Sous le casque d'acier: six semaines avec Hitler et les bolchéviks

Maurice Laporte

Redier Editeur, Paris, 1931, BDG Sm 2693

Préface de Maurice Constantin-Weyer

Maurice Laporte publie le résultat de son voyage en Allemagne avec le but de sensibiliser les Français à l'intense armement de l'Allemagne qui a su déjouer les limitations des traités de paix. Ce remilitarisation a été rendue possible par la collaboration de l'URSS pour la fabrication d'avions, de sous-marins et de navires.

Au cours de son enquête, Laporte entre en relation avec un tchékiste de l'ambassade soviétique de Berlin. Contre 5000 marks, ce fonctionnaire du Guépéou lui propose un film avec un document signé Adolphe, preuve que le leader nazi aurait reçu des fonds de Staline. Par divers contact, Laporte recueille divers témoignages concordants confirmant les contacts entre nazis et communistes dont une réunion tenue le 16 juillet 1930, à la villa Reiter, 55 Burgerstrasse à Partenkirchen.

Que sont devenus les émissaires de Staline comme Goldenstein, Kulk, Kistrakovsky et l'auteur du rapport, etc. ?

page 308. L'avant-veille un orage avait éclaté sur le Parti National Socialiste. La collusion Hitler-Staline était révélée par toute la presse indépendante, la seule qui peut encore, si c'est possible, sauver l'Allemagne du déshonneur et du crime : J'ai compris d'où venait le coup. Les documents de mon tchékiste commençait à faire leur effet. C'est peut-être leur publication, à la minute opportune, qui a empêché Hitler d'enlever le lendemain les deux tiers des sièges du Reichstag.

Page 309

Ce n'est que partie remise. Ces documents, je les publie à la fin de cet ouvrage. Quelles valeurs ont-ils? Hitler dément s'être jamais rencontré avec les représentants de Moscou et déclare que la source des revenus de son Parti est pure. Ses affirmations, il les appuie d'une plainte devant les tribunaux contre les journaux qui ont ouvert leurs colonnes à ce qu'il prétend être des faux.

page 315 ANNEXE

Les documents qui tendent à prouver que la collusion Staline-Hitler est plus sérieuse que ce dernier veut bien le dire sont au nombre de sept (procès-verbaux de réunions, programmes communs, pièces comptables, etc.").

Nous donnons ci-dessous les quatre principaux.

Le dernier surtout est important. Il confirme tellement les témoignages - publiés d'autre part - que nous avons recueillis !

(ORIGINAL EN RUSSE}

copie A. Ak.

Le 10 juin 1930, nous soussignés, commerçant David Bartis (Riga Zella Jefa, 23) et journaliste Anastas Vitochitch (Belgrade, Kral.) certifions que le journaliste Casimir Tibor (Moscou, Tversjaïa, 29), personnellement connu de nous, a dressé un procès verbal de la transmission par M. Tibor d'une somme d'argent et a identifié la personnalité du receveur de cette somme.

Page 316

Sur la demande catégorique de la « personne », nous n'avons pas assisté à la transmission de la somme, mais en nous trouvant dans une chambre voisine (numéro 5), nous avons entendu toutes les conversations entre Tibor et la « personne », de même que les protestations de cette dernière contre la formule du récépissé.

Sortis dans Ie corridor de l'hôtel, où nous sommes restés jusqu'à la sortie de la « personne » de la chambre numéro 4, nous l'avons rencontrée, l'avons bien vue et avons reconnu en cette personne Adolf Hitler, bien connu que nous avons vu à plusieurs reprises â Munich.
Salzburg. 10 juillet 1930, 12 heures 35 minutes. Signé : D. BARTIS, A. VITOCHITCH

Au camarade Gurfinkel
(ORIGINAL EN ALLEMAND)
«200 pièces (deux cents) reçues.
Salzburg, le 10 juin 1930.
ADOLF
[NDLR: 200 pièces sont 200'000 dollars]

page 318

En résultats des pourparlers que nous avons menés en juin-juillet de l'année courante a eu lieu notre entrevue définitive avec les délégués plénipotentiaires d'Ad. à Marmisch-Partenkirchen, villa «Reiter», bergers. 55, le 16 juillet. Nous n'avons appris le lieu et la date que le 15 juillet à 10 heures, et nos hommes, par conséquent, n'ont pu arriver à l'endroit indiqué que le 15 au soir. La villa fut prise sous la surveillance à partir de 20 heures, le 15 juillet. On a dû se borner aux mesures de surveillance extérieure, car il ne paraissait pas possible de pénétrer dans la villa quelques temps avant l'entrevue, à cause du minutieux contrôle établi par les hommes de l'autre partie.

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Laporte cite une lettre de Staline à Thaelmann dans laquelle il insinue qu'il faut faire un "bout de chemin" avec les nationalistes ?

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