Les archives de la Securitatae enfin accessibles aux victimes de la dictature communiste

Reportage de Frédéric Crotta, envoye spécial, diffusé le 22 décembre 2009 sur le journal d'A2. Sous le titre “Les dossiers noirs de la Securitatae”, une importante avancée de la démocratie, l'accès aux 24 kilomètres linéraires de ragots et de dénonciations, une des armes absolument nécesaire au régime pour se maintenir contre le peuple. Dans la banlieue de Bucarest, sous la direction du Conseil national des archives de la Securitatae, ces documents dont on ne sait pas s'ils n'ont pas été filtrés, sont enfin accessibles, une des étapes nécessaires de la décommunisation de la Roumanie, l'autre serait que les cadres du parti-état soient jugés!

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Dans la proche banlieue de Bucarest, un grand bâtiment du Conseil national des archives de la Securitatae

Le reportage mentionne que près de 500'000 individus, de manière forcée ou bénévole, ont collaboré à la répression.

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24 kilomètres linéaires de dossiers

Depuis l'opération “Pavel Morozov”, Staline a appelé à dénoncer tous les «ennemis du peuple» y compris ses parents. Par chantage ou sous la promesse de ne pas être arrêté, déporté ou fusillé, dans les griffes de la police politique du régime communiste, au seul service des leaders du parti-état, de nombreux individus ont accusés, dénoncés de faits réels ou inventés. Combien de Roumains ont-ils été arrêtés, emprisonnés ou tués?

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Dans des salles de consultation, de nombres drames continuent à blesser le peuple: apprendre l'identité des délateurs, parfois des membres de sa propre famille. Le communisme, ce n'est pas seulement la misère et la terreur, c'est aussi l'avilissement forcé imposé par celui des dirigeants, tous des menteurs meurtriers, crétins pour qui les mots de compassion et de beauté dépassent leur capacités.

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Dommage que le palais du roi communiste ne soit pas utilisé pour les archives;
Lloccasion de visiter les cellules minuscules et les chambres de torture au sous-sol

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