Comme il n'y a pas eu de procès, les archives vivement refermées, le bourrage de crânes de la propagande communiste du temps de l'empire soviétique fonctionne toujours.


Assaut sur la présidence en Moldavie

Libération, 08/04/2009

La Moldavie a vécu hier une journée de violences avec, en point d’orgue, la prise d’assaut de la présidence à Chisinau, la capitale, par des manifestants anticommunistes. Ces incidents ont provoqué la mort d’une femme, asphyxiée dans l’incendie du Parlement, et ont fait des dizaines de blessés. Le président, Vladimir Voronine, a dénoncé «une tentative de coup d’Etat». Dimanche, les élections législatives avaient été remportées haut la main par les communistes, au pouvoir depuis 2001. Les résultats de ce scrutin ont été avalisés par la communauté internationale. Les opposants, qui les contestent, réclament un nouveau vote. Au terme de cette journée de violences, le gouvernement estime qu’un compromis a été trouvé pour l’organisation d’un «nouveau comptage des voix, manuel, qui va prendre dix jours au maximum». En début de soirée, Vlad Filat, l’un des dirigeants de l’opposition, démentait tout compromis, affirmant vouloir des «garanties» avant de quitter la rue.


Les communistes grands vainqueurs des législatives moldaves
D'après des résultats partiels, le parti au pouvoir devrait disposer de la majorité absolue à l'assemblée. D'abord pro-russe, la formation s'est depuis tournée vers l’Union européenne.

Libération, Source AFP, 06/04/2009

Les communistes moldaves confirment. Arrivé au pouvoir en 2001, le Parti a remporté une victoire écrasante aux élections législatives ce dimanche. Avec 49,93% des voix recueillies sur la base de 95% des bulletins dépouillés, la formation devrait obtenir 60 des 101 sièges de l’assemblée. Il ne manquerait ainsi qu’un siège pour atteindre la majorité des trois cinquièmes requise pour élire le nouveau président entre le 8 avril et le 8 juin.

Loin derrière arrivent trois formations de droite, le Parti libéral (12,88%), le Parti libéral-démocrate (12,24%) et Notre Moldavie (9,87%), qui ont franchi le seuil de 6% pour entrer à l’assemblée du pays le plus pauvre d’Europe. Le taux de participation est de 59,52%.

«Quelques irrégularités» pendant la campagne électorale

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe devait faire part de ses observations sur le déroulement du scrutin lors d’une conférence de presse à Chisinau dans l’après-midi. L’organisation qui avait déployé quelque 200 observateurs dans les bureaux de vote du pays, avait relevé «quelques irrégularités» pendant la campagne électorale, mais «aucune preuve de fraude à un haut niveau».

Comme c’était déjà le cas lors des précédentes législatives, l’accès aux médias pour les partis d’opposition était difficile, en particulier à la télévision et la radio, contrôlées par le pouvoir communiste, avait relevé un délégué de la Commission européenne à Chisinau, la capitale moldave.

Le président Voronine ne peut plus se représenter

Elu pour la première fois en 2001, le président communiste, Vladimir Voronine, ne peut plus se représenter, ayant atteint la limite de deux mandats de quatre ans. En 2005, il avait été réélu avec les voix d’une partie de l’opposition.

Arrivés au pouvoir il y a huit ans sur un programme pro-russe, les communistes ont opéré en 2005 un virage radical en se tournant vers l’Union européenne, tout en continuant à ménager Moscou dont Chisinau reste très dépendante, notamment pour son gaz, et pour le règlement du conflit dans la région séparatiste de Transnistrie - qui n’est pas concernée par ces élections.

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4 commentaires affichés et 0 en attente de modération.
moktar (181)Inscrit Libé +Suivre cet internaute | Profil
Back to the USSR
La Moldavie représente à présent une menace planétaire redoutable pret à lancer colonnes de blindés et têtes nucléaires vers l'Occident impérialiste. Bientôt les chars moldaves sur les Champs Elysées et le Grand Soir des…
Lundi 06 avril à 17h05
kommunist (848)Inscrit Libé +Suivre cet internaute | Profil
yooouuuupppiiiieee...
encore une claque pour la droite libérale !! certes ces "communistes" là ne ne sont sans doute que par leur étiquettes, mais cela vaut toujours mieux que les défenseurs avérés du Capital...c'est drôle quand même quand la gauche arrive…
Lundi 06 avril à 16h30
moldova (1)Inscrit Libé +Suivre cet internaute | Profil
TRAGEDIE NATIONALE !!!
COMUNISTES FALISIQUE LES ELECTION !!! EUROPE , C'EST INADMISIBLE DE LESEZ-NOUS !!! S.O.S !!! C'EST LE TRUC DU RUSSIE!!! NOUS NE VOULONS PAS ENCORE 4 ANS LES COMUNISTEST !!! TOUS LES ETUDIANTS VOTES POUR LES LIBERALE, DEMOCRATES ! C'EST INADMISIBLE !!! MERCI LIBERATION POUR…
Lundi 06 avril à 15h57

