komintern Hotel Lux d'Arkady Vaksberg

Quand Arkady Vaksberg a publié son enquête sur le Komintern, son siège, le bâtiment de l'hôtel Lux existait toujours, devenu l'hôtel Tsentralnaïa sur la grande rue de Moscou, Tsverkaïa, ex rue Gorki. En janvier 2010, l'ex-siège de l'Internationale communiste est en voie de tranformation en un complexe de luxe selon ce panneau.

En résumé: l'ex-hotel Lux est à l'ex-rue Gorki, devenue la rue de Tsver ex-Kalinine où furent exécutés 4000 prisonniers de guerre polonais en mars 1940! Il y a eu tellement de cadavres dans les placards, que l'hôtel a dû être détruit.

NOTES DE LECTURE ET EXTRAITS

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Le Komintern, un pieuvre cauchemardesque qui se voulait l'héritier de la Ière Association internationale créée par Marx avec son complice Engels qui fit faillite (1864-1878) et de la IIe fondée à Genève. Le Komintern, connue dans le monde entier, est créée en mars 1919 pour la conquête du monde, Lénine et sa fumeuse “république mondiale des Soviets”, ce qui fait de la IIe Internationale socialiste, la cible principale.

Lénine et Trotski, tous deux obsédés pour imposer d'abord une Europe bolchévique… avant la conquête du monde entier.

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«Les "foyers de révolution" artificiellement allumés par des agents de Moscou et éteints dans des flots de sang (Allemagne, Estonie, Lettonie, Hongrie, etc…).»

A propos de la Suisse, on nie toujours les liens de Grimm, un des leaders du la grève de novembre, alors qu'il connaissait Lénine et Platten, son agent pour la Suisse. Curieux qu'aucune recherche n'ait été faite dans les archives de Moscou?!? Robert Grimm (1881-1958). Grimm adhére, en 1899, au parti socialiste suisse et ne tarde pas à occuper dans celui-ci et dans le mouvement syndical divers postes de responsabilité. Rédacteur au quotidien socialiste de Berne (Tagwacht), il devient l’un des animateurs du mouvement antiguerre, entre 1914 et 1918 en particulier par l’organisation de la conférence de Zimmerwald. En 1917, Grimm tente de favoriser l’arrêt des hostilités en faisant l’intermédiaire entre russes et allemands. Cela lui vaut d’être expulsé de Russie par Kérensky. En 1917, Grimm est l’un des leaders du Comité d'Olten, avec Fritz Platten, qui impulsera la grève générale suisse. En 1920, Grimm figure parmi les principaux leaders de l’internationale « 2 et 1/2 » et devient un ennemi du Komintern… dont la séance de fondation est présidée par son camarade du parti socialiste suisse, Fritz Platten. Il est ensuite membre du Conseil municipal, du Conseil d’Etat de Berne (1938), puis préside le Conseil national (1948). Il est l’auteur de nombreux ouvrages politiques et historiques.

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«Le 2 mars 1919, les dirigeants du Kremlin qui rêvaient de la domination mondial réunirent à Moscou un misérable petit groupe de gens qui se proclamèrent triomphalement Conférence communiste internationale. Outre Lénine, Trotski, Zinoviev, Boukharine, Staline (curieusement Staline ne figure pas sur la photographie officielle des participants), et deux ou trois autres bolcheviks, la "Conférence" rassemblait 5 Finlandais, un Suédois, un Allemand et deux membres du soi-disant "Parti communiste de l'Autriche allemande, arrivé à Moscou sous le pseudonyme de Max Albert, avait en poche un mandat lui donnant le droit de vote au nom de son parti. Tous les autres, y compris les communistes émigrés de divers pays qui avaient trouvé refuge en Russie soviétique (comme le Suisse Fritz Platten), étaient de fait de véritables imposteurs qui ne représentaient personne qu'eux-mêmes. Tels sont les gens qui s'attribuèrent le droit de constituer un état-majour révolutionnaire mondial.»

fondation de l'Internationale communiste 1919 Appel pour la création du Komintern, suivi d'une liste des participants. Séance de fondation présidée par Fritz Platten, le 2 mars 1919, le tableau est la: version réalisme socialiste, c'est-à-dire une mensonge total puisqu'il n'y avait au maximum 60 personnes, la très grande majorité ne représentant qu'eux-mêmes.

