Suisses agents du Komintern
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Dictionnaire biographique de l'Internationale communiste. Evidemment, c'est la négation des millions de crimes du régime soviétique et si Staline est critiqué, c'est pour avoir fait assassiner des milliers de membres du pcus (parti communiste de l'Union soviétique), mais pas pour les millions d'ouvriers et de paysans arrêtés, déportés, affamés et souvent fusillés. Toujours ne pas voir la première tâche de l'IC, contrôler que les adhérents demeurent soumis et utiles. A noter donc l'absence totale de critique sur l'action du Komintern, et pas un mot sur ses victimes preuve que ce sont des communistes qui ont fait ce dictionnaire certainement falsifié! Biographies à lire avec attention pour ne pas tomber dans l'infection de ce stalinisme masqué! |
Eugen Fried concerne la Suisse car cet apparatchik larbin de Staline, pas Suisse du tout, se foutait tes souffrances du peuple russe qu'il ne pouvait pas ignorer. Cette crapule vivait bien et savait suivre les changements de ligne pour conserver son propre pouvoir. Le lien avec la Suisse: Il remplit diverses missions et, entre autres, représenta l'IC au 5e congrès du PC suisse (7-9 juin 1930) où il était déjà venu au printemps 1929 pour lui imposer la bolchévisation. En fait Fried était l'homme de Moscou qui dirigeait de manière occulte des partis, comme le Parti communiste français, alors que des «idiots utiles» étaient dupes du semblant de vie démocratique de leur organisation, des simulacres de congrès, des élections biaisées, etc... Quant à Fried il échappa à la liquidation de nombreux cadres du Komintern durant la Grande terreur de 1937-38, continua à être le larbin d'un meurtrier de masse mais risqua d'être inclus dans la charrette du procès de Prague en 1952.
Jakob Jäggin, peintre, sous doute fière d'être parmi les 3 premiers étudiants suisses à l'Université communiste pour les minorités de l'Occident [???], et cela de 1924 à 1926. De retour en Suisse, membre du CC du PCS et rédacteur du Kämpfer. L'horreur soviétique des années 1930 qu'il cachait dans le Kämpfer ne le dégouta pas. Que les ouvriers et les paysans soient terrorisés en URSS ne le dérangait pas du tout, encore un faux ami du peuple. Après, le Parti du Travail, toujours à défendre le PCUS et pas le peuple!
Hans Kugler, croyant obéissant eut quelques postes dont député au Grand conseil de Bâle.
Robert Krebs, membre du PSS, mais proche des bolcheviks. On apprend qu'un certain E. Jordi, dont l'imprimerie travaillait pour la mission diplomatique de Berzine à Berne. Arrêté à Bienne lors des émeutes de juillet 1918, passe 4 mois en préventive. Mai 1919, soumis à une instruction militaire pour instigation à a désobéissance, il écope de 4 mois de prison ferme. Et il y a encore des historiens qui nient l'intervention des bolchéviks dans la grève générale de novembre 1918. En tout cas, Krebs devient membre du PCUS avec B. Ensner et J. Jäggin, tout trois en formation à Moscou. De retour en Suisse, fait des conférences de propagande sur la consruction du socialisme en URSS pendant l'hiver et le printemps 1927. Krebs, un agitateur habile. S'engage chez Escher-Wyss pour son travail de subversion. Fin juin 1928, avec Wildberger et Bodenmann, Krebs représente le PCS au VIe congrès du Komintern. Licencié à cause d'une trop longie absence, Krebs travaille au Kämpfer où il impose la nouvelle ligne, celle de Staline, un vrai «homme de Moscou». Il appuye la mission des envoyés de Moscou pour imposer la ligne stalinienne au PCS.
