Münzenberg, manipulations et mensonges de lInternationale communiste
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Pendant des années, des millions de Soviétiques ont été assassiné, mais cela n'a jamais ému ce cher Willi Münzenberg. Mais quand sa vie est en jeu, il tente de se tirer, mais le NKVD lui règle son compte en 1940. Présenter alors Münzenberg comme une victime est une injure aux millions de vraies victimes du régime soviétique. |
Au début des années trente, selon Stephen Koch, Moscou décide de transformer la révolution russe en un révolution mondiale, quelle falsification de l'histoire! Tout cela pour charger Staline et épargner Lénine. En fait, le projet mondial est celui de Lénine qui fonde en mars 1919 l'Internationale communiste (Komintern) et c'est toujours qui engage Münzenberg, proche de Radek et Dzerjinski. La terrible famine de 1922 sera instrumentalisée et détournée au profit du régime bolchévique, par Münzenberg qui connaissait très bien l'horreur de la face cachée du régime qu'il servait. Ainsi un des principaux meneurs de la campagne antifascisme savait très bien que la vie dans l'Italie de Mussolini était, en regard de l'enfer soviétique, un havre de paix. En fait, Münzenberg était une de ces nombreuses crapules égoïstes qui, tout en connaissant les souffrances infinies du peuple soviétique, a servi son bourreau parce que cela lui permettait de vivre richement et d'avoir de l'importance. Quand il a commencé à gêner, en particulier par son appartenance au parti communiste allemand liquidé car il était un obstacle au pacte Hitler-Staline, voulu et préparé par ce dernier, et que, de plus, il savait trop de chose sur la réalité soviétique et sur les nombreux réseaux qu'il avait contribué à créer ainsi que sur les successives opérations de désinformation organisées, Münzenberg a tenté de fuir pour sauver sa peau. Mais le Smersh veillait et tôt ou tard, et cette section du NKVD ne lâchait jamais prise. Présenter alors Münzenberg comme une victime est une injure aux millions de vraies victimes du régime soviétique.
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La Fin de l'innocence, par Stephen Koch. Les intellectuels d'Occident et la tentation stalinienne Résumé de l'éditeur - Au début des années trente, Moscou décide de transformer la révolution russe en un révolution mondiale. Une campagne magistrale est organisée, destinée à rallier les intellectuels occidentaux à l'Union soviétique de Staline. L'homme à qui le Politburo confie cette tâche, Willi Münzenberg, communiste allemand installé à Paris, est un génie de la propagande. Des intellectuels éminents: André Gide, André Malraux, Ernest Hemingway, Dorothy Parker, John Dos Passos, Bertolt Brecht et bien d'autres, ont fait partie des "agents d'influence" de Münzenberg ou ont été manipulés par lui, embarqués dans cette aventure par leur attachement idéaliste au mouvement antifasciste (en privé, Münzenberg les appelait les "innocents"). De Moscou où se déroulent les procès truqués à Londres où travaillent les agents du M15, de New York à Hollywood où les "innocents" sont légion, la plupart des épisodes dramatiques et décisifs qui ont marqué l'histoire des relations entre l'Est et l'Ouest des années trente aux années soixante peuvent être imputés à Münzenberg ou à ses émules. |
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Willi Münzenberg, artiste en révolutions. Alain Dugrand, Frédéric Lauren, Fayard, 2008 Dans lAllemagne et la Russie de la première moitié du XXe siècle se joue lavenir du monde. Au cur de ce maelström, un homme, Willi Münzenberg, occupe une place capitale. Willi Münzenberg naît à Erfurt en 1889, sous lEmpire germanique. Pacifiste durant la première guerre mondiale, il rejoint les spartakistes de Rosa Luxembourg. Puis, en 1922, Lénine lui confie la propagande de lInternationale Communiste. Münzenberg invente alors la communication politique de masse. Alain Dugrand et Frédéric Laurent ont fait partie de léquipe fondatrice de Libération et surtout de l'I3C, l'Internationale des complices des crimes communistes!. |