Ce tableau réalisé du temps de Lénine fut caché par Staline parce que la majorité des participants furent fusillés. Ce n'est que 10 ans après la chute de l'empire soviétique qu'il fut enfin montré au public!

Voir le tableau en grand, cliquer dessus

Le komintern, fondé du 2 au 4 mars 1919 n'a pas plus de légitimité que le Sovnarkom, le gouvernement des commissaires soi-disant du peuple, parce que le gouvernement légitime de Kerenski et l'Assemblée constituante ont été dissous par la violence de la police privée du parti bolchevik, la Tchéka. La deuxième imposture du Komintern a été de faire croire que l'Internationale communiste était un association des partis communistes alors que ce fut dès l'origine, un appareil au service du parti bolchévik russe. Le preuve, la direction du Komintern ne furent choisis pas par les "délégués", mais par Lénine qui nomme son complice Grigori Ievseïevitch Zinoviev, le dictateur de Petrograd, cela le 6 mars 1919, deux jours après la clotûre de la "Conférence communiste internationale".

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Pour donner de l'importance à ce gang de terroristes, on lui mis dans dans le bâtiment imposant de l'ambassade d'Allemagne où le comte Mirbach avait été assassiné par Jacob Blumkine (qui deviendra un agent du Komintern) un an auparavant, bâtiment évidemment volé, sis au passage Denejny.

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Sur une décision secrète de Lénine, le Komintern est financé par le vol du trésor impérial du Palais des Armes du Kremlin, qui, la famille Romanov renversée, appartenait désormais au peuple russe.

Bijoux, diamants, oeufs de Fabergé, furent, peu à peu, vendus pour obtenir des devises pour financer les opérations du Komintern.

Après les 40 millions de marks-or du Kaiser donné à Lénine, ce voleur continue le pilllage des biens appartenant au peuple russe. Ainsi le trésor personnel de la tsarine évalué à 475 millions de roubles-or, des centaines de millions d'euros actuels fut pris, et une partie des bijoux furent vendus à l'étranger. L'historie Dmitri Volkogonov estime qu'une partie de ces trésors tomba dans les poches des "filous du parti".

«une lettre secrète du CC du PCb du 9 septembre 1921 concerne le versement régulier d'argent prélevé sur la "caisse du parti" au titre de "subvention aux partis frères". A cette époque, le Komintern avait pris des forces, il étendait partout ses tentacules, et les chevaliers du bonheur du prolétariat mondial, affluaient à Moscou, la main tendue. Rêveurs et aventuriers, romantiques et filous, tous voulaient exploiter la poule aux oeufs d'or qui nageait en eau trouble, grignoter un petit morceau du somptueux gâteau alors entre les mains des expropriateurs qui rêvaient d'étendre leur pouvoir à l'univers entier.»

Parmi les personnes alléchées par les bonnes affaires: Savva Morozov, Armand Hammer (21 mai 1898 - 10 décembre 1990), business américain qui servit d'agent du Komintern en transportant 34'000$ pour le parti communiste américain.

A noter que le commerce international de l'URSS fut aussi un bon fromage récompensant ceux qui ont financé les bolchéviks comme le banquier américain Jacob Schiff. Lénine avait promis des puits de pétrole et des mines d'or!

Page 20: Ainsi vont à Moscou, nouvelle Jérusalem, les idéalistes et autres "idiots utiles", mais aussi truands, escrocs et autres sociopathes, ces derniers étant largement rétribués. Le caractère fondamentalement criminelle du Komintern est révélé par la nature des agents recrutés: psychopathes, faussaires, menteurs-manipulateurs et des assassins. Quand un tente de quitter l'organisation, il est liquidé, plus ou moins discrètement, par des collègues, comme Walter Kriwitsky (pseudonyme de Samuel Guinzbourg), Ignace Reiss, et des milliers d'autres.

