Les Suisses, serviteurs du parti communiste soviétique, du Komintern et de l'Etat soviétique

Yvonne Bovard

Jules Humbert-Droz, larbin de Staline et complice de l'horreur soviétique

Jenny Humbert-Droz

Gertrude Duby. Au printemps 1932, cette Suissesse débarque, comme par hasard à Genève, et devient la collaboratrice de l'organe du PSG, "Le Travail". En fait, le hasard n'y rien a voir, puisque Trudi est en fait un membre du comité exécutif du Komintern et elle est en mission, séduire le gros Léon pour qu'il se mette au service de la IIIe Internationale. Sa mission est couronnée de succès! Nicole, déjà en porte-à-faux avec le PSS, penche totalement désormais pour Moscou, ce qui le poussera à s'investir dans la bastringue du congrès pour la paix, prévu à Genève, mais qui, interdit, aura lieu à Amsterdam au début septembre 1932. Après avoir été agent du "grand bourreau des peuples", la "bonne" Gertrude abandonnera le peuple soviétique dans son horreur quotidienne, pour les Indiens du Chiapas qui, eux, n'étaient pas soumis à la tyrannie de Staline et du PCUS.

Lydia Duby: exécutée le 3 novembre 1937 à la Loubianka

Franz Dübi, le frère de Lydia

Fritz Platten

Ernst Schacht: Bâlois, émigre en URSS, vers 1923, devient pilote dans l'armée de l'air soviétique, sert en Espagne, arrêté à son retour, fusillé en 1938. Devenu soviétique, s'est marié, sa veuve vivait encore en 2008!

Willy Münzenberg, Allemand mais a vécu à Zürich où il a connu Lénine.

Fraucci: à la tête des services d'espionnage soviétiques, se trouvaient le Suisse dont le pseudo était Artur Artouzov

La communiste suisse Gertrude Schildbach trahit son ami Ignacy Poretsky (Reiss) et fut liquidée à la Loubianka.

Renata Steiner, impliquée dans l'assassinat de Ignacy Poretsky (Reiss) en 1937 à Lausanne et dans celui de Sedov, le fils de Trotski, en 1938.

Reynold Thiel: agent du Komintern.

Maurice Tréand, dirigeant du PCF natif de La Chaux-de-Fonds, que le Komintern a choisi pour organiser l'aide aux républicains espagnols, a confié à Feintuch l'acheminement des armes.

François Jaeggy a atterri dans celui du Perthuis, tout près de la frontière. Dans un piètre état. Il est resté à Barcelone jusqu'au bout. C'est le fils d'un médecin connu à Lausanne. Ernest Jaeggy s'était installé en Suisse romande après avoir pratiqué ce qu'on appelait alors la médecine coloniale à Tunis, ou François est né. Au début de la guerre d'Espagne, le bureau du Komintern à Paris, sous l'impulsion de l'infatigable Willi Münzenberg, avait fondé une sorte de croix-rouge communiste, la Centrale sanitaire internationale. Ernest Jaeggy, avec un confrère zurichois, avait ouvert une filiale locale, la Centrale sanitaire suisse. François, qui terminait sa médecine et avait déjà la réputation d'être le plus remuant des étudiants communistes du pays, a décidé contre l'avis de son père de partir avec l'ambulance de la CSS. Il est arrivé au front en juillet 1938, soignant jusqu'au bout, avec un confrère genevois, le DrRoger Fischer, les blessés républicains.

P. Huber, Stalins Schatten in die Schweiz. Schweizer Kommunisten in Moskau: Verteidiger und Gefangene der Komintern, Zürich 1994 [SOZARCH 96335]