Selon Peter Huber: Krebs fut un enfant de la Première Guerre mondiale et de la révolution d'octobre. Il resta toute sa vie fidèle au Parti, même s'il connut de dures épreuves comme celle de l'écrasement de la révolution hongroise en 1956. Cet événement eut des conséquences désastreuses pour le Parti, qui se définissait, contre vents et marées, comme ami du projet soviétique. Krebs fut particulièrement ébranlé par la défection de son compagnon de longue date E. Arnold, issu, comme lui, du mouvement antimilitariste de la période de la révolution d'octobre. Le problème, c'est que le projet de Lénine était contre le peuple, et que Krebs a servi les bourreaux des peuples de Russie. Alors, ces dures épreuves n'étaient rien en comparaison de l'horreur subie par des millions de Russes dès le coup d'état d'octobre 1917. Mais cela Peter Huber l'oublie aussi. On ne peut servir à la fois le peuple et son bourreau!
Robert Müller, membre du CC du PCS en 1930. Dirigeant de la section zürichoise et le dictionnaire oublie les provocations du PCS de janvier et juin 1932 où le sang coula. Dès 1932, jusqu'à quand?, secrétaire de Humbert-Droz et Krebs.
Werner Nef, après la Légion étrangère, puis s'engage dans les Brigades internationales, la Légion étrangère de Staline où il fut officier. En 1940-41, fait partie de l'appareil clandestin, un proche de Hofmaier et quitta le Parti du Travail quand ce dernieur fut exclu!
Paul Rüegg, des Jeunesses socialistes puis le Parti socialiste en 1918. Son arrestation à Vienne l'empêche de participer à au congrès de fondation du Komintern en mars 1919. Courrier dans l'appareil OMS, puis élève à la KUNMZ ( l'Université communiste pour les minorités de l'Occident [???]). Travaille à Moscou jusqu'à son arrestation en 1937; fusillé avec son épouse. En 1931, son passeport suisse et celui de sa femme avaient été falsifié pour servir de couverture à des agents du Komintern (Jakob Rudnik de l'OMS) en Chine.
Margaretha Schacht-Bürgin, membre du parti dès 1923. Mariée à Emil Hofmaier, ensemble sont des courriers pour le parti communiste italien illégal. Archiviste du Komintern de 1931 à 1936, Divorcée en 1935, elle épouse un autre Suisse, Ernst Schacht, aviateur qui servit en Espagne et reçu la médaille de héros de l'Union soviétique avant d'être fusillé en 1941! Resta en URSS avec ses enfants.
Erwin Schaffner, qui comprit trop tard dans quelle enfer il était tombé, mais usa de flagonnerie et de veulerie pour sauver sa peau. Un détail, ce Suisse dirigea le sovkhoze Spartak dans la région de la Volga entre 1929 et 1933, donc pendant la collectivisation et la Grande famine de 1932-33.
Paula Schmid, membre du PC en 1921, compagne de Brubacher qu'elle accompagne au IIe congrès de l'IC des Jeunes. Elle vécut la collectivisation chez les Allemands de la Volga. On apprend qu'il existait une amicale des communistes suisses à Moscou qui fut taxée de conspiration en 1936. Arrêtée en 1937, condamnée à 20 ans de goulag, A son retour, s'établit à Moscou en 1959. Donc elle n'a pas été libérée à la mort de son idôle Staline. Dommage qu'elle n'aie pas écrit ses mémoires: De l'espoir à l'horreur sous-titre: comment ai-je pu être si bête!
Karl Spalinger, adhère au PCS en 1925. Après les événements de novembre 1932, il fut condamné pour ses activités de soutien aux soldats réfractaires. 1933 en Russie durant la Grande famine! De retour en 1934, trésorier de la RUNA à Zürich. Meurt en 1936!
Arnold Stähli, apparatchik du PCS en 1925.Elu en 1825, élu au conseil municipal de Zürich. 1932, trésorier du Secours rouge, 1939, membre du conseil de la RUNA. Dès 1937 tient le Kleines Kasino rendez-vous des communistes et lieu de ceux qui partaient pour les Brigades internationales, la légion étrangère de Staline!
Eduard Steiner, responsable de la maison d'édition Mopr à Zürich avec Willy Trostel. Permanent du Secours rouge.
