Le pacte germano-soviétique du 23 août 1939


En plus de l'échange de biens: l'Allemagne livrait des machines, des moteurs, des turbines, le matériel électriqu, tous ce que l'URSS était incapable de produire, l'Allemagne put reconstruire son armée de terre et de l'air grâce à l'Union soviétique.

La propagande sur les succès des plans quinquennaux servait à cacher leurs gigantesques fiascos.

A partir de 1930, l'URSS commença à acheter en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis d'Amérique.

Les bonnes relations économiques entre l'Allemagne nazie et l'URSS communiste perdura jusqu'en juin 1941.

Evidemment, ces bonnes relations furent tenues secrètes par les deux compères.

On peut se demander si la liquidation du DKP en 37 ne fut pas liée à la nécessité de liquider des témoins de ces bonnes relations d'état à état.

Le Komintern faisait partie de ce jeu de dupes.
Staline vitupérait sur les fascistes (jamais sur les nazis! et jusqu'à maintenant les Russes parlent des fascistes allemands, jamais des nazis).


GdL-11-11-40-Mol-Berlin

Le voyage à Berlin de M. Molotov est une confirmation de l'amitié germano-soviétique
Le comte Ciano assisterait aux entretiens
Formidable impression à Moscou


Tous les efforts faits par l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Moscou, Sir Samuel Cripps, pour amener un rapprochement entre Londres et Moscou semblent devoir être réduifs à néant.

Mototov est parti le 10 novembre

La Grande-Bretagne et la France, qui ont déclarés la guerre à l'Allemagne le 3 septembre, vont-elles déclarer la guerre aussi à l'URSS?
La visite de von Ribentropp, le 28 septembre, prouve la solidité de l'amitié germano-soviétique, ce qui détruit l'espoir que l'URSS rejoigne la Grande-Bretagne et la France, malgré les années de tentatives de leurs gouvernements. Rappel: la visite de Laval en 1935 avec signature d'un pacte.
D'autre part l'engagement de Staline a été reçu par Hitler.
Son discours dans lequel il fanfaronne,

Les pressions soviétiques sur l'Estonie ont atteint leurs objectifs

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Le passé d'une illusion - F. Furet
Livre de Poche - p. 337-347

paix de Brest mars 1918

Rappalo 1922

1926

Berlin

23 août 1939

http://www.fonjallaz.net/psg/URSS-pour-la-paix.html
http://www.fonjallaz.net/psg/pacte-fait-reculer-guerre.html
http://www.fonjallaz.net/psg/1939/LT-30-08-39-pacte1.html
http://www.fonjallaz.net/Communisme/Memo/Pologne/Staline%20assassine%20Pologne.html
http://www.fonjallaz.net/Communisme/N2/agression-sov-finlande/JdG-19-3-40-alliance.html
http://www.fonjallaz.net/psg/1939/LT-30-08-39-pacte2.html
http://www.fonjallaz.net/MLH/PCF-appel-10-juillet-1940.html
 

   Kautsky : << Dans ses textes des années trente, auxquels j'ai déjà fait référence, Kautsky compare sans complexe le communisme stalinien et le national-socialisme. Il va même jusqu'à dénier au premier l'avantage sur le second de l'intention bonne et de la visée émancipatrice : << Le but fondamental de Staline, dans tous les pays, n'est pas la destruction du capitalisme, mais la destruction de la démocratie et des organisations politiques et économiques des travailleurs. >> Dès lors, le communisme soviétique n'est pas seulement devenu comparable au national-socialisme ; il lui est presque identique. Même un auteur plus << à gauche >>, comme Otto Bauer, qui jette sur l'URSS un regard plus complaisant, écrit en 1936 que << la dictature du prolétariat y a pris la forme spécifique de la dictature totalitaire monopolistique du Parti communiste >>. Ainsi la définition proposée par le fondateur de l' <<Internationale 21&Mac218;2 >> emprunte-t-elle ses termes au vocabulaire du fascisme ; elle sous-entend que la spécificité du stalinisme dans la famille communiste tient à ce qui l'apparente aux dictatures << totalitaires >> de partis monopolistiques, c'est-à-dire à Mussolini et à Hitler.

