Willi Münzenberg artiste en révolution, un article habituel avec l'amnésie des si nombreux crimes bolcheviks puis communistes. Avec aussi un anti-fascisme à deux vitesses, seulement contre Hitler mais en soutenant Staline, super-fasciste!

Willy Münzenberg: un des “Suisses” agents du Komintern

De 1910 à 1921, séjourne et milite en Suisse, ce qui le fait inclure dans les Suisses, agents du Komintern.

Ce tissus de mensonges pro-communiste et négationniste des crimes bolcheviks a été écrit par Alain Dugrand et Frédéric Laurent.

http://www.solidarites.ch/journal/print.php?id=3576, Pierre Raboud, n°138 (26/11/2008)

Willi Münzenberg artiste en révolution

Enfin! Fayard publie le premier livre en français sur Willi Münzenberg, personnage pourtant incontournable du mouvement ouvrier au 20e siècle. Véritable génie de l’organisation et de la propagande, il dirigea les jeunesses socialistes internationales, fut nommé par Lénine pour développer la propagande du Komintern, publia des dizaines et des dizaines de revues, avant d’être assassiné par des agents staliniens.

Pour les lecteurs avides de l’histoire du mouvement communiste, le nom de Münzenberg n’est pas inconnu. Il est celui qui revient chapitre après chapitre, discret et pourtant important; celui dont on n’arrive pas toujours à saisir le rôle tout en en sentant le caractère déterminant. Après le moment de joie ressentie par ce vide enfin comblé, il reste à savoir si les deux auteurs du livre, qui ne sont pas historiens, ont réussi à présenter ce personnage de manière précise et politique.

Un engagement continu

Tout le long du livre, c’est ébahi qu’on découvre l’incessante activité d’un Willi Münzenberg s’adaptant aux pays, aux différentes lignes politiques, aux artistes comme aux ouvriers. Alain Dugrand et Frédéric Laurent nous font le récit des différents journaux et comités à mettre à son actif, en précisant toujours le contexte historique et politique de l’époque. C’est d’ailleurs une des qualités de ce livre que d’accepter de prendre le temps de cette présentation contextuelle qui est évidemment nécessaire à la compréhension de la biographie de Willi Münzenberg tant sa vie est liée à l’histoire.

Ainsi au début du siècle, il est militant de premier rang des jeunesses du SPD (parti socialiste allemand), puis du parti socialiste suisse avant de prendre la direction de l’internationale de ses jeunesses. Dans ces premières années de militance, Willi s’oppose aux bonzes socialistes sur deux terrains: en condamnant la guerre et en prônant l’indépendance des jeunesses. Ce dernier combat, il devra le continuer une fois rejoint le KPD (Parti communiste allemand) et le Komintern. En vain. Le congrès de 1921 refusera toute autonomie aux jeunesses et Willi est écarté de la direction. Mais en contrepartie, Lénine lui demande de créer une structure favorable à la révolution socialiste, une sorte de second appareil de propagande, en plus de celui du Komintern.

[ndlr: RIEN SUR LA FAMINE DE 1922-23 ET LE SECOURS ROUGE!!!!]

Grâce au financement soviétique, Münzenberg va ainsi mettre sur pied un véritable empire médiatique, qui sera successivement appelé le «Konzern Münzenberg», en Allemagne, puis la «centrale Münzenberg», durant l’exil de Willi à Paris suite à la prise de pouvoir des nazis. Il édite de très nombreuses et très différentes revues, des livres (dont le Livre Brun, réquisitoire contre la terreur nazie [ndlr: LE REQUISITOIRE CONTRE LA TERREUR COMMUNISTE, ON L'ATTEND TOUJOURS!]) et produit des films. Dans ces différents médias, il suit deux principaux buts: la propagande idéologique et la recherche de soutiens, notamment financiers, pour la Russie qui subit de graves famines au début des années 20 [ndlr: A CAUSE DU COUP D'ETAT DE LENINE QUI DECLENCHE LA GUERRE CIVILE POUR IMPOSER PAR LE SANG LE POUVOIR AU PARTI COMMMUNISTE, LES AUTRES PARTIS ETANT LIQUIDES].

