Le 2e procès de moscou, janvier 1937

De la fausse théorie au crime: reportage sur le procès du centre parallèle trotskiste antisoviétique”, Jules Humbert-Droz

Humbert-Droz, larbin journaleux reprend l'accusation de Vichinsky, autre larbin, et parle, sans aucune preuve, des renseignements fournis au Japon par Livchitz et Bogouslavski, selon Kniazev, un des délateurs de service. Ensuite, on devrait honnir Tourok, qui «se glorifie d'avoir à son actif 40 déraillements». Puis Rataitchak, «exemplaire le plus vil de cette collection de monstres», qui, grâce à Piatakov, a pu étendre ses sabotages, voler l'état et être «agent de l'espionnage allemand». Curieuse formule! Humbert-Droz profite alors de moquer le “Berner Tagwacht” (journal socialiste) qui prend cet «ennemi du peuple» pour un héros; sous entendu, les socialistes sont des social-traîtres en Suisse et soutiennent même les ennemis de l'URSS, «patrie des travailleurs».

Au tour de Piatakov d'être conspué, sans aucune preuve, son crime étant d'avoir trahi le peuple: «Le rapport d'activitié de Piatakov est bourré de faits précis, contrôlés, rapport de destruction systématique et savante des richesses et des énergies du peuple, de sabotage machiavélique de la volonté indomptable de Staline, du Parti et du pays de construire le socialisme.» C'est incroyable, et Jules Humbert-Droz ne le voit pas, mais ces accusations vont comme un gant à Staline!

Humbert-Droz
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