Le même jour où LArchipel du Goulag dAlexandre Soljenitsyne au programme scolaire russe, le parlement polonais appelle les Russes à condamner les crimes staliniens
Le parlement polonais appelle les Russes à condamner les crimes staliniens
VARSOVIE, 23 sept 2009 (AFP) - 11:16
http://www.russie.net/afp/francais/topics/russie/090923091634.9csxzp61.php
Le parlement polonais a appelé mercredi "tous les hommes de bonne volonté" en Russie à condamner les crimes staliniens, dont celui de Katyn, dans une résolution adoptée 70 ans après l'invasion par l'armée rouge des territoires de l'est de la Pologne.
La Diète (chambre basse) "condamne toutes les tentatives de falsification de l'histoire et appelle tous les hommes de bonne volonté dans la Fédération de Russie à agir de façon solidaire pour dévoiler et condamner les crimes de l'époque stalinienne", proclame le texte adopté par acclamation.
La justice russe refuse toujours la réouverture d'une enquête sur le massacre à Katyn de milliers d'officiers polonais par la police secrète soviétique en 1940, sur l'ordre de Joseph Staline.
La Diète polonaise a rappelé dans sa résolution que le régime stalinien avait aussi privé de leur souveraineté la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie.
"L'archipel du Goulag a englouti des millions de vie humaines, dont celles de nombreux citoyens de l'URSS (...) L'organisation du système, sa durée et son échelle font que ces crimes, y compris le crime de Katyn, portent les traits caractéristiques du génocide", selon la résolution.
"La réconciliation polono-russe requiert le respect de la vérité historique", ont souligné les députés polonais.
Quelque 22.000 officiers polonais, abattus dans la forêt de Katyn (Russie), mais aussi à Kharkiv (Ukraine) et à Mednoïe (Russie), avaient été faits prisonniers par l'armée soviétique qui avait envahi le 17 septembre 1939 les régions de l'est de la Pologne en vertu du pacte germano-soviétique Ribbentrop-Molotov.
Pendant des décennies, l'URSS a accusé l'armée allemande d'avoir commis ces assassinats. Ce n'est qu'en avril 1990 que le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a fini par reconnaître la responsabilité de son pays.