La Géorgie a retrouvé son indépendance le 26 mai 1918, l'a perdue le 11 février 1921

La Georgie 1918-1921, de la tentative réussie de redonner à la Géorgie un état reconnu par les signataires du traité de Sèvres du 10 août 1920, même par la Russie bolchevik qui méprise son engagement du 7 mai 1920 en envoyant, le 11 février 1921, l'armée rouge pour envahir la Géorgie, sans déclaration de guerre.

Le 27 janvier 1921, Aristide Briand, ministre français des Affaires étrangères envoie une dépêche à Evguéni Guéguétchkori pour l'informer que le Conseil suprême de Versailles reconnaît de jure l'indépendance de la Géorgie reconnue de fait jusqu'alors. 15 jours la Géorgie est colonisée!

Mais cette accord du 7 mai 1920, il n'était qu'un chiffon de papier pour Lénine qui, dissimulé derrière des tonnes de belles promesses sur la nouvelle Russie, poursuit sa politique de reconstruction de l'empire russe pour imposer son pouvoir, le bolchévisme, et envoie, sans déclaration de guerre, l'armée rouge, le 11 février 1921, forte de 50'000 hommes, pour attaquer la Géorgie sur plusieurs fronts. Le combat est inégal, la Georgie est occupée et son gouvernement légitime forcé à l'exil. Début mars 1921, la Georgie devient une colonie de la Russie soviétique et le restera jusqu'en 1991. A noter, qu'au même moment, d'autres troupes de l'armée attaque Kronstat pour liquider son soviet (1'000 morts et 10'000 déportés). En décembre 1920, au Xe Congrès du parti bochevik, impose de manière dissimulée la dictature du Politburo, c'est-à-dire lui-même, car il tient la Tchéka à ses ordres. Et en 1921, la colonisation de la Georgie, le protectorat sur la Mongolie étende son empire et enfin, il met au pas les soviets en liquidant le dernier qui lui tenait tête. Dans le sang, et aux mépris de ses promesses, fin mars 1921, Lénine tient en son pouvoir, le parti bochevik, l'état, la Tchéka, l'armée rouge et impose la colonisation de la Georgie et de la Mongolie.

Géorgie terreur soviétique La Géorgie opprimée

«Les informations reçues de Géorgie présentent un tableau effroyable de la terreur qui sévit dans ce pays. Deux cents personnes ont été fusillées dernièrement et les cadavres sont restés plusieurs jours dans les rues. Les détenus dans les geôles de la Tchéka sont soumis à des tortures épouvantables. Les prisonniers de la forteresse Metekhi à Tiflis font la grève de la faim, seul moyen qui leur reste pour protestéer contre la barbarie du pouvoir d'occupation soviétique. Beaucoup de villages ont été brûlés et des milliers de personnes parmi lesquelles des femmes et des enfants, ont été traînés en prison comme otages. La populations s'enfuit dans les forêts.
La Tribune d'Orient du 20 mars 1923

En 1924, à la fondation de l'URSS, nom qui est une totale imposture, car les territoires comme l'Ukraine, la Géorgie, n'ont qu'une indépendance de façade, l'empire de Romanov est reconstitué à l'Est et au Sud. Le pacte Hitler-Staline permettra de reprendre les territoires manquants à l'Ouest. Le Tsar est mort, assassiné par son successeur, Lénine le Tsar rouge, chef du Politburo du PCUS.


L'attaque imbécile du président géorgien le 7 août 2008 a servi la Russie qui n'attendait que cela.

18 décembre 2009: Décidemment les Géorgiens n'ont pas de chance, leur président n'en manque pas un pour renforcer Moscou. Après l'attaque du 7 août dernier, Mikhaïl Saakachvili donne l'ordre de détruire le mémorial soviétique, monument à la mémoire des victimes de la Seconde guerre mondiale, dont 300'000 soldats géorgiens ! Ce qu'il faudrait? ériger un musée révélant qui étaient Lénine et Staline, et leurs politiques nocives… pas seulement pour la Géorgie!


La Ière République de Géorgie (1918-1921), article de Mirian Méloua, 15 mars 2008, COLISEE

L'invasion par l'Armée rouge et l'exil de la classe politique. Le 7 mai 1920, la République Démocratique de Géorgie signait avec la République Socialiste Fédérative Russe, un traité de reconnaissance mutuelle et de paix. Huit mois après, le 11 février 1921, 3 armées de l'Armée Rouge attaquaient sur 5 fronts différents la république géorgienne: au Sud à partir de Karakilis en Arménie, à l'Est à partir de Zakalata (16 février), au Nord à partir de Grozny (21 février) et de Vladikavkaz (28 février), à l'Ouest le long de la mer Noire à partir de Sotchi (23 février).

La lutte dura près de 6 semaines, puisque le gouvernement légalement élu en mars 1919, demandait, sans signer de redition, au président Jordania et ses principaux ministres, de s'embarquer pour continuer la lutte pour l'Indépendance et la Liberté. Les organisations clandestines et les maquis continuèrent la lutte en Géorgie jusqu'en mars 1953, mort de Noé Jordania. Le principal soulèvement se déroula le 28 août 1924 pendant plus de 2 semaines. La répression fut atroce, la révolte est noyée dans le sang par la GPU et l'armée rouge: 3 à 5'000 morts et plus de 130'000 déportés. Des milliers de Géorgiens dûrent s'exiler, une partie importante en France. Des Russes furent alors importés pour poursuivre la colonisation du pays.

A l'occasion de la Conférence pour la limitation des armements, le gouvernement en exil de la Géorgie et les amis de ce pays tentèrent d'obtenir la libération de ce pays devenu colonie de Moscou depuis le 11 février 1921. En vain!

