Les exactions républicaines

Dans cette liste d'horreurs commises par le camp républicain, Wikipédia fait partir ces crimes comme une réaction à la rébellion alors que ils débutèrent avant. Ainsi la mystification généralisée et répandue depuis 60 ans, cette propagande basée sur les méchants franquistes et les bons républicains, vole en éclats!

Ainsi on découvre que :
- les officiers de la garnison de Lérida, les officiers de la base navale de Minorque et ceux de Carthagène, tués;
- 7'000 à 8'000 religieux et près de 2'000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat, sans que le gouvernement ne condamne un seul instant ces crimes commis par ses propres partisans des milices syndicales (« les patrouilles de l'aube ») et sans que cela soit en représailles de fusillade du camp adverse;
- À Madrid, entre 1936 et 1939, selon César Vidal, près de 15'000 personnes auraient été fusillées;

Et les crimes commis sur les ordres de Staline, les exécutions par Marty, le boucher d'Albacete (environ 4'000), les morts suite à l'attaque du 3 mai 1937 à Barcelone, etc…

En première approximation, cela fait tout de même plus de 30'000 assassinats pour la seule période de 1936-37… On comprend alors cette nécessité d'amplifier les exactions des nationalistes pour dissimuler celles du camp républicain!


En zone républicaine
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d'Espagne

Les massacres des opposants commencent dès le début de la rébellion. L'appartenance sociale ou politique suffit la plupart du temps dans l'acte d'accusation pour justifier une exécution [13]. Ce fut le cas par exemple pour les officiers de la garnison de Lérida, les officiers de la base navale de Minorque et ceux de Carthagène. Ce fut aussi le cas pour les députés de droite pourchassés en zone républicaine et dont 24 sont exécutés.

Les prêtres et les religieuses sont parmi les autres principales victimes de ces massacres, notamment en Catalogne. Selon les études consacrées à la fureur qui a saisi l'Espagne en 1936[14], plus de 7'000 religieux dont 13 évêques, 4'184 prêtres, 2'365 moines et 283 religieuses ont été assassinés durant cette période [15]. Soit 88 % du clergé dans le seul diocèse de Barbastro (Aragon), dont l'évêque, Mgr Asensio Barroso, émasculé vivant avant d'être assassiné le 9 août 1936. Neuf diocèses perdirent ainsi plus de la moitié de leur clergé, la seule appartenance à ce dernier étant justiciable d'une exécution sommaire. Ceux qui ont pu y échapper se trouvaient en zone nationaliste, ou avaient pu fuir, se cacher ou bénéficier de protections. À ces tueries s'ajoutèrent les incendies d'églises et de couvents, les profanations d'autels et de sépultures [16]. En septembre 1936, devant des réfugiés espagnols, le pape Pie XI dénonçait ce qu'il désignait comme une « haine de Dieu satanique professée par les républicains ».

À partir du 23 août, des tribunaux populaires donnent un formalisme juridique aux exécutions. Des commissions d'épuration sont mises en place afin de recenser les suspects à partir de leurs antécédents sociopolitiques. En Asturies par exemple, elles dressent les listes des sympathisants des partis de droite dont les « plus chanceux » sont victimes d'expropriation[17].

Durant l'été 1936[18], en plus des 7'000 à 8'000 religieux, près de 2'000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat, sans que le gouvernement ne condamne un seul instant ces crimes commis par ses propres partisans des milices syndicales (« les patrouilles de l'aube ») et sans que cela soit en représailles de fusillade du camp adverse. Des actes d'une grande violence frapperont notamment les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des républicains. La conséquence immédiate sera le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés.

À Madrid, entre 1936 et 1939, selon César Vidal, près de 15'000 personnes auraient été fusillées[19]. Des exécutions sommaires massives ont lieu à partir notamment du 22 août 1936, et coûtent la vie à plusieurs anciens ministres de la République comme José Martínez de Velasco, Manuel Rico, Ramón Álvarez ainsi qu'à Melquíades Álvarez, chef du parti libéral-républicain et Fernando Primo de Rivera, frère du fondateur de la Phalange [20].

Les détenus politiques de Jaén transférés vers Madrid sont exécutés en chemin. À Malaga, le 30 septembre, 130 personnes sont fusillées [21],[22].

Du 2 au 6 novembre 1936, cinq mille personnes sont fusillées à Paracuellos et Torrejón de Ardoz, et enterrées dans des fosses communes. Les victimes sont à la fois des détenus madrilènes évacués de la ville, des étudiants d'un collège catholique et les membres de familles aisées de la ville[23]. Les responsables seraient, selon certains historiens, Margarita Nelken, une députée socialiste, et Santiago Carrillo, qui continue de nier le rôle qui lui est attribué dans ces massacres.

A partir de mars 1937, les victimes des massacres des républicains vont davantage concerner le camp républicain lui-même [24]. En effet, les tensions au sein même de l'Espagne républicaine conduiront à des affrontements internes sanglants (d’un côté anarchistes et communistes hétérodoxes, de l’autre le PSUC - parti inféodé à l'URSS stalinienne), qui conduiront à la chute de Barcelone. L'affrontement principal au sein du camp républicain a lieu en mai 1937 et aboutit à l'écrasement par les armes du courant révolutionnaire. Ces conflits internes qui ont vu les partisans libertaires et ceux du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) massacrés par des groupes d'intervention soviétiques soutenus par le NKVD expliquent pour une large part la dégradation de l'assise républicaine, incapable de reconquérir le terrain perdu sur les nationalistes.

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