 Le passé d'une illusion - F. Furet
Livre de Poche - p. 265-266


 


5. La classe des déclassés.



   Le troisième Reich valorisait l'origine aryenne, tout comme l'URSS a valorisé l'origine prolétarienne. La propagande soviétique n'a pas manqué de vouloir mettre en avant les preuves de l'origine non aryenne des dirigeants nazis. Ses efforts restèrent vains. Elle s'est efforcée de prouver l'origine prolétarienne de ses dirigeants. Sans plus de succès : malgré tous les efforts pour se présenter comme d'anciens prolétaires, la plupart des dirigeants n'ont jamais accompli le moindre travail manuel. (p. 117)

LA NOMENKLATURA
Les privilégiés
en URSS
Michael Voslensky

Révisionnisme de gauche


     "Le communisme, çà n'existe pas. Les communismes oui ! " C'est ce qu'affirme Serge Wolikow, historien coauteur du "Siècle des communismes". Le contre "Livre Noir du Communismes" risposte ainsi à l'oeuvre d'un autre auteur, Stéphane Courtois qui dénonce en 1997, l'aventure sanglante du système politique d'oppression que fut le communisme jusqu'à la chute du Mur. Non le communisme n'est jamais le même suivant les cultures et l'histoire constitutionnelle des pays qui l'ont adopté... Un communiste, Serge Wolikow ?


Marianne en ligne




 

réponses à Mr Wolikow :

La démocratie, çà n'existe pas [non plus]. Les démocraties oui ! TOUS les systèmes communistes sont strictement identiques : parti unique omnipotent, suppression des libertés, terreurs, polices politiques, faillites économiques, famines, ....ré-écriture de l'histoire.....Ce que l'on appelle communément communisme, c'est l'expérimentation ou l'application sur le domaine du réel de la théorie marxiste : les variantes en sont nombreuses puisque dictées par les interprétations de la Bible Rouge, par la nature de l'homme, par la nature tout court (météo), par la psychologie et le caractère du ou des chefs de la CLASSE dirigeante. Et dire que sans Wolikow, on ne se serait même pas rendu compte que tous ces pays, ces partis, ces hommes se réclamant du communisme se trompaient "à leur propre insu" ! Si selon le mot de (Churchill ?) « la démocratie est le pire des systèmes mais le moins mauvais que l'on ait trouvé » , le communisme est assurémment le pire des plus mauvais système que l'on ait trouvé !

 



"Le siècle des communismes", sous la direction de Michel Dreyfus, Bruno Groppo, Claudio Ingerflom, Roland Lew, Claude Pennetier, Bernard Pudal, Serge Wolikow. Editions de l'Atelier, 2000.

"Le Livre Noir du Communisme", Stéphane Courtois (coauteur). Editions Laffont,1997,rééditions Pocket,1999.



Communisme et fascisme



   Or cette complicité idéologique que Staline entretient avec les nazis  à tyravers la haine préférentielle des sociaux-démocrates recoupe des intérêts nationaux mutuels à l'époque bien établis, et destinés à durer : il y a belle lurette que la jeune Union soviétique entretient avec l'Allemagne des rapports étroits bien que largement secret, en matière économique et militaire. Depuis Rapallo, en 1922, ces rapports n'ont cessé de se multiplier : l'URSS trouve dans l'industrie allemande de quoi s'équiper ; et la Reichswehr se réarme clandestinement avec du matériel produit en Russie par des firmes allemandes. L'Armée rouge de son côté, renouant avec une ancienne tradition, reçoit une partie de sa formation d'instructeurs allemands. Cette collaboration jouit d'un accueil très favorable dans les cercles dirigeants allemands, qu'il s'agisse des officiers, des industriels, ou des diplomates, milieux que la tradition porte aisément à l'hostilité à l'égard de l'Occident : les députés conservateurs allemands au Reichstag se sont unis au Parti communiste pour voter contre le traité de Locarno et le plan Dawes. Ils méprisent les Russes, mais ils les craignent moins que jamais dans leur version bolchevique, qui sert leurs desseins. Ils ont été les soutiens le plus constants d'une politique étrangère prorusse. Et Staline leur est vite apparu moins comme un chef révolutionnaire que comme un dictateur national.

Le Passé d'une illusion - J.-F. Furet
Livre de Poche - p. 330-331

Hitler-Staline, les deux compères

L'image construite à dessein par les historiens socialo-communistes de Hitler a les caratérisitiques suivantes:

1) Hitler valet aux mains du grand capital allemand;
On gomme ainsi tous le discours anti-capitaliste (anti-ploutocrate selon le vocabulaire de l'époque), contre les grosses-nuques.

