LA REPUBLIQUE ESPAGNOLE TRAHIE PAR STALINE QUI, UNE FOIS DE PLUS, AIDE LE FASCISME(*). L'URSS N'AYANT PLUS RIEN A GAGNER, ELLE ABANDONNERA LE CAMP REPUBLICAIN QUI SERA ENSUITE BATTU PAR FRANCO
(*) 1921-22: Lénine et le Komintern désignant la social-démocratie comme l'ennemi principal, Mussolini profitant des luttes entre le PCI et le PSI, marche sur Rome et prend le pouvoir. A nouveau, 1932-33, la même politique aide Hitler à s'emparer du pouvoir!
La guerre civile espagnole 1936-39
«Aucun événement historique ayant les années 1930 pour toile de fond ne suscita autant de mensonges que la guerre d'Espagne»
De Paul Johnson, auteur de "Modern Times: The World from the Twenties to the Eighties", Harper and Row, New York, 1981.
L'Histoire a été frelatée pour faire croire que la IIe République espagnole aurait été le début d'une période idyllique où tout allait bien. Le méchant roi Alphonse XIII en exil, les nobles et les grands propriétaires, tous des exploiteurs, et évidemment l'Eglise catholique réactionnaire et larbin des ces derniers, tous muselés, c'était le paradis. Celle des volontaires et des brigadistes a été largement trafiquée dont celles des 800 Suisses membres des brigades internationales.
2007: la loi de la mémoire historique se retourne contre la gauche
La tragédie de la guerre civile espagnole.
La guerre civile espagnole fut une tragédie et toute "histoire" qui l'a réduit à "l'affreux Franco contre les gentils Républicains" ou "les Républicains incapables et lâches contre le bon Franco" sont aussi mensongères l'une que l'autre. Quelques réflexions sont reprises dans ce site en rappelant la vigilance nécessaire pour ne pas être dupe de falsifications historiques.
Des mensonges sur la guerre d'Espagne, de Pio Moa, journaliste et écrivain, a écrit un essai biographique "Franco, un balance historico", 199 p., Editorial Planeta, 2005.
Les coulisses de la guerre d'espagne: l'épuration commencée le 16 juin 1937, la tentative de putsch du Komintern, de Pricolib
Staline disparaît de L'Espagne franquiste de Jean Leclerc qui évoque, à la RSR, la longue et sombre période de la dictature de Franco. Une "Histoire [SI] vivante" qu'elle est constamment frelatée par Jean Leclerc. Par exemple, le 3 mai 1937, la centrale téléphonique de Barcelone, contrôlée par les républicains, est attaquée par les communistes. Après quatre jours de combat et un millier de morts, les communistes s'emparent de la centrale. Une vaste opération de diversion utilisant le bombardement de Guernica (200 morts) est montée pour cacher l'attaque de la centrale de Barcelone (~ 1000 morts).
Dans le Journal Présent du 24 octobre 2006 une rubrique nécrologique établit un mensonge du chef de l'Etat espagnol, Zapatero. Deux ans avant le début de la guerre civile espagnole (1934), les mineurs des Asturies s'étaient révoltés et 30'000 avaient pris les armes contre le gouvernement démocratique républicain de l'époque. Pour réprimer la révolte le Gouvernement envoya l'armée (sous les ordres déjà de Franco). Au cours de certains affrontements une troupe sous le commandement du capitaine Rodriguez Lozano se heurta aux révoltés et dans les combats mourut un certain Carlos Gonzales Alvarez. Un article in memoriam du Quotidien espagnol ABC révèle que le grand père du chef du gouvernement actuel de l'Espagne était le capitaine qui commandait la troupe qui a affronté et vaincu les mineurs asturiens, par un bain de sang.
Le monde en "rouge et noir", un monde menteur. Le film "Au nom du Grand-Père" de Joseph Gordillo, réalisé en mémoire de son aïeul fusillé et projeté actuellement à Genève, réhabilite la mémoire des victimes républicaines de la dictature franquiste. Très bien! mais à quand un film à la mémoire des victimes de la république, avant et pendant la guerre civile? Parle-t-on du grand-père de Zapatero qui fit tirer contre les mineurs des Asturies?
