Les brigades dites internationales mais en fait staliniennes

Un fait qui a été l'objet de nombreux arrangements avec la réalité. En particulier, on oublie que les premiers qui sont partis en Espagne pour combattre dans le camp républicain l'ont fait pour rejoindre les anarchistes (dont la colonne Cerrutti) et les poumistes qui étaient anti-staliniens et qui ont été combattus par les Brigades internationales et le NKVD qui opérait aussi en Espagne en contrôlant le SMI.

Ce n'est que quelques semaines, après le congrès du Komintern, le premier procès de Moscou et le début de la Grande terreur, que l'URSS décidera d'intervenir en Espagne. L'appui de l'URSS sera dès le début contre paiement car l'Union soviétique recevra 500 tonnes d'or de la Banque d'Espagne.

La propagande sur les Brigades internationales cache la réalité d'une “Légion étrangère” du Komintern. Derrière les paillettes, le vrai but des Brigades internationales, la constitution d’un Etat de type soviétique sur la péninsule ibérique. Servant un régime terroriste, celui de l'Union soviétique et voulant instaurer le même en Espagne, proclamer que les brigadistes étaient les héros de la liberté, montre l'ampleur de l'imposture! Mais le rouleau compresseur de la propagande de l'Union soviétique et de ses nombreuses filiales ou agents, fait perdurer cette tromperie.

Ceci bien précisé, la propagande fait que le terme "brigades internationales" désignent les troupes composées essentiellement de communistes militants ou sympathisants dont le commandement et la police politique, comme Marty, le boucher d'Albacete, ont toujours été aux ordres de Staline. Aussi, présenter les brigadistes comme les combattants de la liberté est tout-à-fait faux puisqu'ils servaient la dictature soviétique et en Espagne, la mainmise de l'URSS sur le camp républicain.

La terreur soviétique d'étendait aussi en Espagne et ce qui a été présenté à tort comme les purges de 1937-38 a provoqué l'assassinat de milliers de volontaires soupçonnés d'être trotskistes ou "éléments peu fiables". En fait, des partis communistes ont forcé certains à se rendre en Espagne pour qu'ils y soient liquidés discrètement. On attend que le juge Garzon face des recherches pour trouver les fosses communes où reposent les restes de victimes de la terreur stalinienne en Espagne, en particulier autour d'Albacette.

Parmi ces "disparus", le Suisse Raymond Kamerzin que le parti communiste suisse a forcé à se rendre en Espagne dont il n'est jamais revenu! Un parmi des milliers désignés par des commissions secrètes à l'intérieur des partis communistes membres du Komintern qui, sur ordre de Moscou, ont dû faire des listes désignant les "éléments douteux" dans leur pays respectif ou qui se trouvaient en Union soviétique. Les personnes ainsi pointées étaient soit envoyées en Espagne pour y être abattue ou, quand elles résidaient en URSS, étaient arrêtées pour être déportés ou fusillées. La terreur soviétique touchait toute l'Europe!

Tout ce contexte est évidemment totalement oublié par ceux qui ont écrit sur la "Guerre civile espagnole" ou qui agissent pour célébrer les brigadistes dont de nombreux ont servi l'horreur soviétique à l'insu de leur plein gré. Alors mettre dans le même sac les Suisses brigadistes et ceux qui ont rejoint le camp républicain est une offense pour ces derniers. C'est hélas ce que l'amnistie de tous a fait de manière scandaleuse.

De plus, l'hypothèse selon laquelle les communistes auraient eu intérêt à sauvegarder la démocratie en Espagne, ne tient pas compte du fait que le communisme n'est pas une idéologie démocratique, mais totalitaire, et que comme telle, elle ne prévoit pas le partage du pouvoir. Des milliers d'Espagnols dont Andreas Nin l'ont payé de leur vie!

De plus, il y a tout ceux qui ont disparus en URSS après leur retour d'Espagne comme le Suisse Ernst Schacht, pilote d'avion!

Curieusement quand Zapatero demanda de faire de recherches sur la période de la guerre civile, personne en faire n'alla à Albacete, le QG des Brigades internationales, où des centaines de “volontaires” furent fusillés par Marty et Togliatti.