2) Hitler ennemi acharné des bolchéviques, qualifiés de judéo-bolchéviques.
On oublie que dans la lutte acharnée des nazis et des communistes contre les socialistes, leur ennemi commun, il y eut des alliances secrètes entre les deux partis.
Ainsi, le procès Dimtrov démontre des liens étanges entre les gouvernements nazis et soviétiques.

3) Mais cette lutte acharnée entre le NSDAP et le DKP n'eut peu ou pas de répercussions sur les relations entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique.

Depuis le Traité de Rappalo, les relations diplomatiques, économiques et militaires.
Le second traité de Rapallo fut signé en avril 1922 entre l'Allemagne et la Russie (huit mois avant l'apparition de l'URSS). Les deux pays renonçaient à toute réparation de guerre et renouaient des relations diplomatiques et économiques. Une clause secrète autorisait l'initiation en Russie d'officiers allemands aux armes interdites par le traité de Versailles.


Ainsi, quand Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933, le parti-état soviétique impose une famine qui sera mortelle pour des millions de Russes, d'Ukrainiens, de Kazakhs, etc.

A cette époque, il y avait de nombreux émmigrés allemands en URSS, à tel point que l'Allemagne y tenait un réseau de consulat.
La république allemande de la Volga.

Hitler était au courant de la famine par diverses sources, mais il se tut. Lui, le soi-disant ennemi acharné du judéo-bolchévisme et de son état, l'Union soviétique, aurait pu utiliser la famine pour démontrer l'imposture du paradis des travailleurs et disqualifier à a fois, l'URSS, le KDP et le Komintern, mais il se tut.

Même si en paroles et aussi en fait, la guerre civile espagnole, Hitler instigateur du pacte anti-komintern de 1936, toutes ses faits n'eurent pratiquement pas d'influence sur les échanges économiques entre l'Allemagne nazie et l'URSS.

En plus de l'échange de biens: l'Allemagne livrait des machines, des moteurs, des turbines, le matériel électriqu, tous ce que l'URSS était incapable de produire, l'Allemagne put reconstruire son armée de terre et de l'air grâce à l'Union soviétique.

La propagande sur les succès des plans quinquennaux servait à cacher leurs gigantesques fiascos.

A partir de 1930, l'URSS commença à acheter en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis d'Amérique.

Les bonnes relations économiques entre l'Allemagne nazie et l'URSS communiste perdura jusqu'en juin 1941.

Evidemment, ces bonnes relations furent tenues secrètes par les deux compères.

On peut se demander si la liquidation du DKP en 37 ne fut pas liée à la nécessité de liquider des témoins de ces bonnes relations d'état à état.

Le Komintern faisait partie de ce jeu de dupes.
Staline vitupérait sur les fascistes (jamais sur les nazis! et jusqu'à maintenant les Russes parlent des fascistes allemands, jamais des nazis).

Les “idiots utiles”, ceux qui croyaient, buvaient les paroles de l'URSS, refusaient les preuves de ces bonnes relations entre l'URSS et l'Allemagne nazie, de même que celles entre l'URSS et l'Italie fasciste.

N'ayant pas de relations si nécessaires pour la construction de son armée, Mussolini fut réellement un adversaire de l'Union soviétique. De plus, l'URSS stigmatisait la conquête de l'Abyssinie en 1936, osant se proclamer l'ennemi du colonialisme alors que l'URSS était un état colonialiste.

Parfois le jeu de dupe de l'URSS était dévoilé comme le fit Arthur Koestler, agent du Komintern, révélant des grèves fomentées par des syndicats de dockers, qui devaient s'interrrompre, pour recevoir ou charger des marchandises pour l'URSS.

L'URSS, la tromperie systématique sur tous les sujets.

Le Reich apporte son aide à Franco et se pose en champion de l'antibolchevisme
Le traité de Versailles interdisait à l'Allemagne d'avoir des troupes à l'ouest du Rhin.
Le pacte anti-Komintern signé en 1936 est un traité entre l'Allemagne et l'Empire du Japon

Occupant le Manchukuo depuis 1932, l'armée impériale japonaise se heurte aux Soviétiques sur les confins de la Sibérie et de la Mongolie. Cette tension permet à l'Allemagne anticommuniste de se rapprocher du Japon. Le 25 novembre 1936, ils signent le Pacte anti-Komintern:

Selon le texte public, cet accord est destiné à contrer la IIIe Internationale communiste.

