La grande erreur des dictateurs de droite, c'est de ne pas être de gauche ce qui leur aurait apporté complicité et bienveillance

Sabotage des TGV: Une nouvelle poussée du terrorisme de gauche qui trouve immédiatement mansuétude dans la presse. Si c'était des nazillons, les média auraient stigmatisé la "belle immonde" et en aurait parlé durant des jours. Toujours la complaisance avec la gauche sous prétexte qu'elle défendrait le peuple, cette escroquerie qui perdure alors que Lénine, Staline, Mao, Pol Pot étaient des socialistes!

On vous parle de "ultragauche", mais comme pour Action directe ou Battisti, la gauche soutient!


Une Genevoise en garde à vue après le sabotage des TGV

SABOTAGE | Une comédienne suisse de 26 ans figure parmi les suspects.

© AFP | Lors de l’arrestation des suspects à Tarnac, en Corrèze. Parmi les personnes interpellées figure une jeune femme de 26 ans née à Genève, de nationalité suisse. Profession? «Etudiante attardée», indique le Parquet de Paris. Comédienne, selon d’autres sources.

24 heures (Lausanne) Mathieu Van Berchem | 14.11.2008 | 00:00

L’affaire du sabotage des TGV est prise très au sérieux par les autorités hexagonales. Les neuf personnes interpellées lundi dernier, membres présumés de l’«ultragauche», sont interrogées dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur, à Levallois-Perret près de Paris. Ces jeunes gens, de 22 à 34 ans, «peu bavards», précise une source, ne pourront voir un avocat qu’à la 72e heure de leur garde à vue, comme le veut la nouvelle législation antiterroriste. Parmi les personnes interpellées figure une jeune femme de 26 ans née à Genève, de nationalité suisse. Profession? «Etudiante attardée, comme la plupart des personnes interpellées à Tarnac», indique la porte-parole du Parquet de Paris, Isabelle Montagne. D’autres sources évoquent une «comédienne genevoise». Cette jeune femme appartiendrait à la même «communauté anarchiste» que les autres suspects.

«Mouvance anarcho-autonome»

Lundi, quand les forces de police chargées de l’enquête sur les récents actes de sabotage de TGV déboulent à Tarnac, petit village de Corrèze, aucune piste n’est écartée, aucun voisin épargné. Pendant que des agents arrêtent les membres de la «communauté», d’autres débarquent dans l’épicerie, perquisitionnent les lieux. Son propriétaire est un Genevois, nommé Paul Kohler (voir nos éditions d’hier). La police repartira quelques heures plus tard les mains vides, en s’excusant. Ancien secrétaire de la Fédération genevoise d’échecs, Paul Kohler connaît la jeune femme gardée à vue. Une «comédienne genevoise»? L’épicier acquiesce, mais n’en dira pas plus. Il n’apprécie guère le terme de «communauté» pour désigner ce groupe de jeunes gens. «Je ne vois pas de quoi on parle», dit-il, visiblement agacé.

Dans le groupe interpellé lundi, une figure, apparemment, domine: Julien, 34 ans, titulaire d’un doctorat de la prestigieuse Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales. La police le surveille depuis onze mois. Il aurait été repéré en janvier dernier à New York, lors d’une manifestation assez virulente contre un centre de recrutement de l’armée américaine. Le FBI aurait alors signalé son identité aux renseignements français. La place qu’occupent Julien et ses camarades dans la gauche radicale est difficile à identifier. «Mouvance anarcho-autonome», indique le Ministère de l’intérieur, qui pointe régulièrement le risque d’une dérive à la Action Directe dans les années 70-80: on commence en marge de l’extrême gauche et on finit par des assassinats. Ce qui est sûr, c’est que le groupe se démarque de la gauche altermondialiste et même de la LCR d’Olivier Besancenot. La petite renommée de Julien lui vient d’un ouvrage anonyme publié aux éditions de la Fabrique, L’insurrection qui vient. On peut y lire ces quelques mots qui reflètent bien l’ambiguïté de la démarche: «Il n’y a pas d’insurrection pacifique, les armes sont nécessaires: il s’agit de tout faire pour en rendre l’usage superflu.» La justice décidera au plus tard samedi matin du sort des suspects.

Retour