Mugabe pas fou mais un escroc malin, comme son ami Jean Ziegler, des parasites qui savent vivre aux crochets du peuple

Fin juin 2008, sur les ondes de la RSR, dans le journal de 18h00 de la radio romande, une interview de Jean Ziegler qui fait savoir que Robert Mugabe serait devenu fou. Soudainement? Si Mugabe est le fou, qu'est devenu Jean Ziegler, l'ami des dictateurs meurtriés (Kim Il-Sung, Mengistu, Kadhafi, Castro, etc…) et Mugabe.

Que va faire le représentant de l'Onu nommé au Droits de l'Homme récemment pour aider le peuple du Zimbabwe, victime de son ami Robert Mugabe? Rien, comme d'habitude! On ne peut soutenir en même temps le peuple et son bourreau, comme le fait Jean Ziegler depuis plus de 40 ans. Pas grave, il gagne un pactole à l'Onu et en cumulant sa retraite, il est un des millionnaires à la rose, comprendre un socialiste dont une fausse empathie avec les pauvres lui a permis de de devenir riche!


«Je constate que Mugabe est devenu fou» DEPUIS QUAND?

L'Hebdo du 26.06.2008. Par Michel Audétat

Jean Ziegler. Pour le Genevois, le président du Zimbabwe était une grande figure de l’émancipation africaine. Aujourd’hui, il a cessé de le soutenir.
 
Jean Ziegler connaît bien Robert Mugabe, il l’a rencontré à plusieurs reprises, et il en parle dans L’empire de la honte (qui vient de reparaître en édition de poche). «Mugabe a historiquement et moralement raison», avait-il déclaré à propos de sa politique d’expropriation des fermiers blancs. Mais aujourd’hui, alors que l’opposant Morgan Tsvangirai vient d’annoncer son retrait du scrutin présidentiel, le sociologue genevois donne tort au président du Zimbabwe.

Le régime de Mugabe suscite l’indignation de la communauté internationale. Vous la partagez?
Totalement. Morgan Tsvangirai a raison: je ne me range pas du côté de ceux qui lui reprochent d’abandonner le combat, car il serait irresponsable de le poursuivre dans ces conditions de dictature où ses partisans se font massacrer. C’est une farce sanglante et toute la société zimbabwéenne est désormais contre Mugabe.

Vous l’avez pourtant longtemps soutenu…
Je lui ai donné raison sur un point essentiel. En 1979, les accords de Lancaster House ont mis fin à un régime effroyable, mais ils promettaient aussi une réforme agraire qui devait être conduite avec l’appui de l’Angleterre. Or, le gouvernement travailliste anglais est tombé après les avoir signés, les conservateurs sont revenus, et la promesse de la réforme agraire a été trahie. [EVIDEMMENT, C'EST LA FAUTE A LA GRANDE BRETAGNE] J’ai donc soutenu Mugabe quand il a décidé de la mettre en œuvre unilatéralement à partir de 2000. Le Zimbabwe était un pays où 90% des meilleures terres étaient détenues par des fermiers blancs alors que, autour de Harare, les paysans sans terre peuplaient d’immenses ceintures de bidonvilles.

En désorganisant l’agriculture, cette réforme a cependant amené la famine dans un pays qui était jusqu’alors le grenier de l’Afrique australe.
Mugabe n’avait pas les moyens de la mener à bien parce qu’il fallait créer des infrastructures et remplacer le capital blanc qui s’en était allé. La réforme agraire a en outre libéré d’immenses convoitises. Le chaos a débouché sur la famine et Mugabe est entré dans une spirale de paranoïa répressive. Symboliquement, sur le plan de la dignité, cette réforme a été cependant bénéfique. [SANS BLAGUES!]

Constater la faillite de Mugabe, c’est douloureux pour vous?
Il est toujours douloureux de découvrir la perversion chez quelqu’un que l’on a admiré. A la libération, j’étais à Harare et j’en garde un souvenir magnifique: Mugabe a été un personnage de la stature de Patrice Lumumba! Mais je suis obligé de constater aujourd’hui qu’il semble être devenu fou.

Si vous l’aviez devant vous, que lui diriez-vous?
De se retirer dans sa ferme. Il a une femme jeune et jolie; il devrait s’en occuper.

Mugabe Ziegler

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