Journal de Genève, 8 mars 1940: La Géorgie était libre; elle venait d'être reconnue de jure par les grandes puissances, l'URSS avait «renoncé de plein gré é tous les droits souverains qui appartenaient à la Russie à l'égard du peuple et du territoire géorgien. Soudaint, au début de février 1921, le despote du Kremlin renie sa signature…


Journal de Genève, 27 avril 1932; "Un peuple désarmé qui ne veut pas mourir".

«Le président de la Conférence pour la limitation des armements a reçu, peu après son entrée en fonctions, une protestation contre certaines phrases du discours prononcé par M. Livtinoff, délégue de l'URSS. M. Litvinoff avait affirmé que, sitôt au pouvoir, le gouvernement soviétique s'était déclaré contre l'oppression de certains par d'autres et qu'il avait proclamé le droit des nations à disposer librement d'elles-mêmes. C'est tout à fait exact. Le malheur est que ces principes ne furent pas appliqués et c'est la raison pour laquelle le représentant du gouvernement national de Géorgie, en exil, a cru devoir adresse au président sa note au président de la ConférenceLitvinoff ment sans vergogne: dès la prise du pouvoir au moyen d'un putsch, Lénine combatit toutes les nations qui profitèrent de la chute de l'empire des Romanov pour retrouver leur indépendance nationale.

Et la Société des Nations?

A plusieurs reprises, elle vota des résolutions marquant son désir de régler "par des moyens pacifiques et conformes aux règles du droit international" la situation de la Géprgie et de hâter son retour "à une situation normale". Elle ne put faire que des Etats qui avaient pourtant reconnu de jure la Géorgie n'aient pourtant reconnu d'autre part l'URSS; leurs interventions pacifiques - s'il y en eut - ne modifièrent pas en quoi que ce fût le régime auquel est soumise la Géorgie.


La collectivisation (le nouveau servage), la famine et la terreur

La Géorgie, colonie soviétique, souffrit des mêmes réformes perverses et meurtrières que les autres républiques de l'«Union» soviétique qui conduirent le pays à la ruine. D'abord, une politique favorisant les Georgiens dans le parti-état pour donner l'illusion d'une république indépendante alors que le parti communiste de Georgie était soumis à Moscou. Ensuite, à la fin des années 1920, aprés la bolchévisation du parti, manoeuvre qui servit à Staline, le "merveilleux géorgien" comme l'appelle Lénine, pour prendre le contrôle complet après avoir mis sur la touche Trotski, Zinoviev, Boukharine, les cadres sont nommés par Moscou.

La collectivisation est accompagnée, comme ailleurs, de déportations et d'exécutions. Elle entraîne une diminution de la production agricole et sera suivi par la "Grande famine de 1932-33" qui, toucha la Géorgie moins que l'Ukraine et le Kouban.


Cette carte montre qu'en 1933, la collectivisation en Géorgie était effectuée à 50% et que ce pays ne fait pas partie des zones les plus touchées par la famine. Néanmoins, des Caucasiens tentèrent de fuir la famine vers le sud, l'Iran ou la Turquie, mais furent arrêtés et fusillés pour la plupart.

Pour parfaire la transformation des Géorgiens en "nouvel homme soviétique", la "Grande terreur de 1937-38" transformera les Géorgiens en esclaves délateurs avec une nomenklatura aux ordres du Grand bourreau des peuples. De plus, le pouvoir soviétique favorisa l'indépendantisme de l'Abkhasie, division qui continue à provoquer des tensions. La routine de la politique criminelle de tout régime communiste jusqu'à la chute de l'empire soviétique.

Un bilan de la voie radieuse au socialisme a-t-il été fait? Les responsables de la terreur soviétique ont-ils été jugé?


L'attaque imbécile du président géorgien le 7 août 2008 a servi la Russie qui n'attendait que cela

Août 2008. Aujourd'hui, Poutin, le nouveau tsar recommence ses menaces et ses représailles afin que la Géorgie redevienne une colonie de Moscou. La volonté de la Géorgie de demeurer indépendante sapée par la Russie qui veut que ce pays reste sous sa coupe

L'URSS a fait faillite en 1991, la Géorgie retrouve son indépendance après 70 ans de colonisation soviétique cachée sous la forme d'une république socialiste bidon, mais Moscou refuse à nouveau… Après une période de 10 ans durant laquelle la reconstruction de la Russie lui a laissé sa liberté, une stratégie visant à remettre la Géorgie sous la coupe de Moscou redémarre. Incidents à la frontière, ennuis aux Géorgiens désireux d'aller en Russie, puis, ces représailles étant insuffisantes, blocage des exportations géorgiennes en Russie, puis le conflit armé. Le chantage sur le pétrole n'est pas possible car la Géorgie ne dépend pas de la Russie pour son approvisionnement!

Trop de Russes, flattés que leur pays retrouve sa puissance ancienne soutiennent Poutine et se font complices d'une épuration ethnique. Pendant que l'armée russe occupe le pays et semble inactive, des bandes armées de miliciens ossètes, peut-être avec des troupes spéciales russes, assassinent, brûlent les villages afin que cette terreur entraîne la fuite des Georgiens habitants.l'Ossétie du Sud. L'attaque imbécile du président géorgien du 7 août 2008, imbécile car la Russie n'attendait que cela pour réaliser une opération prête depuis des années. Ainsi, Moscou a marqué des points pour que ce pays revienne dans sa sphère d'influence! Après la Géorgie, ce sera le tour de l'Ukraine qui doit impérativement plier avant 2017, fin du bail permettant à la Russie de conserver le port de Stébastopol. En fait, l'objectif de Moscou est que la Crimée refasse partie de la Russie

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