Ernst Walter, socialiste mais participe à la Gauche socialiste (formée en 1934), ce qui le faire exclure du PSS en décembre suivant. Comme par hasard, la Gauche socialiste se prononce pour le candidat communiste dans une élection complémentaire à l'exécutif de la ville de Zürich. Ensuite, toujours comme par hasard, Walter adhère au PCS. En avril-mai 1936, il fut l'un des 3 délégués du PCS, avec Jules Humbert-Droz et Otto Brunner à se rendre en URSS pour la préparation du 6e congrès du PCS. Normal que le congrès du PCS soit préparé en URSS sous la direction du NKVD? En 1938, il démissionne du PCS. Son mandat national qu'il détenait depuis l'été 1936 de Robert Müller, est repris par Jules Humbert-Droz. Aurait adhéré dans les années 1950 au Parti du Travail.
Jakob Weiner. Cette biographie révèle bien des mystères. Il fut rappelé à l'ordre par son parti et du remettre son mandat de député au Grand conseil bâlois, tout comme son collège Bernhard Ensner pour «grave indiscipline et préjudice aux intérêts du parti». Ils avaient été absents lors de la séance d'ouverture lors de la séance d'ouverture du 9 mai 1935 du législatif, car ls se trouvaient en URSS. Le parti les avait pourtant sommés de rentrer dès l'annonce des résultats électoraux. Mais tous deux avaient réfusé, ils avaient permis au bloc bourgeois d'obtenir la majorité lors des élections au bureau du Grand conseil et dans diverses commissions. Ils furent remplacés par Max Wilke et Karl Aegerter, et furent exclus du parti pour une année. [
] Le 21 juin 1936, le Bureau politique nomma toutefois Weiner à la commission de gestion du secrétariat du PCS. On parle ensuite d'une autre commission de contrôle du PCS dirigée vers les années 1930 par l'Allemand Hugo Eberlein, commission qui supervisait l'activité financière du parti. En résumé, l'exclusion n'était qu'une comédie parce que l'important n'était pas le vote des électeurs bâlois mais ce qui se passait à Moscou. En outre, que de commissions de contrôle, toutes secrètes et qui permettent de contrôler le parti. Le caractère démocratique du parti communiste suisse, une imposture, comme tout le reste!
Abram Weizblum, dit Andej Karolskij: Polonais né en 1896, travaille dès 1931 dans l'appareil du CEIC comme rapporteur de W. Knorine dans le secrétariat pour les pays d'Europe centrale, émissaire de l'IC auprès du PCS entre 1934 et 1935. En résumé, un homme de main de Moscou qui commanda le PCS durant son séjour en Suisse avec Hermann Jacobs, Jules Humbert-Droz ayant été écarté jusqu'au Ve congrès de l'IC.
Fritz Wieser, fils de pasteur, abandonne une thèse en mathématique pour une autre, en philosophie sur Galilei en tant que philosophe. Fait partie de Zofingia, participe aux préparations des grèves de 1918 et 1919. Lors de la scission de 1920, comme la majorité des organisations ouvrières bâloises, adhère au PCS. On apprend que la remarquable progression du PC bâlois fut brisée par l'intervention du Komintern à partir de 1929. Un des défenseurs de la ligne de front avec le parti socialiste cassé parce que cela faisait partie d'une bataille au sommet du PCUS, entre Staline et Boukharine, droitier. Durant cette crise, Wieser, fustigea le système des sanctions et la liquidation administrativedes oppositionnels. Seul délégué suisse au 9e plenum du CEIC en février 1928, élu au CEIC en son absence lors du VIe congrès du Komintern (juillet-août 1928), il n'y fit pas long feu. Boukharine perdant son pouvoir, ses partisans furent pourchassés dans tout le PCUS, le Komintern et ses filiales. Cela fait, en 1935, Staline reprend la ligne du front unique. Seul compte le pouvoir, la ligne et les ouvriers, on s'en fout! Mais, pour consolider sa victoire, Staline masque sous la bolchevisation l'imposition de son pouvoir, et fait briser les résistances par des kroumirs comme Fried qui vient en Suisse pour faire de l'ordre, c'est-à-dire éliminer les opposants à Staline. Le dictionnaire parle de putsch: L'histoire du véritable «putsch» qui, orchestré par des émissaires envoyés par le Bureau pour l'Europe occidentale, s'en suivit est bien connue: lors d'une séance du commité central élargi (mai 1929), Wieser fut démis de sa fonction de président et secrétaire du Parti. Il conserva son poste de rédacteur au Basler Vorwärts jusqu'au 5e congrès (juin 1930) où il fut remplacé par Krebs. Quitte le parti, atteint d'une crise nerveuse, en janvier 1931.