Page 21: Le Komintern sélectionne parmis les communistes étrangers des robots qui "devenaient automatiquement des collaborateurs de la section étrangère du Guépéou-NKVD".

Page 22: Derrière l'image en trompe l'oeil d'une camaraderie des agents du Komintern, «Les communistes étrangers, qui se proclamaient volontairement "sections" de l'organisation communiste mondiale dirigée de Moscou, se soumettaient inconditionnellement et aveuglément au Centre, et acceptaient comme allant de soi l'attitude méprisante et humiliante de leurs maîtres.»

Derrière une camaraderie prolétarienne, évidemment fausse, des luttes à mort

Page 23: Vaksberg décrit les méthodes utilisées par Staline pour prendre le contrôle du Komintern, les mêmes pour le PCUS et la GPU. «et les communistes étrangers (du moins leurs dirigeants) devaient y prendre une part directe ou indirecte. Non seulement ils prirent le parti de l'une ou l'autre faction, mais ils assimilèrent pour leur propre compte ce nouveau style de relations authentiquement "fraternelles"…» Dans le débat «lors du Ve Congrès du Comintern, qui se déroula au cours de l'été 1924, juste après la mort de Lénine, Vera Kostrzewa (alias Maria Koszutska), l'un des leaders du Parti communiste polonais, prit la parole pour déclarer en particulier: «Depuis longtemps [souligné par moi] le camarade Zinoviev nous a dit: nous vous briserons les os si vous essayez d'intervenir contre nous,.. Chers amis soviétiques, ce ne sont pas les gens à qui on peut briser les os qui sont dangereux pour vous, ce sont les gens qui n'ont pas d'os"…» Hypocritement, Staline se distancie de cette constation vraie, et fera liquider plus tard Vera Kostrzewa.

La mort de Lénine accélère la lutte acharnée et sanglante pour le pouvoir. A noter, qu'à aucun moment, le PCb, devenu PCUS pense à organiser des élections. Caché hypocritement derrière se slogan mensonger de "parti du prolétariat", les leaders du parti ne pensent qu'à conserver le pouvoir volé en octobre 1917.

Page 24: «Staline avait interrompu l'intervention du communiste suisse Jules Humbert-Droz, partisan de Boukharine, en hurlant: «Va au diable !» Le plus étonnant n'est pas la goujaterie d'un individu qui avait déjà enfilé la tenue de guide du prolétariat mondial, mais la docilité avec laquelle elle fut acceptée par tous les présents.» Staline, comme Lénine usent des expressions les plus injurieuses, les plus vulgaires, ainsi que celles qui témoignent de la cruauté de Lénine et de son cynisme inouï: «canaille bourgeoise», «saleté», «ordures et léche-bottes», «fusiller impitoyablement», «pendre à une corde puante»...

Page 25: «Les actes confortaient les paroles. On passa de la grossièreté et des menaces à l'adresse des communistes étrangers aux sanctions. Une Commission internationale de contrôle, qui se transforma immédiatement en tribunal partisan, fut instaurée à cet effet. […] Hypocritement, Staline se déclara publiquement hostile à de sévères sanctions contre les renégats, ou, plus précisément, pour reprendre la métaphore de Vera Kostrzewa, contre ceux qui avaient encore des os. Mais dans les faits, c'est lui qui mit en oeuvre la méthode du concassage des os. »

Staline hypocrite: magnanime en parole, mais fait assassiner dès que possible!

Page 26: Staline et Zinoviev dont la ligne politique qualifiant les sociaux-démocrates de «social-fascistes» triomphe et cela leur donne le contrôle du Komintern. Boukharine a perdu, Zinoviev sera liquidé plus tard et les partis communistes étrangers suivent. Les opposants démissionnent ou sont exclus. Certains comme Humbert-Droz, se couche, mais tous on peur du «couteau du chirurgien».