Selon un protocole secret, les deux pays se prêtent secours (assistance militaire) si l'un des deux est attaqué par l'URSS.

Berlin insiste pour que l'Italie adhère à ce pacte. Mussolini signe ce traité un an plus tard, le 6 novembre 1937.La Hongrie y adhère au début de 1939 et l'Espagne de Franco y adhère à son tour le 27 mars 1939.

Le Pacte d'Acier est le pacte germano-italien signé en mai 1939 à Berlin par les ministres des affaires étrangères allemand et italien, c'est un pacte militaire offensif, qui scelle de manière officielle l'union des forces de l'Axe. Le 1er septembre suivant, l'Allemagne attaque la Pologne et déclenche la Seconde Guerre Mondial

23 août 1939, le pacte germano-soviétique

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Reichswehr
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Drapeau de la Reichswehr (1921-1935)

La Reichswehr, littéralement « force de défense du Reich », fut l'armée allemande de la république de Weimar, issue des clauses du traité de Versailles et limitée par celles-ci. Son nom apparu en mars 1919 fut officialisé en janvier 1921. Elle disparut avec la création de la Wehrmacht, en mars 1935. Les vainqueurs de novembre 1918, voulant une fois pour toute museler la puissance militaire allemande et lui ôter toutes velléités de revanche, imposent à la nouvelle armée des conditions draconiennes, mais garantes de la paix en Europe.

[modifier] De sévères restrictions…


[modifier] La Reichswehr

Parade de la Reichswehr dans la Wilhelmstrasse en 1932.

Manœuvre de la Reichswehr.

Manœuvre de la Reichswehr avec imitations de blindages.

Le traité de Versailles du 28 juin 1919 entend limiter fortement la puissance militaire d'une Allemagne qui pourrait se montrer revancharde. La limitation la plus célèbre est celle concernant le nombre de soldats de l'« Armée du Diktat » : 100 000 militaires au maximum doivent la composer (la Reichswehr provisoire au lendemain de la guerre compte 300 000 hommes, dont 40 000 officiers, deux fois plus que la Wehrmacht de 1939), militaires engagés bien évidemment (la conscription est interdite). La durée de l'engagement est de 25 ans pour les officiers, 12 ans pour les sous-officiers et hommes de troupe. Avec 80 à 90 000 candidatures par an, l'armée n'a aucun mal à recruter les 9 500 volontaires annuels autorisés. La sélection physique et morale n'en est que plus rigoureuse.

Les conditions se définissent selon deux principes : limitation, et interdiction.
Ainsi, pour l'armée de terre (Reichsheer), le matériel lourd et offensif est en général interdit. C'est le cas pour les mitrailleuses lourdes, l'artillerie lourde, et les blindés, armes offensives qui contribuèrent à la victoire alliée. Ces interdictions concernent la possession de tels armements, mais aussi l'étude, la construction et l'importation.

L’aviation

Le traité de Versailles impose à l'Allemagne la livraison de tous les engins aéronautiques : environ 15 000 appareils, 28 000 moteurs et 16 dirigeables sont livrés ou détruits. La construction et la dotation d'appareils aériens, de même que l'entraînement d'équipages, sont tout simplement interdits. Des limites dans les caractéristiques des appareils civils furent même prononcées, de 1922 à 1926. De grandes firmes aéronautiques allemandes fermèrent leurs portes ou s'exilèrent à l'étranger (Fokker, Gotha…).


[modifier] La Reichsmarine

La flotte de la Reichsmarine ne doit pas dépasser 100 000 tonnes, et le nombre de marins est limité à 15 000. Les cuirassés ne peuvent dépasser un tonnage de 10 000t, 6 000t pour les croiseurs, 600t pour les destroyers. Les engins submersibles (sous-marins) sont interdits, tout comme les porte-avions.


[modifier] …contournées de multiples façons

Le talent des dirigeants militaires allemands fut d'appliquer mille ruses pour contourner secrètement les clauses du traité, en grande partie pour préparer un renouveau de la puissance militaire.


