Le nazisme, mal absolu du XXe siècle?

Une façon perverse d'utiliser le nazisme consiste à en faire le mal absolu du XXe siècle, ce qui est loin d'être le cas, hélas. En fait, le XXe siècle a été celui de l'horreur du socialisme bolchevik et pour dissimuler cette triste réalité, on "oublie" ou on fait semblant d'ignorer que:
- la soi-disante "révolution d'octobre" était un coup d'état effectué par Lénine, dirigeant de la fraction dite majoritaire (bolchevique) du parti social-démocrate ouvrier russe, contre le gouvernement de la fraction dite minoritaire (menchevique) du parti social-démocrate ouvrier russe. En étouffant l'Assemblée constituante, Lénine fut le fossoyeur du printemps démocratique de 1917.
- Bénito Mussolini a été jusqu'en 1915 un important dirigeant du parti socialiste italien.
- Si Hitler et son parti, le parti national socialiste ouvrier allemand (NSDAP) arrivèrent au pouvoir en 1933, c'est dans le but non dissimulé de lutter contre le parlementarisme dit bourgeois et le capitalisme. Dès qu'il fut chancelier, usant de coup fourrés et d'agressions, il assassinât la démocratie parlementaire en faisant interdire successivement les partis chrétien, nationaliste, socialiste et évidemment communiste.

Le concept de totalitarisme a été forgé pour dissimuler que ces trois régimes, l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste et l'URSS avaient fondamentalement une idéologie socialiste: un état tout puissant contrôlant tous les aspects de la vie des individus transformés en moutons bêlants, avilis et terrorisés. En fait, malgré ses rotomntades, l'Italie fasciste n'a jamais été un état totalitaire selon Raymond Aron et d'autres.

Journal de Genève 22 juin 1932
Journal de Genève 28 juin 1932

L'infernale bestialité du fascisme hitlérien, diversion sur l'infernale bestialité du bolchévisme de Lénine et Staline?

fascisme fascisme
“Le Travail” 30 mai 1936
Organe du Parti socialiste genevois

Par contre “Les 3 procès de Moscou” étaient normaux, quant à la Grande terreur, silence total!


Les victimes "oubliées" du nazisme

Au fil du temps, les victimes non juives du nazisme sont carrément rayées de la mémoire collective. Cette opération a comme conséquence de restreindre le nazisme à une idéologie raciste en oubliant qu'elle fut aussi anti-démocratique, négation des Droits de l'Homme et anti-chrétienne.


Communisme = nazisme ?

Hitler et son régime ont été enfin détruit en avril 1945, mais Staline put continuer le sien qui ne s'écroulat seulement qu'en 1991.Pendant des décennies, toute allusion au fait que beaucoup de faits rapprochent le nazisme et le communisme plus que ne les séparent était sacrilège. Ceux qui osaient l'écrire étaient bannis et dans certains cas emprisonnés pour négationnisme, révisionnisme ou autres! Depuis peu, Stéphane Courtois affirme que "le communisme égale nazisme est enfin admis". En réalité, le communisme est plus dangereux, car il promet le paradis aux prolétaires (l'enfer pour les autres, mais cela on l'oublie!), paradis qu'il n'a jamais pu créer. Les partisans du communisme se sentant floués tentent de se révolter, le pouvoir pris, mais dans un régime communiste, l'appareil répressif broie toute vélléité de révolte, comme le fit Lénine dès 1918. Cette dissimulation de l'horreur qu'il engendre immanquablement sous des "beaux sentiments" le rend donc plus nocif!

Si le livre de Hitler “Mein Kampf” est justement bani, les organisations et individus se réclamant du national-socialisme pourchassés, les marxistes non seulement ne sont pas combattus, mais l'oeuvre de Karl Marx est encore encensée et utilisée dans des universités. Pourtant, le Manifeste communiste de 1848 a été le guide de Lénine, de Staline et d'autres criminels communistes alors qu'elle prônait la destruction violente des classes dites exploiteuses!

Croire et détruire: Les intellectuels dans la machine de guerre SS

Christian Ingrao

Fayard (2010)

Dans “Le Figaro” du 14 octobre 2010, Paul-François Paoli présente l'ouvrage d'Ingrao sous le titre “La mort était leur métier”, repris d'un livre de Robert Merle: “La Mort est mon métier”, Gallimard, coll. Folio, 1952. Résumé: «Nazisme: Christian Ingrao retrace l'itinéraire de plusieurs dizaines d'intellectuels sur le rôle prépondérant de l'idéologie dans le phénomène génocidaire». Christian Ingrao est présenté comme l'actuel directeur de l'Institut de l'Histoire du Temps Présent (IHTP).

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