Les amis, on devrait plutôt dire les complices du sanglant dictateur

Robert Mugabe tout beau tout neuf, auréolé de la lutte contre l'odieuse puissance coloniale, la Grande Bretagne qui a pourtant été gouvernée par des socialistes, même du temps des colonies, a été, au début, le chouchou de la gauche.

La communauté de développement d'Afrique australe (SADC)
L'Union africaine (UA)
3 alliés de poids : la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud. Et des pays amis comme Cuba et le Venezuela. L'Internationale socialiste

Après avoir volé et assassiné les riches, tous le monde devient pauvre sauf le leader socialiste avec ses groupies, ses larbins, ses bonimenteurs (journalistes, écrivains, reporters, etc.) et ses exécutants.


Mugabe, fossoyeur de son peuple

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=2164
Michel Arnaud, le 28-03-2008

Envers et contre tout, Robert Mugabe brigue à 84 ans un sixième mandat et les pleins pouvoirs, à l’occasion des élections générales (présidentielle, législatives, sénatoriales et municipales) de ce 29 mars. À la tête de l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), Robert Mugabe est au pouvoir depuis 1980, date de l’indépendance de l’ex-Rhodésie du Sud. Sa dictature ubuesque s’est renforcée au fil des années et son pays est en faillite complète. L’inflation a atteint le taux ahurissant de 100 000 %, un record mondial. Près de 80 % de la population est au chômage. Dans ce pays naguère exportateur de produits vivriers, les pénuries alimentaires sont quotidiennes. La nourriture de base doit être importée. L’espérance de vie des 13 millions de Zimbabwéens ne dépasse pas 37 ans.

Dans un rapport intitulé C’est reparti pour un tour, l’organisation américaine Human Rights Watch affirme que « de sérieux vices de forme électoraux et des violations des droits de l’homme par le gouvernement sabotent tout espoir sérieux d’élections libres et justes ». Depuis la réélection truquée de Mugabe en 2002, le Zimbabwe subit des sanctions de la part de Washington, Londres et Bruxelles. Mugabe a claqué la porte du Commonwealth en 2003. Le régime a donc refusé aux États-Unis, à l’Union européenne et au Commonwealth l’envoi d’observateurs internationaux. «Ceux qui pensent qu’une élection n’est juste et libre que lorsque l’opposition gagne ont été exclus, dès lors que le parti au pouvoir, la Zanu-PF, est en route vers un nouveau triomphe », explique Simbarashe Mumbengegwi, le ministre des Affaires étrangères.
Les pays amis de Mugabe sont l’Iran, le Venezuela, la Chine ou la Russie. Avec quelques organisations panafricaines, ils sont les seuls autorisés à suivre ces élections. Le pouvoir a aussi clairement menacé l’opposition de représailles sanglantes, pour prévenir tout scénario à la kényane. «Nous n’autoriserons pas des marionnettes à prendre le pouvoir », prévient Augustine Chihuri, chef de la police.

Morgan Tsvangirai et Simba Makoni sont les deux principaux rivaux de Mugabe pour la présidentielle. Le dictateur les traite de « prostitués » et de « charlatans ». Opposant de longue date, Tsvangirai dirige le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Il a été tabassé sur ordre de Mugabe en mars 2007 et les photos de son visage tuméfié ont fait le tour de la planète. Il a placé la reconstruction économique au coeur de sa campagne.

“Avec Mugabe, c’est clair, il n’y a aucun avenir du tout”

Âgé de 57 ans, Makoni représente une menace sérieuse pour le pouvoir. Ancien ministre des Finances de 2000 à 2002, dissident de fraîche date, il bénéficie du soutien de l’ancien ministre de l’Intérieur, Dumiso Dabengwa, et de l’ex-président du Parlement, Cyril Ndebele. Candidat indépendant, il souhaite former un gouvernement d’union nationale entre la Zanu-PF et le MDC.

Makoni avait eu le courage de critiquer la brutale réforme agraire du début des années 2000 : la quasi-totalité des 5000 derniers agriculteurs blancs du pays ont été expropriés manu militari (une trentaine d’entre eux ont été tués), souvent au profit d’apparatchiks du régime. Cette politique est à l’origine de la ruine du pays. Les terres mises en valeur et soignées par les Blancs pendant des décennies ont vu leurs rendements s’effondrer et sont même parfois devenues improductives.

Explication de l’économiste John Robertson, dans le quotidien suisse le Temps : « Le clientélisme qui a présidé à la redistribution des terres a créé les conditions d’une spirale infernale : effondrement de la productivité, pénurie de produits, inflation, chute du dollar zimbabwéen. » L’hebdomadaire Standard, l’une des dernières voix indépendantes du Zimbabwe, vient de résumer la situation : « Que Makoni puisse apporter quelque chose de différent reste encore une question sans réponse. Ce qui est clair, c’est qu’avec Mugabe, il n’y aucun avenir du tout. »

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