Philipp Wildberger, quitte le PS pour le PC, participe sans voix délibérative au IIIe congrès de l'IC et devient membre du cc du PCS. 1929, 2e voyage à Moscou pour le VIe congrès de l'IC avec voix délibérative. Accusé de tendance droitière, donc anti-stalinienne, il rompit avec le PCS et tenta de constituer un PC-Opposition, en 1935, retour au PSS.
August Winz passe du PSS au PCS en 1934. En 1937, à Paris, dans une école de journalisme dirigée par Julius Alpari, suspensue après l'Anschluss. De retour, travaille à la RUNA, agence de propagande soviétique. 1942: exclus du PCS avec Roman Zeier, Theo Pinkus, Walter Hauser, Jakob Schwartz et d'autres. Ensuite chef de section de l'Entraire ouvrière suisse.
Edgar Woog devrait se prendre pour Troski selon son look bien travaillé. Un ambitieux qui se rend au Mexique pour faire de l'agit-prop, membre du PC mexicain qu'il représente au Komintern. Un apparatchik qui gravit les échelons et atteint celui du département d'organisation du Komintern. Epouse une Soviétique qui n'a pas l'autorisation de quitter l'URSS pour aller en Suisse et qu'il ne devrait jamais revoir. Woog seul en Suisse devient membre du Politburo du PCS et le 4e de la commission de contrôle des mandats durant la Grande terreur, responsable du rapport. Il serait intéressant de pouvoir lire ce rapport de délation qui servit à l'arrestation et à l'assassinat de communistes suisses en Urss et en Espagne. A propos de ce dernier pays, avec Hofmaier, Woog fait partie du dispositif d'envoi de communistes pour les Brigades internationales, la Légion étrangère de Staline qui en profita pour y envoyer les douteux! Woog en Espagne du 20 août au 20 septembre 1938. Pour quelle mission?
Lilly Zschokke-Glarner travaille jusqu'en 1939 à la RUNA à Zürich avec Dora Förster et Jenny Humbert-Droz. La RUNA ne recevant plus d'argent de Moscou, elle est licenciée au début de a guerre.
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Berta Zimmermann émigre en 1923 en URSS pour fonder une coopérative agricole Solidarité à Novy Lava (Oulianovsk) avec une centaine de travailleurs suisses où elle devient la compagne de Fritz Platten. Deux mois après devient employée de bureau dans la section d'information du Komintern, demande à adhérer au PCUS, adhésion refusée. Néanmoins travaille dans l'appareil clandestin du Komintern après la dissolution de la section d'information en 1928 (motif? un moyen de liquider son chef?). Dès l'automne 1931, agent de l'OMS sous les ordres de J. L. Abramov . En 1935, devient responsable du courrier à l'OMS et effectue des missions à Prague et à Paris. Cible de la commission de contrôle internationale présidée par J. Anvelt. Durant la Grande terreur, J. L. Abramov arrêté puis Berta Zimmermann, le 4 juin 1937. Le 2 décembre 1937, le Collège militaire de la Cour suprême de l'URSS la condamne à mort; exécutée la nuit suivante . |
Hans Zogg, secrétaire des Jeunesses communises dès 1937, coopté par Jules Humbert-Droz. Arrêté durant la guerre pour activité communiste. Se rendit en URSS peu avant le pacte germano-soviétique pour faire un rapport sur le PCS au Komintern. Après 1945, membre du cc du Parti du Travail et élu du parti à Zürich.
Josef Züsli, secrétaire politique et syndical et à plusieurs reprises député au Grand conseil de Zürich. Un des 4 de la commission de contrôle des mandats durant la Grande terreur, responsable du rapport. Il serait intéressant de pouvoir lire ce rapport de délation qui servit à l'arrestation et à l'assassinat de communistes suisses en Urss et en Espagne.