Dr Georges Lodygensky, “La Terreur rouge”, Genève 1922

Lénine et son gang d'assassins du Sovnarkom, a conquis la Russie aux forceps par le sang et les larmes, tous ces vies brisées pour imposer son régime et ses courtisans, une nouvelle bourgeoisie du parti-état. Ces horreurs furent masquées par des tromperies organisées systématiquement pour maintenir l'illusion d'une révolution faite par le peuple alors qu'il s'agissait d'un coup d'état imposant par la terreur son pouvoir contre le peuple. En plus de créer et de développer l'appareil de répression, Lénine détruit la liberté de la presse et érige un appareil de tromperie qui aura des ramifications dans le monde entier.

Quant au nombre de victimes, le Dr Georges Lodygensky est bien de réalité mais il décrit la construction de l'appareil de répression et de liquidation qui survit encore aujourd'hui.


“sions exceptionnellement féroces. Du reste, six mois après, le décret, qui ne s'appliquait pas aux tribunaux militaires, fût abrogé. En résumant nous devons constater, que la terreur rouge en Russie a continué sans relâche pendant les quatre années du bolchévisme et comme nous le verrons plus bas, elle continue encore actuellement.

Les victimes de la terreur rouge

Pendant la première période de la terreur rouge en Russie, c'étaient surtout les officiers, les élèves des écoles et les intellectuels, qui furent ses victimes. On peut affirme, que tous les intellectuels en Russie, sauf le petit nombre de ceux, qui se mirent à collaborer activement avec les Soviéts, furent livrés à l'oppression et au pillage. Dans la suite, les catégories des victimes de la terreur se modifièrent sensiblement. Les paysans, les travailleurs, les petits employées, ayant fait connaissance des résultats néfastes du régime communiste, renforcèrent les cadres de ses ennemis et furent impitoyablement poursuivis par la Tchéka. Signalons le grand nombre de prêtres fusillés ou jetés en prison. Petit à petit on a vu la terreur rouge s'élargir et étreindre toutes les couches de la population, ne faisant aucune exception pour les vieillards, les malades, les femmes et même les enfants.

Le gouvernement soviétique, ayant de prime abord aboli la propriété privée et le commerce libre, dès ce moment envisagea comme un crime toute occupation ayant trait à la défense de cette propriété et au commerce. C'est ainsi que pendant les quatre dernières années, la Tchéka emprisonna et fusilla des milliers de gens, traités de "spéculateurs" et qui cherchaient à sauver leurs vies par affaires peu importantes de troc et de commerce. Actuellement les bolchévistes cherchent ou font semblant de rétablir le commerce libre, ayant compris l'impossibilité de continuer leur expérience communiste. On se demande après cela, comment pardonner les meurtres inutiles des années précédentes, dont nous venons de parler?

Le nombre de victimes de la terreur

Il est extrêment difficile de donner le nombre exact des victimes de la terreur, car, naturellement, aucun enregistrement n'a été possible. En résumant les données que nous possédons concernant les diverses localités de la Russie on est amené à croire que le nombre total de ceux qui ont péri sous les coups de la terreur doit atteindre un million de personnes. Rien qu'en 1921 plus de 100'000 personnes

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