Dr Georges Lodygensky, La Terreur rouge, Genève 1922
Désolé de contredire le Dr Lodygensky mais, dès juin 1917, la terreur de Lénine cibla les politiciens social-démocrates membres du gouvernement et des leaders socialistes-révolutionnaires. Si le gouvernement de Kerensky se terraient dans le Palais d'Hiver, c'était parce ses membres savaient que des attentats été organisés pour les assassiner! De plus, étaient éliminés tous ceux qui accusaient Lénine d'être un agent de l'Allemagne impériale, ce qui était la vérité!
LA TERREUR ROUGE.
Historique
La terreur rouge en Russie a commencé du moment de la prise du pouvoir par les bolchévistes (7 novembre 1917, [donc 13 jours plus tôt selon le calendrier grégorien, c'est-à-dire en octobre]). Pendant la première période la terreur avait un caractère non organisé. Elle se manifestait par des massacres en masse de tous ceux qui paraissaient ne pas sympathiser au niveau régime. Les dirigents bolchévistes, n'ayant pas encore en mains l'organisation spéciale nécessaire, utilisaient leurs talents démagogiques pour diriger les bas instincts de la foule vers le pillage et le meurtre de leurs ennemis. En même temps ils travaillaient à la constitution spéciale - la "Tché-ka".
Déjà du temps de M. Kerensky - leader socialiste, Ministre Président de juin à octobre 1917 - fut organisée une institution, nommée "Commission Extraordinaire Panrusse pour combattre la contre-révolution et la spéculation", par abréviation " "Tché-ka". Cette commission ne fonctionnait presque pas jusqu'à la révolution communiste du 7 novembre 1917. Les bolchévistes utilisèrent l'institution pour l'organiser en un puissant appareil de la terreur. La Tchéka fut investie de pleins pouvoirs pour exterminer les ennemis du communisme, les suspects et pour réduire au silence les esprits libres.
Depuis novembre 1917 le Gouvernement bolchéviste a publié au centre ainsi qu'en province un grand nombre de décrets, proclamant la terreur rouge et confirmant la nécessité de l'appliquer sans aucune réserve, en dehors de tout sentiment d'humanité et de miséricorde.
Les quelques décrets, faisant allusion à une relâche de la terreur rouge, notamment le décret supprimant la peine de mort publié en 1920, ne furent que des simples actes de propagande, destinés à influencer l'opinion publique à l'étranger et à tromper les esprits faibles parmi les ennemis du communisme en Russie. En pratique la terreur continuait sans interruption et la publication du décret, abolissant la peine de mort, fut suivie au Sud de la Russie, de massacres et répres-