Journal de Genève, 27 avril 1932; "Un peuple désarmé qui ne veut pas mourir".
«Le président de la Conférence pour la limitation des armements a reçu, peu après son entrée en fonctions, une protestation contre certaines phrases du discours prononcé par M. Livtinoff, délégue de l'URSS. M. Litvinoff avait affirmé que, sitôt au pouvoir, le gouvernemennt soviétique s'était déclaré contre l'oppression de certains par d'autres et qu'il avait proclamé le droit des nations à disposer librement d'elles-mêmes. C'est tout à fait exact. Le malheur est que ces principes ne furent pas appliqués et c'est la raison pour laquelle le représentant du gouvernement national de Géorgie, en exil, a cru devoir adresse au président sa note au président de la Conférence.»
Et la Société des Nations?
A plusieurs reprises, elle vota des résolutions marquant son désir de régler "par des moyens pacifiques et conformes aux règles du droit international" la situation de la Géprgie et de hâter son retour "à une situation normale". Elle ne put faire que des Etats qui avaient pourtant reconnu de jure la Géorgie n'aient pourtant reconnu d'autre part l'URSS; leurs interventions pacifiques - s'il y en eut - ne modifièrent pas en quoi que ce fût le régime auquel est soumise la Géorgie.