[modifier] L’armée de terre

Dotés d'une armée réduite, les chefs militaires et théoriciens eurent tout le loisir de méditer longuement sur les causes de la défaite et du succès allié, de définir les erreurs, de tenter de les corriger par un entraînement plus moderne, s'appuyant sur les dernières théories militaires (Guderian par exemple sur le règlement anglais de 1927) et les exemples de la Grande Guerre (ex. l'attaque des chars de combat durant la bataille de Cambrai). Ainsi, les mémoires du général Hoffmann ont un titre évocateur : la Guerre des occasions perdues. Il y étudie les manœuvres manquées sur le front Est. Pour conjurer le souvenir du front statique en 1915-18, la priorité est accordée au mouvement, et une armée réduite permet la théorisation, l'entraînement et l'équipement de matériels et d'unités mobiles. Aussi sont développées les troupes mobiles : cavalerie (un tiers de la Reichswehr), montées sur bicyclettes ou motocyclettes, et plus encore, motorisées. Les camions accroissent leur nombre ; de simples voitures sont armées d'une mitrailleuse. Les manœuvres, fréquentes, confortent l'idée de mobilité et forgent une nouvelle théorie de la guerre. Quant aux chars d'assaut, ils sont tout simplement simulés par les tankattrappen, voitures bâchées de bois et de tissus. Les observateurs étrangers se gaussent de ces « détachements blindés », sans entrevoir la terrible menace qu'ils constituent pour le futur. Paradoxalement, l'armée allemande sait tirer les leçons de sa défaite, alors que les anciens alliés demeurent sur une conception surannée de la guerre moderne.
C'est bien le prototype de la Blitzkrieg qui se forge au cours de ces années.

Autre contournement des restrictions, les mitrailleuses, MG 13 puis MG 34 (mitrailleuse standard de la Wehrmacht), sont effectivement des mitrailleuses légères, servies par un seul homme et dotées d'un bipied. Mais les ingénieurs ont prévu secrètement la possibilité (plus tard utilisée) de poser la mitrailleuse sur un trépied lourd, donnant une assise permettant un feu nourri. La MG 34 est ainsi aisément convertible en mitrailleuse lourde.

La Reichswehr profite encore de ses faibles effectifs pour devenir, sinon une armée d'élite, du moins une pépinière de cadres prêts à encadrer, le cas échéant, une armée plus nombreuse. Ainsi, l’« Armée du Diktat » est composée de 4 000 officiers. Mais plus de la moitié des effectifs est composée de sous-officiers et caporaux ! (sachant de plus que chacun reçoit une instruction supérieure à son grade). Si la Kriegsakademie est supprimée, l'état-major général (Truppenamt) de von Seekt (chef de la Reichwehr jusqu'en 1927) va s'employer à fournir aux 4 000 officiers une instruction militaire très poussée.

Interdites sur le sol allemand, les recherches se développent clandestinement à l'étranger : parallèlement au traité de Rapallo (16 avril 1922) sont signés différents accords militaires secrets entre l'URSS et l'Allemagne (commencés en 1919 mais aboutissant en 1921-1922, ils disparaitront avec l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir). Contre l'appui technique des ingénieurs Allemands, les Soviétiques leur permettent de contourner le Traité de Versailles (1919) ; les Allemands peuvent en effet concevoir et tester des armes qui leur sont normalement interdites, sur le sol russe (de 1924 à 1932) :

* des usines sont créées : plusieurs firmes allemandes (Krupp Ag, Rheinmetall-Borsig, Daimler…) créent ainsi des prototypes de chars d'assaut, testés sur le sol russe. Camouflés sous des noms anodins, les Grosstraktor I, II, III et leichte traktor vont paver la voie aux futurs Panzers : le Pz I est ainsi rapidement crée en 1934.
* Kama (près de Kazan) devient un lieu d'entrainement pour les tanks
* Lipetsk permet de développer une aviation de combat moderne
* Saratov sert de zone de test pour les gaz de combat



Enfin, si l'armée est limitée à 100 000 hommes, le nombre de civils recevant plus ou moins une formation paramilitaire est bien supérieur. Ils forment ce qu'on appelle la « Reichswehr noire ». Il s'agit tout d'abord des anciens combattants de la Grande Guerre. Réunis dans de nombreuses associations d'anciens combattants, ils constituent une réserve évidente de combattants potentiels déjà entraînés, souvent mus d'idées de revanche. La plus importante est l'association des « Casques d'acier » (Stahlhelm, Bund der Frontsoldaten, 1918-1935), qui compte 500 000 membres en 1930. Elle cultive le culte de l'armée allemande, et possède de forts aspects paramilitaires, dont l'uniforme. Sa branche des Jeunes casques d'acier initie même de jeunes adultes ou adolescents aux manœuvres guerrières.

