Dr Georges Lodygensky, La Terreur rouge, Genève 1922
Le terrorisme d'état, base de léninisme pour imposer sa dictature présentée de manière totalement fallacieuse de dictature du prolétariat alors qu'il s'agit de la dictature contre le prolétariat: le parti-état communiste contre le peuple
Révolutionnaire: personne séduisant le peuple par de fausses promesses pour conquérir le pouvoir. Cela obtenu, il fait de nouvelles promesses tout liquidant ceux qui ont crus aux premières, et ainsi de suite: tromperie, répression, nouvelle tromperie, nouvelle répression. Tout comme Lénine et son gang d'assassins du Sovnarkom qui ont conquis la Russie aux forceps par le sang et les larmes, toutes ces vies brisées pour imposer son régime pervers et malsain, avec ses courtisans: une nouvelle bourgeoisie du parti-état. Ces horreurs furent masquées par des tromperies organisées systématiquement pour maintenir l'illusion d'une révolution faite par le peuple alors qu'il s'agissait d'un coup d'état imposant par la terreur son pouvoir contre le peuple. En plus de créer et de développer l'appareil de répression, Lénine détruit la liberté de la presse et érige un appareil de tromperie qui aura des ramifications dans le monde entier. Aujourd'hui encore, des statues, des rues Lénine, des des musées, des livres dont des manuels scolaires, persistent dans ce méga-mensonge du bon Lénine. Officiellement toute cette horreur est niée mais organisée et les tchékistes sont célébrés, récompensés - tout communiste doit être un bon tchékiste (Lénine)
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Ce rapport du Dr Georges Lodygensky, membre du CICR, a été publié en 1922, se trouve dans les archives du CICR, mais cette publication ne fait pas du tout référence au CICR sauf aux dernières pages et pour les. Résolutions adoptées par la Xe Conférence Internationale de la Croix-Rouge Dr Georges Lodygensky, La Terreur rouge |
Mais 1922, c'est aussi une terrible famine en Russie, conséquence du coup d'état d'octobre 1917 qui déclenche une guerre civile menée par le parti bolchévique afin d'imposer par le sang et les larmes le communisme aux peuples de l'empire des Romanov, et contre la volonté de ceux-ci. Lénine a reconstitué, par la force, cet empire, opération masquée par les tromperies des Bolchéviks sur l'égalité des peuples, la lutte contre le colonialisme. En mars 1922, la guerre de conquête ayant été gagnée, Lénine profitant de la situation tragique qu'il a provoquée, organise la destruction de l'Eglise orthodoxe tout en créant une nouvelle église au service du parti-état. Cette guerre contre l'orthodoxie a entraîné la destruction des importants réseaux caritatifs de cette institution, ce qui a encore amplifié la misère et la famine. A Genève, un comité international pour aider les victimes de la famine a été fondé par diverses personnalités et organisations dont le CICR et la Ligue des Nations dont Nansen faisait partie. Ce comité a été un bulletin appelé la Famine.

A noter que la Grande famine de 1932-33, provoquée à nouveau par le régime communiste mais que ce dernier nia totalement ce qui empêchera tout secours aux millions de victimes. Woldemar Wohlmar tenta, malgré la répression, de fournir aux Suisses des colis alimentaires.

Pour ne pas être un prétexte du gouvernement de Lénine pour nuir à cette très importante opération humanitaire, et pour préserver la fonction de Woldemar Wohlmar, qui sous le couvert d'être le délégué du CICR en Russie pour assurer la protection des Suisses encore en Russie, jouera avec succès le rôle de consul de Suisse.
Préface, page 1: La question de la terreur rouge en Russie nous occupe depuis des années. Dès son début, elle nous a apparue comme un crime qui souille l'Humanité, anéantit les bienfits de notre civilisation, acquis avec tant d'effors et tant de sacrifices. Nous estimons que le crime de la terreur rouge est particulièrement odieux et néfaste, car il n'est pas une manifestation élémentaire d'une foule inconsciente, mais une doctrine sciemment pesée et officiellement décrétée
Préface, page 2: de la terreur rouge a pu exister 4 ans et existera on ne sait encore combien. L'heure actuelle paraît opportune pour résumer une situation qui évidemment ne peut être tolérée plus longtemps. Nous avons le ferme espoir que les Gouvernements et les grandes organisations humanitaires, chacune dans leur domaine, réaliseront enfin l'effort nécessaire pour faire respecter le droit des gens par les bolchévistes et supprimer les souffrances qui font honte à notre civilisation.