Page 27: Staline «utilisa le procédé qui lui avait permis de conquérir le pouvoir absolu dans le parti russe: il dressa les uns contre les autres les représentants influents de points de vue différents, il suscita querelles et scissions entre eux; et ses variations tactiques lui permirent de toujours sortir vainqueur de la situation ainsi créée. Il usa des mêmes procédés dans son «travail» avec les amis étrangers, En soumettant les partis frères (les «sections» du Comintern) au centre moscovite, il put, sans sortir des murs du Kremlin, intriguer en prenant appui sur les éléments les plus fidèles, manipuler les «chefs prolétariens» comme des marionnettes silencieuses et avancer vers le but qu'il s'était fixé grâce à la «vivisection» pourtant dénoncée de façon si tapageuse par ses soins.» […] L'affaire d'Ernst Thaelman.

Page 28: Staline pourrit tout, seul son pouvoir compte: il protège Thaelman que le pc allemand veut écarter: Fritz Heckert et Herman Remmele seront éliminés. «Au nom du prétendu prestige de la direction du Parti, pour éviter de le «discréditer», les staliniens allemands couvrirent la corruption; et c'est ainsi qu'un «fait isolé» devint vite la norme du Parti des décennies plus tard. »

Page 29: Tout sert à Staline pour se faire des larbins (Thaelman, Walter Ulbricht, etc) et liquider ses opposants (Hugo Eberlein, etc.).

Page 30: Dmitri Manouilski débute au cours de l'été 1924 le "culte de la personnalité" par une flatterie, un compliment associant Lénine et Staline. Il sera bien récompensé par son obséquiosité. Et Staline enfle, continue à faire le modeste disciple de Lénine en public et avec les «amis étrangers» pour les séduire, mais en dehors il se révèle brutal et arroguant.

Page 31: Staline devient le grand seigneur du Parti, le successeur du tsar rouge, Lénine. «Un tout petit nombre seulement de communistes étrangers refusa de céder à cette séduction de sinistre augure. Et même s'ils ne manifestèrent d'aucune façon leurs véritables sentiments, ils payèrent plus tard cette défiance.» Parmi les carpettes, le communiste finlandais Otto Kuusinen et tous ceux qui voulaient "être du côté du manche".

Page 32: Staline flattant les uns, achetant les autres et terrorisant la majorité. Use de manoeuvres pour déterminer et mettre sous sa coupe les dociles tout en éliminant ses ennemis. Martemian Rioutine écrit dans son texte clandestin intitulé «Staline et la crise de la dictature du prolétariat»: «Staline a aujourd'hui dans le Comintern la stature d'un pape infaillible? Mais ce n'est pas parce que les partis communistes le considèrent comme une véritable autorité dans le domaine de la théorie du marxisme-léninisme, au contraire! Ils discernent tous sa pauvreté idéologique et théorique, et c'est pour cela! Ce n'est pas parce qu'il a raison, c'est parce qu'il a la force, ce n'est pas à cause de la confiance qu'il inspire mais de la crainte qu'il éveille.

Et en plus, il use de la «dépendance matérielle» avec des écrivains (Gorki, etc) et les partis communistes et autres organisations, pour les placer sous sa coupe. Le pouvoir, rien que le pouvoir, tout le pouvoir!

Page 33: Staline a conquis un pouvoir total par la ruse, la séduction et la corruption. En 1929, il est devenu le chef incontesté au milieu d'une cours de larbins et de flatteurs, et cela sans avoir apparamment tué personne depuis la mort de Lénine.

