Conférence d'Ella Maillart “Une jeune bourgeoise au pays des Soviets”

Pour son premier voyage en URSS qui lui permis d'écrire son premier livre (Parmi la jeunesse russe. De Moscou au Caucase. Paris, Fasquelle, 1932), Ella Maillart fut en contact avec le parti communiste suisse. A son retour, Le Drapeau rouge du 3 janvier 1931 fait un article relatant une conférence donnée par Ella Maillart et intitulée: "Une jeune bourgeoise au pays des Soviets".

«Devant une salle comble, Ella Maillart a parlé de ce qu'elle a vu en URSS durant les quelques mois qu'elle y a séjourné, de mai à novembre 1930. Si les uns sont venus entendre des histoires terrifiantes, qu'ils n'entendirent pas, la jeune conférencière n'en ayant point vue, ce sont ses propres paroles.

[…] Mlle Maillart avertit ses auditeurs que d'une façon générale, nous étions assez mal renseignés sur la Russie, et que devant notre ignorance elle se sentait le devoir de ne pas garder pour elle ce qu'elle vu là-bas.

Le reste est toujours la longue litanie des mensonges édifiants sur "la patrie des travailleurs". Mais, son devoir d'informer sur l'URSS va s'étioler à son retour de son 2e voyage où elle avait vu la misère et la famine des travailleurs, à Moscou et dans le Turkestan, sans oublier ses amis déportés en Sibérie. Curieusement, le Drapeau rouge n'en parle pas non plus! Toujours l'amnésie complice des crimes communistes qui continue de sévir au XXIe siècle!

“Terminons en disant que le Journal de Genève a montré une fois de plus son évidente mauvaise foi en ce qui concerne la Russie, par sa critique. La Tribune de Genève, si elle y alla de sa petite méchanceté, fut au moins honnête.” Fin d'un article non signé!

Ella Maillart, aveuglée ou par complaisance affirme: “que le sort des paysans non collectivisés est extrêment dur [ndlr: comme celui des collectivisés! De toute manière le parti a décidé et si un paysan résiste, on l'accuse d'être un «ennemi du peuple» et le GPU lui règle son compte], que le peuple a confiance dans son Plan quinquennal qui fera de lui un pays indépendant, que le pain est très bon”. Alors que la collectivisation a été fait sous la terreur de l'armée et du GPU, qu'il y eut des fusillés et de plus nombreux déportés.

Maillart

“Terminons en disant que le Journal de Genève a montré une fois de plus son évidente mauvaise foi en ce qui concerne la Russie, par sa critique. La Tribune de Genève, si elle y alla de sa petite méchanceté, fut au moins honnête.” Fin d'un article non signé!

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