Dans Wikipédia, un article sur Juan Negrin, dernier chef du gouvernement de la République, particulièrement frelaté démontre que les auteurs sont des agents du parti communiste espagnol (PCE), qui, durant la guerre civile, servit l'URSS et trahit l'Espagne.
L'aide de l'URSS: soit une Espagne sous le contrôle du PCE, soit la défaite de la République
Les buts du Komintern ne furent jamais démocratiques, même vaguement, et encore moins réformistes, de près ou de loin; l'Internationale n'a jamais été censée apporter la moindre aide réelle à une formation de gauche qui n'eût pas été entièrement subordonnée à l'autorité soviétique.
De Stefan Koch, auteur de "La fin de l'innocence, les intellectuels d'Occident et la tentation stalinienne: 30 ans de guerre secrète", page 26, Grasset, 1995.
Septante ans après, le manichéisme et l'amnésie règnent toujours sur cet événement faisant partie de la marche à la Seconde Guerre mondiale. Il ne s'agit pas de refaire ici une nouvelle histoire de la guerre civile espagnole, mais de mettre en lumière ce qui a été occulté, à savoir la tentative du Komintern (en fait de Staline) de prendre le contrôle de la République espagnole. Ce plan a échoué, mais il a affaibli de manière décisive le camp républicain, car ce coup de poignard dans le dos brisa l'élan des défenseurs de la République. De plus, l'intervention soviétique en Espagne est reliée aux procès de Moscou et aux grandes purges de 1937-38 où périrent la plupart du personnel soviétique et kominternien ayant agi en Espagne.
Lettre de Pio Moa au Conseil de l'Europe dénonçant les falsifications de l'histoire de la guerre civile qui ont été utilisée pour proposer une "journée internationale de refus du franquisme".
Le Journal de Genève du 9 mai 1932. M. Ortega y Gasset, une des personnalités les plus en vie de l'Espagne contemporaine, a confessé tout récemment que la jeune république espagnole était triste et aigrie
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En 2001, les éditions Yale University publie «Spain Betrayed» de Mary R. Habeck, Ronald Radosh et Grigory Sevostianov. Ces trois historiens ont étudié les archives soviétiques, enfin accessibles du Politburo, du Komintern, du NKVD (police politique) et du GRU (service d'espionnage de l'armée). Cette importante étude a été publiée en Espagne sous le titre de «Espana traicionada, Stalin y la Guerra civil» par Planeta, Barcelone, en 2002. Après avoir étudié des milliers de documents, 81 d'entre eux sont reproduits démontrant, sans l'ombre d'un doute, comment la politique soviétique en Espagne causa la défaite du camp républicain tout autant que le camp franquiste. Ces documents révèlent la stratégie de Moscou qui fut, dès le début de la guerre civile, de subordonner l'«aide» de l'URSS à la prise de contrôle de la République, pour faire de l'Espagne, une «démocratie populaire» colonie de la Russie soviétique. Rappelons qu'aux élections de novembre 1933, le PCE obtient 1 siège sur 442, et en février 1936, 17 sur 484. Le PCE, un groupuscule, qui fut néanmoins le cheval de Troie du Komintern. Staline, en dépit de ces résultats organisa une machination pour prendre contrôle de l'état républicain afin d'imposer le communisme. Grâce à la complicité des partis communistes, d'opérations continuelles de désinformation, et de nombreux idiots utiles, ce sabotage du combat républicain demeure encore aujourd'hui occulté! . Une critique exhaustive du livre par José Fergo, A contretemps no 11 de mars 2003. Si cela ne fonctionne pas: Télécharger le document au format pdf |
Une littérature «antifasciste» surabondante et totalement orchestrée recouvrit d'une légende la sordide réalité: le sabotage du camp républicain trahi au profit de l'URSS et de sa clique au pouvoir, celle de Staline. Quelques uns des intellectuels, écrivains et journalistes aux côtés de la République espagnole (1936-1939): George Orwell, Arthur Koestler, Jacques Prévert, Louis Aragon, Paul Nizan, Jean-Richard Bloch, André Chamson, Andrée Viollis, Antoine de Saint-Exupéry, Robert Capa, Gerda Taro et Nizan, Helios Gómez, les cinéastes André Malraux, Joris Ivens, William Dieterle, Claude Simon, Picasso
Ne compter pas sur ces «antifascistes pro-stalinien» de parler du putsch du printemps 1937 et de s'indigner contre les assassinats du NKVD, ces larbins ne veulent pas déplaire à leur maître, Staline!