Page 34: Présenter Humbert-Droz comme une exception, un des rares qui n'aurait pas été l'anéantissement physique ou moral, est intolérable. Ainsi, comme le montre la lettre de Clara Zetkin, Humbert-Droz connaissait très bien l'envers du décor de la "patrie des travailleurs". Quand Zetkin écrit ce témoignage, une grande famine va liquider 10 millions de Soviétiques, en majorité en Ukraine (Holodomor), tous deux le savent mais aucun ne fera quoi que ce soit pour aider le peuple soviétique. Humbert-Droz reste dans le parti communiste suisse, remplit sa tâche de délateur pour le NKVD, participe à la campagne de calomnies contre Gide. Et après 1943, jamais, il ne dénoncera Staline. Humbert-Droz: du protestantisme à l'abjection, du pacifiste à l'assassin en col blanc!

Quant à Clara Zetkin, contrairement à ce qu'affirme Arkady Vaksberg que Staline aurait ignorés cette lettre, le maître du Kremlin se doutait que l'égérie n'était plus sûre, alors il l'a fait exécuter peu après son retour, cette naïve croyant quitter l'Allemagne nazie pour sauver sa peau.

Page 35: Vaksberg, grâce au archives, démontre quelle saloperie était André Marty, mouchard du Kremlin, en "oubliant" qu'il fut aussi le "boucher d'Albacette". Humbert-Droz pire que André Marty?

Très vrai, ce rappel du fait que des dizaines de milliers d'étrangers de divers pays affluèrent en Union soviétique, même du temps de la guerre civile déclenchée par Lénine.

Page 36: Parmi ceux qui prennent Moscou comme une nouvelle Jérusalem, beaucoup d'“idiots utiles” et Vaksberg pose une excellente question : "Combien, parmi les bienheureux qui obtinrent l'adhésion si convoitée au Parti et son passeport soviétique, pensèrent au prix qu'ils auraient à payer pour cela?" Mais il y a aussi des sociopathes plus ou moins assassins qui avaient allumés des "révolutions" fabriquées sur ordre de Moscou.

Le fait de les regrouper tous dans un seul bâtiment, l'Hotel Lux, simplifiait la surveillance par la Tchéka.

Page 37: Le peuple souffre de la guerre civile, de la misère, de la terreur, mais les “Dans Moscou affamée, les aristocrates communistes étrangers vivaient bien, pas plus mal et très souvent bien mieux que dans leur propre pays.” Le régime les chou-choute mais le surveille afin d'éliminer ceux qui diraient la vérité sur l'horreur du bolchévisme! “Le Lux était littéralement truffé d'agents de la Loubianka” comme Walter Kriwitsky ou Constantin Oumanski. “Passer du sein des partis frères aux services de renseignements soviétiques devint vite banal, avec le Comintern comme étape transitoire. Certains qualifiaient de façon imagée cet itinéraire de « ligne Lux-Loubianka ».”

Page 38: On apprend que “à la tête des services d'espionnage soviétiques, se trouvaient le Suisse d'origine italienne Artur Artouzov (Fraucci)” et que “le Comintern a été en fait un département du Guépéou-NKVD”.

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La Loubianka exploitait cyniquement cette foi qu'aucun des événements en Union soviétique n'avait encore ébranlée ni dissipée.” Perinde ac cadaver, la foi communiste engendre des fanatiques! Quant à l'affirmation de Vaksberg: “Il est frappant que même ceux qui, fût-ce avec un grand retard, ont fini par se ressaisir, par réfléchir, par comprendre, et, dans le vain espoir de se sauver, ont rompu avec leurs maîtres, ceux-là n'ont jamais perdu cette foi "idéologique" et leur honneur professionnel.”

En résumé: des troupeaux d'“idiots utiles” manipulés par des poignées de crapule: ceux qui adhèrent par foi et ceux qui se servent de cette foi pour satisfaire leur ambition et perversions personnelles. Les “idiots utiles”, des crétins qui vomissaient sur la foi chrétienne, sur la religion "opium du peuple", méprisaient les papistes et autres calotins, se comportent encore pire dans l'église du culte du prolétariat, parti communiste et komintern. Mais ces “idiots utiles”, devenus complices volontairement de tant de crimes, de mensonges et d’impostures, sont grillés. Alors, il ne faut surtout pas oublier parmi les facteurs expiquant le silence de ceux qui ont rompu, la honte d'avoir été si bête et d'avoir participé à tant de tromperies et d'horreur, et ainsi servi les bourreaux du peuple au lieu du peuple.

