Après l'institut de mémoire, le gouvernement de la Tchéquie qui assume la présidence de l'Union européenne en mars 2009, continue de dénoncer l'occupatio soviétique et le communisme. “Jana Hybaskova estime qu’à la différence des régimes fasciste et nazi, le travail de mémoire du communisme reste à faire.”. Ce qui est totalement vrai, les crimes communistes sont occultés par une conspiration qui a réécrit l'histoire du XXe siècle et qui pratique une amnésie complice.


L’institut pour l’étude des régimes totalitaires officiellement inauguré

L’Institut pour l’étude des régimes totalitaires, organisation chargée de mener des recherches sur les périodes du communisme et de l’occupation nazie de la Tchécoslovaquie, a débuté ses activités, vendredi, à Prague. L’Institut a déjà rassemblé les documents relatifs aux activités de la STB, sécurité d’Etat du régime communiste. L’Institut permettra notamment aux personnes demandeuses de consulter les dossiers des archives de la STB, d’obtenir les informations nécessaires pour les examens d’intégrité et aidera l’Office national de Sécurité à réaliser l’examen des personnes qui auront l’accès aux documents secrets. La direction de l’Institut pour l’étude des régimes totalitaires a été confiée à l’historien Pavel Zacek.

Prague propose d’étudier les régimes totalitaires au niveau européen

Par Zuzana Loubet del Bayle (sources: CTK, ct24.cz)
http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1087
Dépêche publiée le 20/03/2009

La présidence tchèque de l’Union européenne propose aux 27 Etats membres de mettre en place une plate-forme européenne commune capable de coordonner l’étude des régimes totalitaires, notamment du régime communiste. L’ancien président tchèque Vaclav Havel a exprimé son soutien à ce projet: «Au XXe siècle, l’Europe a diffusé dans le monde deux systèmes politiques dont la réalisation pratique a eu des conséquences tragiques. C’est pourquoi j’estime qu’elle doit en tirer des leçons pour les transmettre aux générations futures».

Le vice-Premier ministre tchèque, Alexandre Vondra, l’eurodéputé Jana Hybaskova ainsi que l’Institut tchèque d’étude des régimes totalitaires sont à l’origine de cette initiative
. Ils comptent profiter des débats à l’occasion du 20e anniversaire de la chute du communisme en Europe centrale et orientale pour rappeler au grand public les exactions et l’héritage de ces régimes.
Jana Hybaskova estime qu’à la différence des régimes fasciste et nazi, le travail de mémoire du communisme reste à faire. Par ce travail, Prague compte rendre hommage aux victimes des régimes communistes, considérant qu’elles n’ont pas encore été suffisamment dédommagées. Dans sa lettre adressée aux députés européens, Vaclav Havel partage leur point de vue: «Le communisme était un régime spécifique, car il concernait la société entière, chacun devenait à la fois sa victime et son complice. A la différence du nazisme où les agresseurs et les victimes étaient facilement identifiables, il était beaucoup plus insidieux

Au départ, la plate-forme devrait renforcer les contacts entre les instituts existants, qui étudient les régimes totalitaires dans les différents pays européens. Dans le cadre de cette coopération, on envisage la mise en place de projets internationaux ou d’un cadre juridique commun facilitant l’accès aux archives. Pour coordonner ces activités, un bureau pourrait être installé à Bruxelles ou même à Prague.

Les eurodéputés communistes tchèques se sentent directement concernés par ce projet: «Toutes ces tentatives d’imposer la même interprétation de l’histoire ont pour but de manipuler les gens», estime Miloslav Ransdorf. J.Hybaskova, elle, précise qu’il ne s’agit pas d’une initiative anti-communiste mais d’une tentative des Etats post-communistes de se réconcilier avec leur passé.

Fin mars, le Parlement européen va statuer sur la proposition tchèque. «Il s’agit d’un tournant historique, car cette question sera à l’ordre du jour pour la première fois depuis l’élargissement de l’UE en 2004», note Jana Hybaskova. A cette occasion, l’Institut d’étude des régimes totalitaires présentera également une nouvelle revue anglophone, qui s’intitule Derrière le rideau de fer. Elle a pour ambition de devenir une revue de référence dans le domaine, ouverte aux chercheurs de l’Europe entière.


http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do;jsessionid=90A9D0FBB529F6B8F3A591A58963705D.node1?secondRef=0&language=FR&type=OQ&reference=O-2008-0140

Questions parlementaires 9 décembre 2008 O-0140/08/rév.1QUESTION ORALE AVEC DÉBAT posée conformément à l'article 108 du règlement par Jana Hybasková, au nom du groupe PPE-DE à la Commission

 Objet: Conscience européenne et totalitarisme

Quelles suites la Commission entent-elle donner à la déclaration écrite 0044/2008 - P6_TA(2008)0439, adoptée par le Parlement le 9 septembre 2008, qui proclame le 23 août "Journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme"? Quelle est la réponse de la Commission à la déclaration de Prague, adoptée le 3 juin 2008 lors de la conférence de Prague sur le thème "Conscience européenne et communisme"?

La Commission est-elle favorable à la proposition de la déclaration de Prague concernant la création d'un Institut de la mémoire et de la conscience européennes, en tant qu'institut de recherche européen pour les études sur le totalitarisme et musée/mémorial paneuropéen pour l'ensemble des victimes de régimes totalitaires établissant une comparaison entre les crimes contre l'humanité commis par les régimes communistes totalitaires et ceux du nazisme?

Les régimes communistes totalitaires ont fait plus de 100 millions de victimes depuis le début du 19e siècle. Dans plusieurs pays, même si les partis communistes n'ont pas le pouvoir, ils n'ont pas pris publiquement leurs distances par rapport aux crimes des régimes communistes totalitaires ni condamné ces mêmes crimes. La Commission envisage-t-elle de considérer ces crimes comme des crimes contre l'humanité?

La Commission européenne a pris des mesures pour organiser une série d'auditions concernant les victimes des régimes totalitaires afin d'appeler à l'élaboration d'une communication. S'assurera-t-elle que ces réunions seront menées à leur terme et que leurs conclusions seront publiées?

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