L'URSS attaque la Finlande, le 30 novembre 1939, sans même lui avoir déclaré la guerre ...
Finlande: 4 millions d'habitants; URSS: 170 millions d'habitants!


Décembre 1939 et janvier 1940: les 9 divisions finlandaises infligent, défaites sur défaites, aux 180 divisions soviétiques

La bataille de Tolwajaervi

Le 6 décembre, les Russes commencèrent leur offensive contre Tolwajaervi après une forte préparation d'artillerie. Le 10, des renforts finlandais arrivèrent et il y eut un certain nombre d'escarmouches. Puis les Finlandais exécutèrent un mouvement tournant et attaquèrent , le 14 décembre, pour reprendre le pont commandant l'isthme de Tolwajaervi. Les Rouges eurent le temps de fortifier le pont et d'installer avec de l'artillerie et des mitrailleuses. Après une préparation d'artillerie, les Finlandais lancèrent un détachement de 38 hommes, 30 furent tués, mais les huit survivants réussirent à détruire les nids de mitrailleuses et à reprendre le pont. Les 13 et 14 décembre, de violentes attaques eurent lieu et les Finlandais reprirent pied à peid l'isthme tandis ques les Soviets se retiraient.

Le 21 décembre, les Rouges envoyèrent une division fraîche que les Finlandais écrasèrent. Le 24, après avoir le village de Aglaervi, les Finlandais conquirent la position de Aillajoki, à l'est de Aglaervi, repoussèrent ainsi les bolcheviks de 30 km et occupèrent une position stratégique de premier ordre.

Journal de Genève, 3 janvier 1940

Partout les Rouges sont repoussés

L'Ile d'Oesel bombardée par un "Savoia"
Helsinki, 4 janvier: L'Ile d'Oesel bombardée par un "Savoia": un pilote italien engagé volontaire en Finlande a fait un raid hier soir sur l'île estonienne d'Oesel, à bord d'un "Savoia" dont les autres occupants étaient des Finlandais.

La France doit aider les Finlandais et rompre avec l'URSS
“Après avoir mis en lumière les victoires finlandaises et après avoir dit que la partie semble perdue pour l'URSS jusqu'aux premiers beaux jours, il insiste sur la nécessité de ne pas laisser l'héroïsme finlandais succomber ultérieurerement sous le nombre”.

L'oeil de Moscou en Suède
Le président du Comité finlandais en Suède a accusé violemment les communistes suédois, de se livrer à une intense propagande soviétique au nord de la Suède. Ces accusations furent confirmées par une haute policière suédoise qui déclara que tout le parti communiste opérant dans le nord du pays n'est qu'une vaste organisation d'espionnage au profit de l'URSS.

Les merveilleux armements soviétiques
Le président du Soviet suprême a décerné à Vassili Degriarev le titre de “héros du travail socialiste”, avec l'ordre de Lénine avec 50'000 roubles (500 mois de salaires d'un ouvrier) pour la construction d'un nouveau modèle d'armement pour l'armée rouge.

Journal de Genève, 6 janvier 1940

La résistance de la Finlande
Un communiqué finlandais du 6 janvier 1940.

La France doit rompre avec l'URSS
“Dans un article très remarqué, le Temps réclame une fois de plus samedi soir avec énergie la rupture avec l'URSS. "Les valeurs morales que nous défendons, écrit-il, Moscou les combat. Les peuples dont la liberté nous importe autant que la nôtre, Moscou les asservit ou cherche à les asservir. Le droit des nations, la foi jurée des traités, jusquà cette pudeur élémentaire qui s'oppose d'elle-même aux abus de la force et aux excès de la violence. Moscou les bafoue, aors que nous npavons pas hésité à subir une guerre pour en imposer le respect… Pourquoi, dans ces conditions, s'obstiner à une fiction que l'èvidence fait apparaître comme un mensonge?

La conclusion de l'article du Temps:

“Chacun dans son camp, chacun à sa place, pour ou contre le droit, pour ou contre la morale internationale, pour ou contre la liberté. Les amis de nos ennemis, les ennemis de nos amis, ne sont pas nos amis. La Russie rouge, dans l'immense conflit qui oppose la civilisation à la barbarie, a revendiqué sa pleine liberté et en use. Qu'attendons-nous pour reprendre la nôtre?

Troubles en URSS?
On signale de Poti (géorgie) que des troublles se sont produits dans plusieurs endroits de l'URSS, notamment au Caucase, au Kouban et en Ukriane méridionale. Autant les dirigeants communistes chantaient louanges à la victoire de l'armée rouge en Pologne, autant ils passaient sous silence les défaites en Finlande. Mais, ne parvenant pas à dissimuler l'existence de cette guerre, ils s'efforcent de réduire son importance.

Journal de Genève, 7 janvier 1940

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