Quand ils réalisaient que le parti était l'ennemi du peuple, caché par une cuirasse d'hypocrisie et de mauvaise foi, AUCUN n'a défendu le peuple terrorisé, misérable, affamé, déporté et souvent massacré. Leur erreur les a neutralisé et les a détruit à jamais! Ils ont été et demeurent complices de l'imposture du communisme!

On apprend que la communiste suisse Gertrude Schildbach trahit son ami Ignacy Poretsky (Reiss) et fut liquidée à la Loubianka.

Page 40: Walter Kriwitsky, sut user du fait qu'on avait encore besoin de lui avant de le liquider pour “passer à l'ouest”. Ce haut responsable de l'espionnage dénonça les résidents soviétiques et des espions soviétiques« du rang», mais pas les agents soviétiques d'origine britannique qu'il connaissait fort bien: ni Philby, ni Burgess, ni Mac Lean (le groupe des 5 “idiots utiles”). Cela le perdit car il fût assassiné par le smersh à New York.

Page 41: Le nouveau monde, “la révolution d'octobre”, un progrès totalement mensonger: le parti communiste a remplacé l'Eglise catholique du temps où elle définissait le bien et le mal, et imposait, par la force, son dogme. Et les serviteurs de l'Eglise bolchevik, ces porteurs du nouvel évangile, qu'ils le veuillent ou non, doivent suivre la ligne politique et accomplir les basses besognes. Et Vaksberg le confirme: “ Il avait encore moins confiance dans les communistes étrangers, dont il exigeait un dévouement servile, et dont les manifestations suscitaient par ailleurs son mépris.”

Staline n'avait aucune confiance dans ses larbins mus par des convictions idéologiques. Pour lui-même, ses convictions idéologiques se résumaient dans un soif permanente et illimitée du pouvoir. Quant à ses principaux lieutenants, Kaganovitch, Manouilsky, Khrouchtchev, Vorochilov et Molotov, et ceux qui ont survécu aux purges, c'étaient de vrais moutons face à lui et des meurtriers de masse contre le peuple. Pour maintenir cette emprise et mesurer la loyauté d'un de ses subordonnés, le “petit père des peuples” faisait arrêté, déporté et même fusillé un des ses proches. Le règne par le mensonge, l'imposture et la terreur comme le font tout psychopathes sauf qu'avec Staline, son règne s'étend sur la terre entière, ce qui n'était encore jamais arrivé.

Les règles du règne par la terreur sont les mêmes depuis la nuit des temps: il ne suffit pas de liquider ses ennemis, mais aussi de liquider aussi ses amis!. Ainsi, tous comprennent qu'il n'y a plus de limites et même les plus fidèles, savent que leur vie dépend du bon vouloir du tyran sanguinaire.

Ainsi, cette méfiance paranoïaque a eu, parmi d'autres, une conséquence gravissime: Staline méprisa l'heure précise de l'invasion allemande pourtant donnée par de nombreuses sources comme Richard Sorge, Leopold Trepper, Vladimir Zaïmov, Chou En-laï et même Tchang Kaï-chek. Il fallut au génie 14 jours pour réagir, du 21 juin au 3 juillet, période ou les Allemands purent détruire l'aviation (très importante), la marine (plus de 800 bâtiments dont 200 sous-marins) et des corps d'armée entiers.

Page 42: Un devoir de militant poussé à l'extrême tel qu'abandonner son enfant comme le fit Sonia (la communiste Ruth Werner (pseudonyme: Sonia) qui publie Le Rapport de Sonia, publié à Berlin-Est en 1977) et qui se traduit par : “Refus complet de son propre "moi ", oubli de ses sentiments personnels, de l'appréciation critique de la réalité, des freins moraux, soumission résignée aux ordres qui doivent être considérés en dernière instance comme la vérité”.

