La pacte germano-soviétique du 23 août 1939
Camarade stalinien, que te faut-il encore pour ouvrir les yeux?
Emile-Paul Graber stigmatise ses camarades staliniens dès que la nouvelle de l'agression de l'URSS par l'Allemagne nazie est confirmée. .
Le Peuple du mardi 24 juin 1941
«En août 1939, quand l'URSS signa avec le Reich le fameux pacte qui fut le prélude même de la guerre qui surgit aussitôt, nous avons accusé Staline et les communistes d'avoir trahi la paix et les démocraties et de s'être mis au service de ceux qu'ils avaient juré de détruire. § Quand l'URSS attaqua la Pologne, puis la Finlande, puis les pays baltes, nous l'avons accusé de trahir les principes que Lénine lui-même avait formulé et respectés sur l'indépendance des petites nations et de lancer dans la voie du plus redoutable des impérialisme. § En tout cela nous avons accusé Staline de ne plus suivre une ligne socialiste, pas même communiste au sens léniniste. Nous l'avions accusé d'avoir la lourde responsabilé du déclenchement de la guerre et d'avoir mis en péril non seulement la paix mais encore les démocraties et même le régime soviétique.»
Graber connaissait personnellement Lénine, simple militant du parti socialiste suisse, et s'il dénonce la trahison de Staline, il sert le fossoyeur du printemps démocratique de Russie. Et cela n'empêchera pas le PSS d'accueillir en son sein, Jules Humbert-Droz, cheval de Troie de Moscou, dont l'apparente rupture avec son maître fut une opération réussie du KGB.