La rupture unilatérale le 21 juin 1941 du pacte germano-soviétique du 23 août 1939
De même que la signature fut un drame majeur du XXe siècle, sa rupture provoquée par l'agression allemande commencée dans la nuit du 21 au 22 juin 1941, cette fin entraîna une série de tragédies qui aboutirent à la destruction du IIIe Reich.
Le 21 juin 1941 entraîna un nouveau retournement de veste du Komintern. Ceux-là mêmes qui se comportaient avec une complaisance très bienveillante pour l'Allemagne nazie qu'ils combattaient jusqu'en août 1939, oublièrent leur collaboration avec Hitler. A la libération de la France, de l'Italie et d'autres pays, les communistes organisèrent des campagnes de terrorisme intellectuel avec élimination physique de ceux qui rappelèrent cette période durant laquelle les staliniens furent les collabos de la première heure.
La signature du pacte entre Hitler et Staline, tout comme sa rupture unilatérale fut le signal de nouveaux déchirements, de trahisons et de règlements de compte dans la gauche. En Suisse, l'agression allemande contre l'URSS diminua le risque d'une invasion sans l'exclure: le front de l'Est n'empêcha les opérations contre la Grèce, la Serbie et la campagne de l'Afrika Korp, preuve que l'Allemagne pouvait dépoyer des forces importantes sur des fronts secondaires.
![]() |
Camarade stalinien, que te faut-il encore pour ouvrir les yeux? Emile-Paul Graber stigmatise ses camarades staliniens dès que la nouvelle de l'agression de l'URSS par l'Allemagne nazie est confirmée. Son article dans le journal socialiste rappelle toutes les critiques aux Nicolistes de la Fédération socialiste suisse et aux communistes y adhérents. Le Peuple du mardi 24 juin 1941 |