Page 43: “Les femmes communistes des amis étrangers travaillaient pour la Loubianka avec la même abnégation que leur mari. Mais Moscou, qui accordait foi aux renseignements fournis par ces agentes, ne les estimait guère.”

Page 44: Vaksbergs souligne la “naïveté des démocraties occidentales”.

Page 45: Angel Wagenstein, communiste bulgare. Comme critère d'engagement “la capacité à rédiger un rapport bref, précis et convaincant sur ses camarades…”. C'est le culte de la délation entre “camarades”!

Page 46/47: Des exemples de délation à Béria de Stella Blagoïeva et d'André Marty contre Jeanne Ferrat, juive polonaise, femme d'André Ferrat, trotskiste démasqué!

Page 48: André Marty, mouchard du Kremlin et célébré comme modèle du communiste internationaliste. Le régime bolchevik célèbre des assassins Lénine, Sverdlov, Staline, Kalinine, Djerdinski, et Marty, le “boucher d'Albacette”.

Page 49: Quelques fiches que le délateur André Marty rédigeait sur Florimond Bonté, Jean Renaud, Paul Nizan.

Page 50: Combien de ces dénonciations ont-elles causé la mort? Durant la Grande terreur (1937-38), le moindre signe de déloyauté suffisait. Ainsi, ces fiches étaient remises à Sergueï Spiegelglass (chef adjoint de la section étrangère du NKVD, qui revenait tout juste d'une “mission à l'étranger“ relative au meurtre, en Suisse, du transfuge soviétique, Ignace Reiss.

Marty rencontre le chargé de mission Daniel Lévy remplaçant l'ambassadeur de France qui est préoccupe par “c'est l'ampleur des arrestations qui sont opérées à l'heure actuelle [...]. Il y a certainement plusieurs dizaines de milliers d'arrestations”. Le gouvernement français tait l'ampleur de la terreur qui règne en URSS et se fait à nouveau complice des crimes de Staline comme ceux de la Grande famine de 1932-33.

Page 51: J'ai vu beaucoup d'ouvriers communistes et sympathisants français qui arrivent ici pleins d'enthousiasme et qui partent désillusionnés dit Lévy. A leur retour en Fance, le PCF les prend en mains pour qu'ils ne parlent pas. Certains sont envoyés de force dans les Brigades de Staline où ils sont assassinés sur l'ordre de Marty.

Je n'ai prononcé que quelques mots et seulement sur la question des mesures d'épuration: “Le Gouvernement soviétique a raison de mettre hors d'état de nuire les ennemis du régime.“ [Ce dernier mot est rayé et remplacé de la main de Marty par: “du peuple soviétique “] EN FAIT, C'EST LE GOUVERNEMENT QUI EST L'ENNEMI DU PEUPLE SOVIETIQUE.

Marty était considéré à Moscou comme un grand connaisseur de “l'expérience espagnole“ nous dit Vaksberg, un euphémisme pour cacher que Marty a été le “boucher d'Albacete en tant qu'inspecteur des BI”, un de ses cadres qui liquidèrent à la fois les soi-disant "traîtres" infliltrés dans les Brigades internationales mais aussi les Espagnols qui empêchaient la mainmise de Staline sur la République. Le coup d'état réussit car, après les combats de Barcelone, et les nombreuses disparitions (Andrès Nin, etc.), Juan Negrin, le fantôche de Staline pris le contrôle à Madrid.

Koltsov, le journaliste ami d'Ernest Hemingway et d'André Malraux, rival en Espagne d'André Marty, était tout autant délateur. Rappelons que le parti communiste avait fabriqué l'histoire de Pavel Morozov pour promouvoir la délation, cela en 1932.