Marino Bodenmann wurde am 18. September 1893 als Sohn eines Schuhmachers in Fiesch geboren. Nach der Schulzeit arbeitete er zunächst im grossväterlichen Bergbauernbetrieb. Nach 1910 war er u.a. als Kellner in Italien und als Uhrenarbeiter im Jura tätig. Während des Ersten Weltkriegs lebte Bodenmann in Grenchen und trat dort der Sozialistischen Jugend bei. 1919 nahm er am Gründungskongress der Kommunistischen Jugendinternationalen in Berlin teil. Im gleichen Jahr wurde er von der Komintern nach Rom delegiert, dort verhaftet und ausgewiesen. Bodenmann gehörte 1921 zu den Gründungsmitgliedern der Kommunistischen Partei der Schweiz und war zwischen 1921 und 1930 und nochmals nach 1936 Parteisekretär. Er gehörte dem Zentralsekretariat der KPS an und war Delegierter an Konferenzen der Komintern. Er galt als Spezialist für Organisationsfragen, schied aber 1930 wegen "Opportunismus" aus der engeren Parteileitung aus. Zwischen 1935 und 1939 war er Redaktor der KP-Organe „Kämpfer“ und „Freiheit“. Bodenmann hatte in Basel und Bern politische Aemter inne und war Nationalrat (1934-1939, 1953-1959). 1944 war er Gründungsmitglied der PdA. Marino Bodenmann gilt als einer der führenden Journalisten und Politiker der kommunistischen Linken der Schweiz. Er verstarb am 8. März 1964 in Ascona.

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http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F16482-1-4.php

4 - L'Internationale ouvrière socialiste

Après la tenue de conférences préparatoires à Berne (février 1919), Amsterdam et Lucerne (août 1919), la IIe Internationale fut reconstituée en été 1920, sous la direction du parti travailliste britannique, lors d'un congrès réuni à Genève (on l'appelle parfois Internationale de Genève). Considérée comme trop à droite, elle eut peu d'adhérents et d'influence.

Entre celle-ci et le Komintern, quelques partis sociaux-démocrates cherchèrent une autre voie; sous la direction des Autrichiens, ils créèrent en février 1921 à Vienne l'Union des partis socialistes pour l'action internationale, dite Internationale de Vienne ou, ironiquement, "2 1/2". Cette organisation tenta de rassembler les trois mouvements. Elle lança une initiative en ce sens, qui échoua en 1922, mais qui aboutit à un rapprochement avec la IIe Internationale, puis à une réunification dans l'Internationale ouvrière socialiste (I.O.S.), fondée en mai 1923 à Hambourg. Ainsi fut définitivement entérinée la scission entre communistes et socialistes.

L'I.O.S., qui regroupait divers courants socialistes, se considérait comme une alternative démocratique, face au communisme comme au fascisme . Ses organes étaient, outre les congrès, le comité exécutif et le secrétariat, dont le siège fut établi à Londres, Zurich (1926-1935), puis Bruxelles. Seule une minorité de ses membres soutint la stratégie de front populaire contre le fascisme et le national-socialisme . Pour défendre la paix, l'I.O.S. promut un système de sécurité collective, le désarmement et l'idée d'un tribunal d'arbitrage. La Deuxième Guerre mondiale mit un terme à son existence (en 1940).

En août 1919, le congrès extraordinaire du Parti socialiste (PS) suisse à Bâle décida de se retirer de la IIe Internationale en voie de reconstitution et d'adhérer au Komintern, mais une consultation interne annula cette proposition. Après avoir pris connaissance des "vingt et une conditions", en décembre 1920, les délégués au congrès et les membres consultés refusèrent d'entrer au Komintern. L'aile gauche du parti fit alors sécession et fonda avec les "vieux communistes" le Parti communiste (PC) suisse. Le PS se fit représenter à la conférence de fondation de l'Internationale de Vienne; il y adhéra (vote du congrès en automne 1921) et participa au bureau du comité exécutif en la personne de Grimm. Il prit part aussi au congrès de fondation de l'I.O.S (1923), mais ne confirma son adhésion qu'en 1926; il disposait de dix voix au comité exécutif, mais n'y joua aucun rôle.

Le PC suisse entretint avec le Komintern des relations à plusieurs niveaux. Ses délégués (ou ceux des "vieux communistes" jusqu'en 1920) participèrent à tous les congrès et même, dès 1922, aux séances plénières du comité exécutif. De jeunes adhérents suivirent des formations de cadre dans les écoles du parti à Moscou. Quelques douzaines de Suisses travaillèrent dans les appareils et entreprises moscovites (archives, éditions, journaux, radio, etc.), comme émissaires ou fonctionnaires des organisations de masse. De 1933 jusqu'à l'interdiction de 1939, le Komintern fit paraître en Suisse des journaux antérieurement imprimés en Allemagne; son agence de presse Runa avait un siège à Zurich.

Auteur: Markus Bürgi / PM

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