Autres vétérans, passionnés de vie militaire et de combat, ceux des Freikorps, des corps-francs qui combattent en particulier dans les pays Baltes en 1919-1923, et qui, par conséquent, ont accru le potentiel militaire de ces années, n'ayant pas d'existence administrative propre. De nombreux soldats des Freikorps rejoindront la Reichswehr.

Les formations paramilitaires politisées sont très nombreuses dans la République. C'est le cas des SA du Parti national-socialiste, et dans une moindre mesure, de la garde personnelle d'Hitler, la SS. Ces sections d'assaut, dirigées par le capitaine de la Reichswehr Ernst Röhm, atteignent à la veille de la Nuit des Longs Couteaux (1934) l'effectif de près de 4,5 millions d'hommes, par l'incorporation des anciens combattants (effectifs d'une division en 1924). Quant aux Jeunesses hitlériennes, elles suivent elles-aussi un entraînement paramilitaire, et le NSKK entraîne au maniement du matériel motorisé.


[modifier] L’aviation

Si certaines firmes s'expatrient d'Allemagne dans les années vingt, d'autres se créent et fourniront la future Luftwaffe : Junkers en 1920, Heinkel et Dornier (créée par un Français exilé) en 1922, Focke-Wulf en 1924.
La Deutsche Lufthansa (1926) civile se dote d'une flotte importante, moderne, et forme de nombreux pilotes qui voleront plus tard dans l'armée de l'air. Les matériels, moteurs en particulier, font l'objet d'études poussées. Certains appareils, tout en ayant un usage civil, sont développés pour être aisément convertibles en avions militaires, de reconnaissance ou de bombardement. C'est le cas du Ju 52, qui forme les trois quarts de la Lufthansa au début des années trente et qui restera en service dans la Luftwaffe jusqu'en 1945.

D'autres appareils militaires sont conçus à l'étranger (en URSS essentiellement, à Lipetsk, où de nombreux pilotes s'entraînent), ou demeurent à l'état de plans dans les cartons des firmes allemandes.

Von Seeckt va développer un état-major secret pour l'aviation dans les bureaux de la Reichswehr (Truppenamt), avec d'anciens officiers pilotes, et va favoriser l'entraînement de pilotes, dans la Lufthansa, à l'étranger, ou dans les écoles civiles de pilotage. En effet, les écoles de vol à voile, sport aérien autorisé, sont très nombreuses et la plus grande, la Deutscher Luftsportverband, compte en 1930 (dix ans après sa création) 50 000 membres ! Le sport aérien fut un des sports les plus en vogue de l'Allemagne de Weimar…


[modifier] La Reichsmarine

Là encore, la marine utilise les deux stratagèmes pour passer outre le traité de Versailles : jouer un jeu truqué, et créer en secret.

Dès 1922, la Reichsmarine entreprend un effort de rénovation. De nouveaux plans stratégiques sont élaborés, les constructions récentes mettent l'accent sur la qualité des nouveaux bâtiments. Des croiseurs légers à capacité océanique sont construits. Surtout, trois cuirassés (panzerschiffe) sont construits selon les normes limitatives, mais leurs capacités guerrières sont considérablement accrues : vitesse inégalée, et surtout fort armement de 6 pièces de 280 mm qui surclasse les croiseurs lourds et leurs 203 mm. Ces « cuirassés de poche », le Deutschland, l’Admiral Scheer et surtout l’Admiral Graf Spee feront parler d'eux au cours de la Seconde Guerre mondiale.

À côté des navires de surface, 8 sous-marins provenant de plans d'étude allemands seront construits en Espagne, Finlande et Pays-Bas. Ils serviront de banc d'essai pour les futurs U-Boot.


[modifier] Conclusion

Lorsque la Wehrmacht naît en 1935, elle a derrière elle quinze années d'expériences, d'expérimentations, d'entraînements. L'essentiel de ses cadres et tous ses futurs généraux sont en place. Ses soldats maîtrisent déjà les conceptions les plus innovantes - et offensives - de la guerre moderne.


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