Toujours à propos de la manipulation stalinienne des antifascistes, un extrait relatif à l'Espagne dans «La fin de l'innocence, les intellectuels d'Occident et la tentation stalinienne: 30 ans de guerre secrète», écrit par Stefan Koch.
George Orwell, combattant et témoin de la guerre civile espagnole.
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Le Smersh et le NKVD intervinrent en Espagne: quelques extraits (1970). Smersh, le 4e de couverture A droite, affiche réclamant la libération des anarchistes arrêtés par le Nkvd |
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Ne pas oublier non plus le camp Lukacs, à Albacete, où on rééducait certains brigadistes, plus de 4'000 y passèrent et beaucoup y restèrent, 20% fusillés. A propos des brigadistes demeurent encore caché lhistoire des républicains espagnols dans les camps de concentration soviétiques. Quant aux Italiens, nombreux furent fusillés à la Kolyma en 1942. Le 28 mars 1939, à la fin de la guerre civile, 6'000 Espagnols, parmi lesquels 2000 enfants, se réfugient à Moscou. En 1948, seulement 1500 étaient encore en vie, dont la "Passionaria" qui, terrorisée, sera utilisée pour faire son grand numéro.
La fin tragique des réfugiés espagnols en URSS et le putsch du Komintern du printemps 1937 demeurent totalement occulté lors d'un Congrès international sur la guerre civile espagnole, en novembre 2006. De nouveau la même collusion entre les socialistes et les communistes en dépit du fait que les premiers ont toujours été victimes des seconds. Quant aux milliers de fusillés par le NKVD en Espagne ou en URSS, on oublie!
Il y aurait même, à l'occasion du 70e année anniversaire du déclenchement de la guerre civile, le retour du révisionnisme selon un article de Mari Carmen Rodriguez, dans Le Courrier du 30 Janvier 2007. En fait, il s'agit du négationnisme des nombreux crimes de Staline.
A NOTER: TOUS OUBLIENT QUE L'ESPAGNE EST A NOUVEAU UNE MONARCHIE, parlementaire, mais Juan Carlos 1er est bien le petit-fils d'Alphonse XIII!
Quant au terrorisme de l'ETA, la gauche oublie qu'il est de gauche! Plus de 800 assassinés, c'est bien plus de morts que Guernica!
14 avril 1931
Après des élections municipales qui voient la victoire des républicains, la 2e République est proclamée. Avec 40%, la coalition antimonarchiste n'obtient pas la majorité obtenue dans des grandes villes, les zones rurales votant davantage pour la monarchie. Le roi Alphonse XIII ne souhaitant pas conserver son trône au prix d'un bain de sang part volontairement en exil.
28 juin 1931
Les élections aux "Cortès Constituantes" donnent la majorité aux républicains et aux socialistes.
5 juin 1936
José Antonio Primo de Rivera y Sáenz de Heredia, fondateur de la Phalange, parti national-syndicaliste, est arrêté et placé à la prison d'Alicante.
16 juillet 1936: lenlèvement et l'assassinat de M. José-Calvo Sotelo, le chef du parti monarchiste « Renovacion Espanola ».
18 juillet 1936: plus de 5 ans après la proclamation de la 2e République
La révolte des militaires menée par Franco qui vient de rejoindre la junte contre le gouvernement républicain démocratiquement élu.
7 octobre 1936
L'Internationale Communiste commence la formation des Brigades Internationales qui seront composées au maximum de 32'000 hommes d'environ 50 nationalités. Ils serviront l'URSS pas la République espagnole.
25 octobre 1936
510 tonnes d'or de la Banque d'Espagne (valeur de 574 millions de dollars de l'èpoque) ont été transférés, par 4 bateaux, de Cartagène à Odessa. Cet or demeure encore en Russie.
17 novembre 1936
José Antonio Primo de Rivera est jugé pour rébellion militaire, condamné à mort et exécuté à Alicante le 20 novembre.
15 avril 1937
Marty, chef du Komintern, écrit à Moscou: «Les opposants à la gauche du PCE sont des fascistes ou des semi-fascistes» et adhère au projet du Komintern affirmant que «la crise doit être précipitée et, si nécessaire, provoquée». Tout est prêt pour le coup de poignard de mai 1937.
