Le printemps de Prague écrasé en automne: le socialisme à visage humain avec
nom donné à la période du 5 janvier au 21 août 1968: de la nomination de Dubcek à l'intervention de l'armée soviétique
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Les accords de Yalta et Potsdam ont accordé, comme le pacte germano-soviétique, de nouveaux territoires à Staline, le dictateur de l'empire soviétique. Alors que le pacte de l'Atlantique imposé à Churchill par Roosevelt interdisait toute prise de territoire à l'issue de la guerre, Roosevelt a cédé sur tous les points à Staline. Selon ces accords, la Tchécoslovaquie, de même que la Hongrie ne devaient pas tomber sous la coupe de l'URSS, la Pologne était trahie à Téhéran déjà. Mais Staline fit semblant de respecter ces clauses tout en trichant: il manoeuvre en usant de la terreur, l'armée rouge et le KGB opérant dans ces pays, et put installer des gouvernements fantôches à sa botte. Malgré la terreur et le bourrage de crânes, de nombreux Tchèques ont persisté à lutter pour une véritable indépendance de leur pays. Au printemps 1968, quelques poignées de courageux ont osé affronter l'URSS qui cachait la colonisation de la Tchécoslovaquie sous couvert de relations entre pays frères. L'espoir apporté par la nomination d'Alexandre Dubcek au poste de premier secrétaire du parti communiste tchécoslovaque le 5 janvier 1968 qui a réussi à écarter Novotny, larbin de l'URSS, cet espoir durera le temps d'un printemps. Brejnev, le tsar rouge, craint le mauvais exemple donné par Dubcek voulant démocratiser le pays et aussi le libérer du joug soviétique. Il faut arrêter cette menace par le sang et les larmes, les morts, les arrestations, et l'exil forcé! |
Comme d'habitude, la répression visible sera poursuivie par l'action du KGB et de sa filiale en Tchécoslovaquie, comme pour Berlin-Est (1953), Budapest (1956), Pologne (mars 1968) et ailleurs.
Alors qu'en France, Cohn-Bendit provoque des émeutes à la Sorbonne pour accéder aux dortoirs des filles, les chars soviétiques écrasaient la jeunesse tchèque. La gauche ne fit rien comme d'habitude quand un peuple est massacré par un régime communiste!
Leonid Ilitch Brejnev (1906-1982) accède au pouvoir en 1964, à la faveur dune révolution de palais dont est victime Nikita Khrouchtchev et qui met fin à la destalinisation. Jusquen août 1968, son régime tolère certains débats et une certaine liberté de création mais, après lintervention en Tchécoslovaquie, la chape de plomb retombe. En politique extérieur, Brejnev continue pour la détente et le désarmement. Mais, après Prague, il y aura la normalisation sur les démocraties de l'Est, l'intervention en Afghanistan pour sauver le régime communiste, les pressions sur la Pologne
et aussi le goulag psychiatrique.