Pitoyable témoignage du brigadiste Eolo Morenzoni qui a servi Saline et pas le peuple. Les questions posées à Eolo Morenzoni vont à l'essentiel, ce qui met ce communiste mal à l'aise. Intoxé par la propagande, ayant gobé tous les grands mensonges de Lénine et Staline, niant l'horreur vécue par le peuple soviétique, Eolo Morenzoni n'a pas le courage de reconnaître qu'il s'est gravement trompé!

Le stalinien Morenzoni évoque ses idéaux de justice et de liberté en oubliant le tragique sort du peuple soviétique!!! Morenzoni n’aurait pas perdu ses idéaux de justice et de liberté alors que depuis 1936 a servi et été complice du monstrueux Staline, ennemi du peuple tout autant que de la justice et de la liberté. Evidemment la gauche communiste, négationniste des millions de crimes communistes, avec en tête Rémy Pagani qui remet une médaille au nom de la Ville de Genève le 30 janvier 2010, cire les pompes de ces «idiots utiles», opération qui perpétue l'amnésie des crimes bolchéviques.

La propagande organisée par Staline continue de tromper

Les brigades internationales selon Loly Bolay-Cruz. ! Evidemment soutenir Staline dont le but était de prendre le pouvoir par le sang sur le gouvernement républicain, but atteint en main 1937, est oublié pour rendre hommage aux «800 Suisses, ces hommes et ces femmes qui ont personnifié l'honneur et le respect des valeurs démocratiques qui constituent le fondement de notre société moderne.» Les limites de l'honnêté bien franchies, cette socialiste affirme que la Suisse de l'époque aurait la plus dure contre ces "combattants de la liberté" parmi les états démocratiques. Ainsi, on oublie l'URSS, état négation de la démocratie depuis octobre 1917, où la plupart de ceux qui ont servi en Espagne ont été fusillés, sort qui s'abattit également sur les réfugiés espagnols dès 1940. Alors affirmer que ces «idiots utiles» qui ont servi l'ennemi du peuple Staline aient aussi servi à, je cite, l'indépendance espagnole, tout cela est une double imposture avec, comme toujours, l'oubli et l'abandon des millions de victimes du régime soviétique, en majorité des ouvriers et des paysans!

Les brigades internationales selon Jérôme Béguin, et son parti “Les communistes” (Genève), reprennent la mythologie composée par Staline pour cacher le coup de poignard dans le dos que fut l'«aide soviétique». La stratégie définie à Moscou et chantée par les communistes dont Dolorès Ibarruri fut le chef d'orchestre, fût de faire émouvoir sur quelques brigadistes afin d'oublier toute vision d'ensemble qui aurait dévoilé la réalité. Passons sur ce tissus de mensonges pour mettre en évidence le dernier, le plus gros: «La Suisse, qui est le seul pays à avoir condamné ses ressortissants ayant combattu en Espagne, n’a toujours pas réhabilité les brigadistes.» En fait, c'est à moitié faux: la plupart des Soviétiques envoyés en Espagne (Brigades internationales, NKVD, conseillers militaires, agents du GRU, etc) ont été fusillés ou déportés au goulag, mais certains ont été réhabilité après le XXe congrès du PCUS.

Le réseau agissant pour la réhabilitation des Suisses qui ont participé comme volontaires à la guerre civile espagnole poursuit son lobbying. Evidemment, on ne fait de distinction entre ceux qui ont servi les Brigades internationales, c'est-à-dire Staline et ceux qui ont rejoint les anarchistes ou poumistes. Ainsi, en novembre 2008, Staline a encore en Suisse un groupe qui sert toujours sa politique espagnole, un coup de poignard dans le dos de la République.

L'imposture et la falsification de l'histoire a réussi le 2 novembre 2008 car le Conseil national suisse tombe dans l'imposture de réhabiliter «les quelque 800 volontaires qui ont quitté la Suisse à partir de l'été 1936 pour combattre avec l'Espagne républicaine.» Mais ceux qui ont rejoint les Brigades internationales ont combattu contre l'Espagne républicaine! Encore une victoire de Staline dont les complices ont été nombreux en Suisse, particulièrement au sein du parti socialiste!

En avril 2009, la CGAS organise une soirée commémorative avec le dernier Brigadiste genevois Eolo Morenzoni. A-t-il servi Staline qui a poignardé le camp républicain?

La liste de Pascal Holenweg mélange ceux qui ont rejoint la Légion étrangère de Staline et ceux qui ont lutté réellement aux côtés de la République espagnole.

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