26 avril 1937
Les avions allemands bombardent Guernica (Pays basque) pendant 3 heures. Bilan: 200 à 300 morts et plus de blessés. Le responsable de l'opération, von Richtoffen, déclara qu'«il avait été trop loin», un euphémisme pour ce qui constitue indéniablement un crime de guerre.
3 mai 1937
La centrale téléphonique de Barcelone, contrôlée par les républicains, est attaquée par les communistes. Après quatre jours de combat et un millier de morts, les communistes s'emparent de la centrale. Une opération de diversion utilisant le bombardement de Guernica (200 morts) est mise en route pour cacher l'attaque de la centrale de Barcelone (plus de 1000 morts). Opération réussie, l'URSS obtiennent le 17 mai 1937 l'éviction du gouvernement républicain de Largo Caballero remplacé par Juan Negrin, socialiste, qui termine la liquidation à Barcelone des derniers Poumistes et notamment l'un de leurs chefs, Andreu Nin. Negrin avait un an plus tôt, en qualité de ministre des finances, livré à Staline l'or de la Banque d'Espagne.
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5 mai 1937: Berneri et un autre anarchiste sont arrêtés et fusillés par une dizaine de policiers de la GPU dont Georges Mink.
15 mai 1937: Largo Caballero, Premier ministre du gouvernement républicain, refuse de dissoudre le POUM comme l'exigent les ministres communistes dont Juan NEGRIN.
17 mai 1937: Largo Caballero, Premier ministre du gouvernement républicain, cède sa place à Juan NEGRIN. L'attaque de Barcelone a payé, et les anarchistes et d'autres républicains le paieront de leur vie.
16 juin 1937: Andres Nin, secrétaire politique du POUM, est arrêté, remis à Orlov du NKVD qui le tuera quelques jours plus tard. La tentative de putsch du Komintern est réussie, le gouvernement de la République espagnole est aux mains de Négin, larbin de Staline!
15 août 1937: Juan Negrin, chef du gouvernement, interdit par décret toute critique contre l'URSS «nation amie par excellence».
21 octobre 1938: Les Brigades Internationales quittent l'Espagne.
28 mars 1939: La conquête de Madrid met un terme à la guerre civile espagnole.
1969: Franco choisit Juan Carlos de Bourbon comme successeur.
20 novembre 1975: Mort de Franco.
Les communistes. agents de différents appareils (NKVD, Komintern, parti) ayant fonctionné en Espagne ont été liquidés jusque dans les procès d'après guerre comme celui de Prague en 1951-52. Il y a quelques exceptions: Négrin, Togliatti, La Passionnaria, etc. mais ces individus qui connaissaient l'envers du décor du l'URSS, "paradis des travailleurs" se turent par peur
mais aussi car ils étaient complices de l'horreur soviétique en URSS, en Espagne et ailleurs!
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Tableau des élections législatives de la 2e République espagnole
Livres et films:
Le Stalinisme bourreau de la révolution espagnole, 1937-1938, Rosmer
18 años en la URSS, Monclús Guallar Vicente, Editorial Claridad, Buenos Aires, 1959
Hommage à la Catalogne de George Orwell d'où fut tiré le film Land and Freedom de Ken Loach.

Le Stalinisme en Espagne de Katia Landau. Préface d'Alfred Rosmer.
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Adieu à l'amitié : Hemingway, Dos Passos et la guerre d'Espagne, de Stephen Koch, Grasset, 2005. Ils se rencontre en mars 1937 à mars peu après que leur ami commun Jose "Pepe" Robles, professeur et agent de liaison à la solde des autorités soviétiques, fut accusé de trahison et fusillé. Si Dos Passos se démena pour protester contre cet assassinat, Hemingway vendit son âme à Staline et fut bien récompensé par sa promotion par l'orchestre de propagande rouge qui culmina par l'attribution d'un prix Nobel de littérature. |
J'étais un agent de Staline de Walter G. Krivitsky, Editions Champ Libre, 1979. Le chapitre III "La main de Staline en Espagne" décrit la réalité de l'«aide» soviétique à la République espagnole

XVIe Conférence internationale de la Croix-Rouge, Londres, 20-25 juin 1938. Rapport complémentaire du Comité International sur son activité en Espagne.