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la soi-disante supression de la "Tchéka" et une relâche de la terreur. Nous avons d'un constater que ces informations ne sont qu'un manoeuvre de propagande: le pouvoir bolchéviste est plus que jamais résolu à faire durer le régime de terreur, quitte à changer le nom des institutions d'inquisition, ou d'entreprendre d'autres camouflages, destinés à tromper l'opinion publique
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Pendant la première période la terreur avait un caractère non organisé. Elle se manifestait par des massacres en masse de tous ceux qui paraissaient ne pas sympathiser au niveau régime. Les dirigents bolchévistes, n'ayant pas encore en mains l'organisation spéciale nécessaire, utilisaient leurs talents démagogiques pour diriger les bas instincts de la foule vers le pillage et le meurtre de leurs ennemis.
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Les victimes de la terreur rouge. Pendant la première période de la terreur rouge en Russie, c'étaient surtout les officiers, les élèves des écoles et les intellectuels, qui furent ses victimes. On peut affirme, que tous les intellectuels en Russie, sauf le petit nombre de ceux, qui se mirent à collaborer activement avec les Soviéts, furent livrés à l'oppression et au pillage. Dans la suite, les catégories des victimes de la terreur se modifièrent sensiblement. Les paysans, les travailleurs, les petits employées, ayant fait connaissance des résultats néfastes du régime communiste, renforcèrent les cadres de ses ennemis et furent impitoyablement poursuivis par la Tchéka. Signalons le grand nombre de prêtres fusillés ou jetés en prison. Petit à petit on a vu la terreur rouge s'élargir et étreindre toutes les couches de la population, ne faisant aucune excpetion pour les vieillards, les malades, les femmes et même les enfants.
Le nombre de victimes de la terreur. Il est extrêment difficile de donner le nombre exact des victimes de la terreur, car, naturellement, aucun enregistrement n'a été possible. En résumant les données que nous possédons concernant les diverses localités de la Russie on est amené à croire que le nombre total de ceux qui ont péri sous les coups de la terreur doit atteindre un million de personnes. Rien qu'en 1921 plus de 100'000 personnes
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été massacrées en Crimée. Une grande partie de la population urbaine, surtout les intellectuels, a passé dans les prisons, les camps de concentration et les travaux forcés bolchévistes. Le nombre actuel des détenus et des otages dans le prison et les camps de concentration doit atteindre un million de personnes. Le nombre de personnes quotidiennement mises à mort en Russie soviétique, varie suivant les événements et atteint souvent quelques milliers. Organisation de la terreur [
] La Tchéka est un des ministères les plus importants du Gouvernement soviétique, l'appui principal et la force réelle du pouvoir. C'est un vaste bureau, dont les agents travaillent tant en Russie qu'à l'étranger.
Page 5: Gouvernement soviétique et de l'Armée rouge sont en liaison étroite avec la Tchéka, qui administre aussi les tribunaux et la police militaire. Il est extrêment important de se rendre exactement compte de ce qu'est le personnel de la Tchéka. Il est tout à fait évident que la besogne sanglante de cette institution n'a pas pu attirer les gens de coeur, de principes et de bien. Au contraire, la possibilité de manifester en toute liberté ses instincts bestiaux ou sadistes et de s'enrichir au profit de son prochain a appelé au sein des Commissions Extraordinaires les éléments les plus louches, grossiers, dépravés, amoraux et même anormaux.
Les bolchévistes ont su utiliser les divergences nationales en attirant au sein de la Tchéka des étrangers, inspirés de haine irréconciliable envers le peuple russe. [
] Cet élite du mal a reçu droit sur la vie et la mort de la population à la seule condition de servir la cause du pouvoir bolchéviste. [
] Il y a des personnes qui cherchent à excuser les dirigeants bolchévistes, affirmant qu'on ne peut les rendre responsable des agissements des criminels de la Tchéka. Cette affirmation prouve un manque d'information inexcusable. La Commission Extraordinaire est étroitement liée au partie communiste et chacune de ses sections est dirigée par des membres du parti communiste.
Page 6: Un grand nombre de
communistes assurent le fonctionnement de diverses sections y inclus les fonctions de simples bourreaux.