Münzenberg jouit d’une forte autonomie dans ses différents projets [ndlr SANS BLAGUES, UN AGENT DU KOMINTERN A SON COMPTE!]. Ceci s’explique par le fait que sa propagande a souvent comme mission de toucher les non-convertis, c’est-à-dire les petits-bourgeois humanistes, les sympathisants, les artistes. Pour étoffer le nombre de compagnons de route, qui permettent de donner une bonne image de l’Union soviétique [ndlr: POUR CACHER LES SOUFFRANCES DU PEUPLE, DEPORTE, AFFAME ET SOUVENT FUSILLE], Münzenberg va fonder et animer autour de l’anti-impérialisme et de l’anti-fascisme de très nombreux comités, proche du parti communiste sans y être affilié.

Déjà critique par rapport aux dérives autoritaires du bolchevisme et conscient de la dégradation des conditions de vie en Russie, Willi rompra avec le parti suite au pacte germano-soviétique. Il se lancera alors dans une critique en règle de Staline [ndlr QUEL DOCUMENT?]. Ce dernier le fera exécuter en 1940.

Un homme insoumis?

Tout au long de sa vie, Willi Münzenberg fera preuve d’un talent indubitable pour le recrutement, l’édition de la presse, où il utilisera l’ensemble des techniques modernes, comme l’usage d’illustration ou les reportages de terrain. Voilà pour les faits [ndlr: MAIS POUR SERVIR STALINE LE BOURREAU DES PEUPLES]. Mais qui est vraiment Willi Münzenberg? Où se situe-t-il politiquement? [ndlr: QUESTION SANS INTERET PUISQU'IL FUT LE LARBIN DE STALINE]

A ces questions, ce livre ne répond malheureusement que très peu. Les auteurs s’enferment dans le simple récit factuel individuel qui fait penser aux films sortis récemment (Mesrine, Baader). Du positionnement politique de Willi Münzenberg, tout ce que le livre nous dit de façon claire est qu’il était un pacifiste inconditionnel et un opposant farouche au nazisme. Sinon les auteurs utilisent le terme ambigu de «gauchiste» sans le développer. En commençant leur livre par le récit de l’incendie du Reichstag et par la réaction absurde du KPD qui considère alors toujours la social-démocratie comme l’ennemi n° 1, Dugrand et Laurent veulent présenter Willi comme l’homme opposé à ces deux repoussoirs que sont le nazisme et le stalinisme. Or Willi brille plutôt par sa capacité à rester en retrait des conflits de directions. Grâce à cela, il survit aux changements incessants de lignes et de têtes au sein du parti. Mais cette position de retrait et d’adaptation aux différentes lignes politiques fait de la centrale Münzenberg un simple appareil formel pouvant obéir à n’importe qui. La seule façon de percer la ligne politique de Münzenberg aurait été de citer fréquemment des articles issus de ses journaux. Or il n’est quasiment pas fait usage de ces sources tout au long du livre. De même, on ne trouve aucun renseignement précis et chiffré du financement dont Münzenberg dispose. Les auteurs précisent que souvent son nom n’apparaît nulle part, que ce sont des prête-noms qui sont supposés posséder les entreprises. Mais combien reçoit Münzenberg du Komintern et quel profit tire-t-il de ses différentes activités comme sa participation au capital d’une usine de tabac? Cela, nous ne l’apprendrons pas dans le présent livre.

A la fin de la lecture, on reste donc sur sa faim et on peut souhaiter un second ouvrage, plus proche des sources, où une plus grande place serait attribuée à l’examen des lignes politiques présentes dans les différents organes de presse dépendant de Münzenberg. Ce livre n’en reste pas moins agréable à lire et offre enfin une vision globale sur la vie d’une figure très intéressante de la première moitié du 20e siècle.

[ndlr: UN LIVRE HAGIOGRAPHIQUE AMNESIQUE SUR L'HORREUR SOVIETIQUE DONT MUNZENBERG A ETE COMPLICE, EN PARTICULIER CELLE DES ANNEES 1930: COLLECTIVISATION + GRANDE FAMINE + GRANDE TERREUR: 3 MILLIONS DE DEPORTES, 1 MILLION DE FUSILLES ET 10 MILLIONS MORTS DE FAIM, SANS COMPTER LA REPRESSION ORDINAIRE. C'EST DE CELA QUE MUNZENBERG SE FIT COMPLICE!!! EN TOUT CAS TOUT SAUF UN AMI DES OUVRIERS ET DES PAYSANS SOVIETIQUES!


Responsable rédaction de SolidaritéS ET DE CE TEXTE, PREUVE DU NEGATIONNISME DES CRIMES SOVIETIQUES HABITUELS DE L'EXTREME-GAUCHE: