In memoriam 1989-2009
Le «mur de Berlin»: de la Mer Baltique à la Mer Noire

Malgré les belles paroles de Nikita Khrouchtchev au XXe Congrès du PCUS, sa déstalinisation n'empêche pas l'invasion de la Hongrie en 1956, le maintien de la répression, de l'exploitation des pays frères et des républiques soviétiques ainsi que de l'impérialisme soviétique.

Le «mur de Berlin»: de la Mer Baltique à la Mer Noire
Et pour limiter les passages à l'ouest par des imbéciles qui fuient le paradis des travailleurs, Moscou ordonne la construction d'un mur érigé avec les moyens sophistiqués de l'époque: kilomètres de barbelés, longs murs en béton, miradors et chiens policiers, de la Baltique à la Mer Noire: encore une agravation dans la guerre froide et un renforcement du rideau de fer érigé par Staline.
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Combien le mur a-t-il coûté?
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Quel est le bon côté du mur?
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Le Mur de Berlin (en allemand Berliner Mauer) a été érigé en plein Berlin pendant la nuit du 12 au 13 août 1961.Dans sa partie séparant les deux Allemagnes, il s'agit d'un dispositif défensif comportant deux murs de 3,6 mètres de haut avec chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d'alarme, 14'000 gardes, 600 chiens et des kilomètres de barbelés.
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Les réactions de l'occident, des Etats-Unis et de l'OTAN: des paroles
Comme pour la répression de Berlin en 1953, de la Hongrie en 1956 et celle du «printemps de Prague»
Deux ans plus tard, Kennedy dit Ich bin ein Berliner les quelques jours qu'il a passés à Berlin, puis il est rentré à la maison
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La chute du mur, début de la chute du bloc communiste en Europe
Le 9 novembre 1989, des Berlinois entament la destruction du Mur par tous les moyens (pioche, marteau, etc). Devant la passivité de Gorbatchov, par cette ouverture s'engouffrent des milliers de personnes des démocraties populaires de l'est, le phénomène se poursuit comme dans le naufrage du Titanic.
Le mur: combien de victimes
Selon Wikipédia: Les premières balles mortelles sont tirées par la police de la route le 24 août 1961 sur Günter Litfin (24 ans) près de la gare de Friedrichstraße, onze jours après la fermeture de la frontière, au cours d'une tentative d'évasion. Le 17 août 1962, Peter Fechter (18 ans) perd tout son sang sur la « piste de la mort ». En 1966, deux enfants de 10 et 13 ans sont abattus par au total quarante balles. Chris Gueffroy est la dernière victime du Mur, le 6 février 1989.
Le nombre exact des victimes du Mur fait l'objet de controverses il est en effet difficile à évaluer car les nouvelles victimes étaient passées sous silence en RDA. D'après des recherches de la collectivité berlinoise de travailleurs « Collectif du 13 août », 1'135 personnes y ont laissé la vie. La Staatsanwaltschaft (bureau du Procureur général) de Berlin en a dénombré 270 où on a pu démontrer un acte de violence de la RDA. Le Zentrale Ermittlungsgruppe für Regierungs- und Vereinigungskriminalität (Groupe de recherches central sur la criminalité du gouvernement et de la réunification) ne recense que 421 morts susceptibles d'être imputées aux forces armées de la RDA.
Des estimations parlent de 75'000 hommes et femmes condamnés jusqu'à deux ans de prison en tant que « déserteurs de la république ». La peine dépassait en général cinq ans si le fugitif dégradait les installations frontalières, était armé, soldat ou détenteur de secrets.
Les soldats à la frontière est-allemande avaient l'«ordre de tirer», c'est-à-dire l'obligation d'empêcher les tentatives d'évasion par tous les moyens, même au risque de la mort du fugitif. Pour cela, le chef d'Etat est-allemand, Erich Honecker, sera jugé et condamné pour la mort de quelques uns de ceux qui ont payé de leur vie leur tentative.
Le procès des soldats-tireurs
Selon Wikipédia: Une série de procès a duré jusqu'au printemps 2004 pour savoir qui portait la responsabilité juridique d'avoir donné l'ordre de tirer sur les fugitifs. Parmi les accusés figuraient entre autres le président du Conseil d'État Erich Honecker, son successeur Egon Krenz, les membres du Conseil national de défense Erich Mielke, Willi Stoph, Heinz Keßler, Fritz Streletz et Hans Albrecht, le chef du SED pour le district de Suhl et quelques généraux comme Klaus-Dieter Baumgarten, général de corps d'armée commandant les troupes frontalières de 1979 à 1990. Ce procès a suscité une vive controverse en Allemagne, bon nombre d'accusés faisant valoir que leurs actes, à l'époque, ne constituaient pas des crimes au regard du droit est-allemand. Ils accusent les tribunaux actuels de pratiquer la « justice des vainqueurs ».
Les tireurs exécutants étaient recrutés en grande partie dans la NVA (Armée nationale populaire) ou dans les troupes frontalières. Parmi les accusés, 35 furent acquittés, 44 condamnés avec sursis et mise à l'épreuve et 11 à une peine ferme: entre autres Albrecht, Streletz, Keßler et Baumgarten (de quatre ans et demi à six ans et demi de prison). Le dernier dirigeant communiste de la RDA, Egon Krenz, a été condamné en 1997 à une peine de six ans et demi de prison pour la mort de quatre personnes le long du Mur de Berlin dans les années 1980. En août 2004, le tribunal de Berlin condamne deux ex-membres du Politbüro avec sursis et mise à l'épreuve. Le dernier procès des tireurs du Mur se termine par une condamnation le 9 novembre 2004, quinze ans jour pour jour après la chute du Mur de Berlin.
Derrière « bilan globalement positif » de Marchais, la chute du Mur. Durant le forum organisé par Libération à Lyon, Quand les élus communistes français regardaient le mur tomber
Bibliographie
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La chute du mur, 1969-2009 Mathilde Aycard & Pierre Vallaud Les dossiers de la guerre froide, Acropole |
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20 ans après la chute du mur Pierre Verluise LEurope recomposée, Choiseul |