La Tchéka.a rallié autour d'elle non seulement des communistes, mais des criminels, aussi russes qu'internationaux. La Tchéka est accusateur, juge, jury et bourreau, avec un pouvoir absolu de vie et de mort, et pour rendre plus efficace la puissance plénière dont elle dispose, cette police secrète, a développé dans chaque ville et chaque village du territoire russe le plus complet système d'espions, d'informations et d'agents provocateurs
L'histoire montre qu'une minorité organisée et armée peut dominer par la terreur une majorité inorganisée. Par ses méthodes de calomnie, de corruption et de meurtre, la Tchéka a établi un régime de terreur tel qu'elle a placé le peuple russe dans une servitude abjecte. Les différents systèmes de la terreur. La terreur rouge s'applique à la population suivant plusieurs systèmes. Il y a tout d'abord le meurtre pur et simple qui frappe tous ceux qui sont suspectés d'antibolchévisme actif. Le Dr Georges Lodygensky décrit différentes méthodes de mise à mort dont la balle dans la nuque. Il affirme que les condamnés devaient se déshabiller afin que les biens qui reviennent au tchékiste ne soit pas abimés.

La balle dans la nuque: la signature du GPU-NKVD
Page 7: La méthode la plus fréquemment appliquée de la torture morale est celle d'abattre les condamnés sous les yeux des autres détenus, qu'on veut forcer à avouer. [
] A Karkhov, en 1919, le chef de la Tchéka locale faisait tremper les mains les mains des inculpés dans l'eau bouillante, puis arracher cette eau des mains; on a retrouvé des "gants" pareils après l'évacuation de la ville par les bolchéviks. [
] En dehors du meurtre, la Tchéka emploie emploie bien d'autres méthodes pour terroriser la population
Page 8: Il y a tellement de personnes à emprisonner pour être le plus souvent tuée que le système pénitentiaire tsariste ne suffit plus. Les agents de la Tchéka s'installe dans les meilleurs maisons avec des cours et des caves pour pour exécuter les prisonniers. Le ravitaillement des prisonniers est occasionnel. les bolchévistes ont organisé un grand nombre de camp de concentration dans différentes régions de Russie. [
] Les travaux forcés pour la bourgeoisie ont occupé une place très considérable dans le système de la terreur rouge. [
] En même temps on encerclait certaines régions de la ville et y arrêtait tous ceux qui ne pouvaient prouver leur lien avec le parti communiste. Les contingents ainsi obtenus étaient envoyés aux travaux sans même que le temps leur fût donnée de mettre leurs affaires en ordre et se munir de linge et de ravitaillement. Il est facile de se figurer les drames de familles et toutes les souffrances sans bornes auxquelle donna lieu de système effroyable.
Page 9: Signalons comme cas particulier de ce système l'envoi des femmes appartenant aux familles bourgeoises dans les casernes militaires pour les nettoyer et laver les planchers. Il va sans dire que pendant ces travaux,aucune protection n'était assurée à ces malheureuses.
En dehors de ceux qui furent et sont arrêtés pour des soi-disants crimes contre le pouvoir soviétique, un système inconnu dans les pays civilisés fut inaugurés et largement pratiqué par le pouvir bolchévique. C'est le système des otages. Des centaines de milliers de gens furent arrêtés et mis à mort pour la seule faute d'appartenir à certaine classe ou un certain groupe qui paraissait hostiles au Gouvernement soviétique.
Lodygensky fait une liste évidemment pas exhaustive des massacres de masse: Léningrad après l'assassinat d'Ouritzky - 8'000, le nombre ayant paru insuffisant, on procéda à de nouvelles arrestations, on procéda à une boucherie grandiose, Kiev en 1919
Ces épisodes sanglantes sont tellement familiers au régime bolchévique qu'il faudrait des volumes pour en relater les détails.
Le secours aux victimes de la terreur rouge. Il serait peut-être prématuré de traiter ici ce chapitre en détail. puisque, à la grande honte de l'Humanité, la Tchéka existe et veille encore. D'autre part, nous avons déjà parlé de cette question dans des articles, parus dans la Revue Internationale de la Croix-Rouge,
Page 10: Dès le début de la guerre civile en Russie et la proclamation de la "Terreur rouge", l'ancienne Croix-Rouge russe et quelques personnes dévouées, en dehors de cette institution, prirent l'initiative de l'organisation des secours aux détenus et à leurs familles. En janvier 1918, lors de la première occupation de Kiev par les armées bolchévistes, un large secours aux détenus fut organisée [
] Un an après, sur l'initiative du Dr Lodygensky, un "Comité International de Secours aux Victimes de la Guerre civile" fut constitué à Kiev - Revue Internationale de la Croix-Rouge (juin 1919 et octobre 1920).
Page 11: Lénine empêche aux organisations humanitaires étrangères d'entrer en Russie soviétique. La question des secours au peuple russe et, en particulier, aux victimes de la Guerre Civile fut discutée à la Xe Conférence Internationale de la Croix-Rouge (Genève, 30 mars - 7 Avril 1921 ). Au printemps 1921, l'entrée d'organisation humanitaire étrangère, encore impossible, mais en 1922 certaines organisations ont put faire leur entrée en Russie. [
] Emu par les nouvelles qui lui parvenaient quotidiennement sur le sort des détenus en Russie soviétique [ndlr - en fait de tous sauf ceux qui dirigent ou servent le régime bolchévique] le 4 décembre 1921, la Société Russe de la Croix-Rouge au CICR.
Conclusions Nous venons d'exposer en termes brefs et objectivement l'histoire, l'organisation et les effets de la terreur de la rouge, ainsi que les faibles tentatives d'apporter une amélioriation aux détenus.[
] Le drame de la famine a capté l'attention du monde entier et c'est à peine si l'on veut voir queque chose en dehors de ses conséquences. Cet état de choses a donné plus de libertés d'actions aux agents de la terreur, liberté dont ces derniers de sont empressés de profiter
Page 12: En même temps, le Gouvernement soviétique, ayant détruit le bien-être économique de la Russie et se voyant à bout de ressources matérielles, est obligé de solliciter le concours de l'étranger par une campagne de presse savamment organisée cherche à persuader l'opinion publique de l'Europe et de l'Amérique, que le régime bolchéviste est en train d'évoluer. Il ne nous appartient pas à juger ni la réalité, ni les dimensions de cette évolution. Ce qui nous intéresse à l'heure actuelle, c'est la constation indéniable que le régime de terreur en Russie continue toujours.
Le Dr Lodygensky expose les diverses astuces des bolchévistes pour faire croire à ce mensonge sur l'évolution positive du régime de Lénine. Mais Pour ceux qui sont mieux renseignés, cette contradiction entre liberté de débauche et de spéculation et la continuation de la terreur, ne fait que souligner l'horreur des dessous sanglants du bolchévisme. Suivant les chiffres officiels bolchévistes, 852'000 internés et otages - parmi eux, selon les aveux de la presse bolchéviste, des vieillards, des malades, des femmes et même des enfants - dépérissent actuellement dans leurs prisons et camps de concentration
Page 13: En effet, partout où le parti communiste est arrivé au pouvoir on l'a vu appliquer le système de terreur et de sang. En Hongrie, en Allemagne, en Lettonie, dans les pays du Caucase, en Mongolie, partout le pouvoir rouge a organisé des tortures, des massacres d'otages, des perquisitions et des réquisitions en masses, des travaux forcés pour la soi-disante bourgeoisie, etc. Partout les bas fonds et les éléments criminels de la population ont été appelé à soutenir l'avènement du pouvoir bolchéviste, qui a su diriger les instincts féroces de la foule inculte vers le meurtre et le pillage.
C'est pourquoi nous terminons notre mémoire par l'affirmation, que si l'Humanité tient à sa civilisation actuelle, si elle a conservé assez de force pour la préserver d'un écroulement définitif, elle doit enfin abandonner son attitude passive envers les crimes du bolchévisme. Elle doit les condamner sans réserve, avec l'autorité et retentissement nécessaire. Elle doit affirmer enfin, qu'un groupement politique, qui ose se servir des méthodes bolchévistes n'a aucun droit de prétendre à une place quelconque dans le monde civilisé. En même temps les souffrances des Russes et des étrangers, qui ont été si longtemps oubliés dans les prisons bolchévistes, imposent le devoir d'une intervention immédiate en leur faveur.
Et pour terminer le Dr Lodygensky demande de travailler incessamment à:
1. La condamnation sans réserves du système de la terreur rouge;
2. La cessation de la terreur rouge en Russie;
3. La libération des otages et des détenus politiques dans la Russie des Soviets;
4. L'envoi d'une Commission du CICR qui aurait pour but de visiter les lieux de détention bolchévistes;
5. L'amélioration du régime des lieux de détention selon les normes des pays civilisés.
87 ans plus tard, ces objectifs ne sont toujours pas atteints!!!
Le document se termine par les Résolutions adoptées par la Xe Conférence Internationale de la Croix-Rouge (Avril 1921, Genève).