Les dinosaures communistes à la mode en Moldavie
Elections. Au pouvoir, le PC devrait remporter les législatives, dimanche.


Chisinau, 03/04/2009, envoyée spéciale Mathilde Goannec

Revenus au pouvoir en 2001 à la faveur d’un vote contestataire, les communistes sont à nouveau donnés gagnants pour les législatives de dimanche en Moldavie. Le PC local avait alors joué sur le traumatisme des années postindépendance, où un libéralisme sauvage avait plongé le pays au bord du chaos. Cette fois, il devrait profiter du morcellement de l’opposition. Le Parlement élu désignera ensuite un nouveau président : le leader communiste Vladimir Voronine, qui occupe le poste depuis deux mandats, doit selon la Constitution passer la main. Mais il ne s’interdit pas de revenir, comme Premier ministre ou chef de l’Assemblée. Un peu comme chez le voisin russe.

«L’originalité de la Moldavie consiste dans le fait que ce parti ait gardé le nom qu’il avait à l’époque de l’Union soviétique : ici, l’étiquette communiste n’a pas perdu tout son attrait symbolique», analyse Petru Negura, intellectuel de la capitale Chisinau. Pour l’opposition, la faucille et le marteau qui ornent les affiches ne seraient rien de plus qu’une «marque» pour un PC à la sauce moldave : très pragmatique, mêlant économie de marché et populisme social.

Enrichissement. Konstantin et Ekaterina vivent à la campagne, près de Leova. Dans ce pays considéré comme le plus pauvre d’Europe, la vie au village se limite au strict minimum. Konstantin touche une retraite de 800 lei ( 54 euros). Un peu de terre entoure la maison, et dans la cave s’alignent les conserves de tomates et de choux, indispensables pour l’hiver. Ekaterina votera communiste : «Le système actuel n’est pas si mauvais, nous recevons les salaires et les pensions à l’heure et ils sont régulièrement augmentés.» Peu importe que Voronine soit accusé d’user de sa fonction pour son enrichissement et celui de son fils, en faisant main basse sur les entreprises les plus rentables du pays.

Girouette oscillant entre l’Est et l’Ouest, le chef de file du PC joue des clivages dont la Moldavie est pétrie. Roumain, puis russe, puis soviétique, le pays, en majorité roumanophone, a de sérieux problèmes d’identité. Conservant de bonnes relations avec Moscou, dont la Moldavie dépend pour son gaz, tout en déclarant vouloir emmener son pays sur la voie de l’UE, le PC moldave coupe l’herbe sous le pied d’une opposition démocrate très proche de la Roumanie, et critique vis-à-vis du Kremlin.
«
Divisée». «Il a une attitude quasi schizophrénique, analyse Oleg Serebrian, politologue en campagne pour le Parti démocrate. Lors des élections de 2001, il se présentait comme un adepte de la Russie, puis en 2005, il est devenu fan de "l’européanité" de la Moldavie, et allié des Etats-Unis. Mais en 2008, avec la guerre en Géorgie, Voronine a compris que la Russie a son mot à dire ici et que l’Occident peut la trahir comme il a trahi la Géorgie.» Composée d’une multitude de petits partis, dont la plupart n’ont aucune chance d’entrer au Parlement, l’opposition libérale-démocrate est divisée. Surtout, elle peine à exister dans l’espace médiatique, très occupé par le pouvoir.

Il y a aussi ceux qui ne voteront pas. Près d’un million de Moldaves (sur les 4,2 millions que compte le pays) vit à l’étranger. Un quart des actifs travaille dans les villes d’Europe ou de Russie, souvent illégalement. Rien n’a été fait pour permettre le vote des expatriés, plutôt défavorables aux communistes. «Ces gens-là sauvent le régime en envoyant massivement de l’argent en Moldavie, raconte Emilian Galaïcu Paun, éditeur à Chisinau, mais ils n’ont aucun moyen de changer les choses. C’est presque tragique.»

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