, faisant usage de gaz chimique (plus de 4500 marins et officiers tués). La guerre civile et la politique de terre brûlée génératrice de famines, son usage « industriel » de la terreur, les exécutions sommaires de masse quil mène, le rendent directement responsable de plus de 5 millions de morts entre 1918 et 1923.
Après la mort de Lénine en 1924, il entre en conflit avec Staline qui voit en lui un redoutable adversaire. Evincé du Bureau politique en octobre 1926 et du Parti en novembre 1927, il est expulsé du territoire soviétique en février 1929. Trotsky sinstalle en France de 1933 à 1935, puis à Mexico à partir de 1936. Il écrit et ne cesse de critiquer la politique de Staline, appelant de ses voeux la révolution mondiale. Sur ordre de Staline, le 20 août 1940, il est assassiné à coups de piolet dans sa retraite mexicaine.
I.S.T Voir en ligne: Institut Supérieur du Travail.