NEO-COMMUNISME
Faire de la propagande marxiste en vantant les réussites des états socialistes, en louant les films de l'URSS, en racontant le bonheur de vivre dans une démocratie populaire, c'est devenu mission impossible tant la triste réalité de ces pays dynamite l'image qu'ils veulent imposer d'eux-mêmes. Alors, l'agit-prop marxiste se focalise sur un ennemi évidemment diabolique, les Etats-Unis d'Amérique.
Une autre forme de crypto-communisme souvent de tendance maoïste ou trotskiste, c'est le tiers-mondisme devenu le mouvement Nord-Sud. Son mensonge fondateur se base sur cette affirmation que si des états sont en développement (après avoir été qualifiés de sous-développés), c'est toujours la faute au colonialisme, au néo-colonialisme et à l'impérialisme, toujours américain. Quand l'URSS envahit l'Afghanistan, quand la Chine envahit le Tibet, ce n'est pas de l'impérialisme mais de la solidarité prolétarienne ou la juste libération d'un peuple sous le joug de d'un régime réactionnaire et féodal. Et ces peuples ingrats, au lieu d'accueillir leurs «libérateurs» avec le sourire, prennent ce qu'ils ont sous la main, même des pierres pour leur jeter dessus. «Les libérateurs» pensent alors que ce sont les agents de l'impérialiste ou de la réaction qui tentent de saboter le nouveau monde apportée par ces troupes prolétariennes armées de littérature marxiste. En réaction à cette inattendue résistance, ils commencent à arrêter, à torturer, à mitrailler et à éliminer ces agents d'un ennemi qui n'existe que par leur paranoïa. Malheuresement, cette mise au pas, ne suffit pas à faire cesser la résistance évidemment des éléments qualifiés d'arriérés ou trompés par l'impérialisme ou par l'ancien pouvoir coloniale. Et la guerre s'amplifie, se doublant d'une guerre civile entre les collaborateurs de l'agresseur (calomnie, il faudrait dire du grand pays frère) et le peuple qui lutte pour recouvrer son indépendance et sa liberté.
Un exemple, la manne pétrolière en Afrique. Cette ressource serait pillée au seul profit des entreprises des pays impérialistes, ce qui empêche tout développement. Cette analyse découle de la mentalité marxiste qui définit la victime, leur pays pauvre, le Sud, contre le pilleur toujours du Nord, le persécuteur. Dans ce triangle dramatique, il manque le sauveteur, le bon qui va agir, évidemment sans arrières pensées, pour sauver le pauvre peuple. Et ceux qui ont un cerveau câblé selon ce schéma, vont s'engager, souvent de bonne foi, dans cette imposture qui, si elle réussit, ne fera que permettre l'accession au pouvoir d'une nouvelle clique, rackettant le pays à son profit, le peuple, roulé, va devenir encore plus pauvre.
Il serait stupide et malhonnête de nier que certains pays ou entreprises n'hésitent pas à essayer d'accaparer la majeur partie du gâteau. Mais on occulte la plupart du temps, que ce type commerce ne fonctionne durablement que si le «méchant capitaliste» distribue des enveloppes souvent très conséquentes, des emplois, et d'autres friandises, évidemment pas de manière équitable. Un douanier peut prendre une petite commission, une broutille face aux rackets des certains ministres ou chefs d'état. Au Zaïre de Mobutu, un des grands prédateurs africains, la majeur partie de cette manne lui revenait et en plus il rackettait tous le pays, ayant ainsi une double sources de revenus. En en plus de 20 ans, cet homme qui affirmait s'être sacrifié pour le peuple, a pu se constituer un bas de laine de plusieurs milliards de dollars. Dictateur, poste dangereux mais qui rapporte gros.
Les socialistes, les faux amis du peuple, les communistes, les vrais ennemis du peuple
De dos Santos en Angola, à Menguistu en Ethiopie en passant de nombreux autres, l'indépendance, puis la construction du socialisme, a été un juteux pactole quitte à provoquer des sanglantes guerres civiles. Quand aux pauvres, aux spoliés, ils sont victimes de ceux qui prétendent être leurs défenseurs. Et cette sanglante imposture fonctionne aussi grâce à la propagande "progressistes": toujours accuser l'impérialisme, toujours excuser les partis marxistes et leurs avatars, mouvements de libération, fronts populaires. Mais ce mensonge est une connivence. Le silence est organisé sur les crimes de régimes qui pillent les ressources et qui n'hésitent pas à écraser le peuple et à même déclencher des guerres civiles. Ainsi ils empêchent le peuple de se révolter contre des cliques qui tiennent un discours socialiste, mais qui n'agissent que pour s'en mettre plein les poches. Ainsi, ils se font les complices de ces oligarchies opprimant et exploitant le peuple qui tiennent aussi le même discours, reportant la responsabilité de leurs nombreux crimes sur «l'impérialisme». Idéologiquement, ce sont des exploiteurs des peuples, dissimulant leur parasitisme sous des belles intentions et de beaux sentiments. Et cela marche d'autant plus qu'ils trouvent de nombreux complices qui tiennent les média et reproduisent cette même propagande.
Ce discours politique sert à trouver suffisamment de naïfs intoxés par l'idéologie marxiste et par conséquent sont aveugles sur les motifs cachés, mais réels de ces leaders. Et quand ils comprennent, c'est trop tard, cette nouvelle aristocrate s'étend emparée de l'Etat, de son armée et de sa police, la terreur s'installe.
Et c'est ainsi que tant d'idiots utiles ont permis à tant de psychopathes mégalomanes de gagner le pouvoir. Et là surprise! quand ces «héros du peuple», le pouvoir acquis, deviennent conservateurs, c'est-à-dire qu'ils veulent le conserver à tout prix. C'est par cette imposture que tant naïfs, croyant agir pour la justice sociale, ont permis la naissance de tant de sanglantes dictatures, de l'Albanie au Zimbabwe. Alors, face à l'horreur du résultat, ils vous disent que leur utopie était belle, en taisant que pour ceux qui ont eu à subir ces régimes marxistes, c'était la misère et la terreur, si ce n'est la déportation ou la mort. Un peu facile, mais surtout irresponsable!
Et les guerres civiles: toujours la même explication mensongère, c'est la faute aux impérialistes, aux néo-libéralisme mais jamais aux soi-disant progressistes.
En plus, des crypto-communistes, les néo-communistes.