Page 52: En décembre 1938, Koltsov fut arrêté et, en février 1940, fusillé. Marty survécut. Son dévouement - disons plutôt sa soumission absolument servile - aux maîtres de Moscou était extraordinaire même au regard des moeurs qui régnaient alors dans les cercles communistes “fraternels“.

Page 53: Après avoir rappelé que la dissolution du Komintern n'avait qu'une tromperie pour F.D. Roosevelt, que Oncle Jo dupait facilement, Vaksberg ne peut constater que: “Il ne faudrait pas croire qu'une conduite aussi servile soit propre au seul Marty; tous les soldats du parti des “fraternels“ se conduisaient ainsi, indépendamment des postes qu'ils occupaient”. Très vrai et le rideau de fumée empêchait les communistes de le constater, et ils adulaient ces kominterniens, veules et salopards. Le monde à l'envers grâce à la propagande et au conditionnement! Ainsi, à Genève, le parti du Travail créait autour de Jean Vincent une vénération alors qu'il n'était qu'un agent subalterne, tous aussi pourris que les autres! Evidemment, Vincent et les autres faisaient un silence complice sur l'horreur soviétique.

Page 54: Selon Vaksberg “Il n'est pas difficile de comprendre comment Staline réussit, en un délai très court, à créer en Union soviétique une atmosphère de suspicion totale et de mouchardage universel. “La peur a gelé la Russie.“ Mais comment a-t-il été possible d'inspirer la peur à des milliers de communistes étrangers, qui, dans leur grande majorité, échappaient à la botte du NKVD? Comment a-t-il été possible de transformer en un instant des gens élevés dans des pays civilisés en mouchards déchaînés et en dénonciateurs virulents? Comment donc cette épidémie du “démasquage“ universel, cette manie de la liquidation de victimes arbitrairement choisies, ont-elles pu se répandre et se propager à une vitesse aussi foudroyante? Serait-ce une erreur de considérer qu'isolée de ses idéaux utopiques et incarnée dans le modèle étatique lénino-stalinien, l'idéologie communiste, fondée sur le dogme, l'intolérance et le culte du chef mène inévitablement, sous des formes variables, à l'extirpation de la “dissidence “, travail impossible à mener à bien sans appareil répressif? Or, cet appareil à son tour ne peut fonctionner sans bourreaux, et les bourreaux sans fournisseurs de “marchandise vivante “. Derrière une image idyllique, l'URSS était pire que l'enfer de Dante, le régime communiste salissant tout: la famille, l'amitié, la beauté (les productions laides du "réalisme socialisme"), la négation de tout humanisme!

Curieusement quand on parle de "chasse aux sorcières", on pense au sénateur McCarthy, mais jamais aux régimes communistes. Alors que ce qui se passe aux Etats-Unis ne fut rien en comparaison de la "chasse aux sorcières" permanente qui commença avec la terreur rouge, en octobre 1917. En effet, dans la démocratie américaine, personne ne fut condamné à mort, au contraire de l'URSS et de la Chine populaire, sans compter les autres, où des millions disparurent dans le goulag ou furent fusillés. Toujours l'efficacité de la propagande communiste à tourner le monde à l'envers et détourner l'attention de l'enfer soviétique.

Page 55: “Le Parti communiste français envoyait les listes de ses cadres dirigeants pour confirmation à Moscou; ces listes passaient d'abord par la section des cadres du Comintern, entièrement formée de collaborateurs du NKVD.” Qui faisait les listes sur la loyauté des membres et sympathisants du parti communiste suisse? Jules Humbert-Droz et Karl Hofmayer? Qui envoya Kamerzin en Espagne pour qu'il y soit tué? Curieusement, aucun historien suisse ne fit de recherches, de peur de devoir révéler les saloperies et traîtrises qui avaient eu lieu! A ce propos, les révélations de Zapatero et Garzon tournent courts car ils refusent de parler des assassinats et massacres commis par les Républicains et en particulier ceux décidés par Staline et exécutés par Carillo (14'000 morts).

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