A l'occasion de la mort de Manuel Marulanda, dictateur des FARC présentée comme une soi-disante "armée du peuple" alors que c'est une secte vouée au culte de son chef.
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Le directeur du journal communiste "Voz", Carlos Lozano, a rappelé que "les sept membres du Secrétariat (organe dirigeant) vouaient une "véritable vénération" à Marulanda, "l'autorité suprême qui tranchait toujours en cas de conflits". Toujours le fameux culte de la personnalité
qui ferait dégénérer la pure révolution! |
A l'occasion de la mort de ce tyran, on peut observer le réseau des marxistes qui le soutenait dont Daniel Ortega.
Regain d'espoir en Colombie après la mort du chef des Farc, Marulanda
De nombreux Colombiens se montraient optimistes lundi, au lendemain de l'annonce de la mort du chef historique des Farc, Manuel Marulanda, tenu comme l'un des principaux obstacles à la paix, et de son remplacement par l'idéologue de la guérilla Alfonso Cano.
Tribune de Genève BOGOTA (AFP) - 26 mai 2008 | 23H05
"Marulanda a été un homme important du XXe siècle. Mais Alfonso Cano est susceptible de donner aujourd'hui une impulsion vers la paix, ce dont était incapable son prédécesseur", a estimé le député de gauche et ancien guérillero Gustavo Petro.
Les médias avaient organisé lundi des radios-trottoirs. Pour la majorité des auditeurs, la mort du vieux chef guérillero à près de 80 ans ravive l'espoir de mettre un terme à 50 ans de guerre civile et d'obtenir la libération des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
Les Farc réclament la libération de 500 guérilleros détenus en échange de celle d'un groupe de 39 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, séquestrée depuis plus de six ans.
Pour les auditeurs, Cano, un intellectuel modéré issu de la petite bourgeoisie de Bogota et qui fait partie de "la branche politique" de la guérilla marxiste, est plus ouvert et apte à négocier la paix que Marulanda, qui était considéré comme un paysan obstiné et sourd aux arguments de ses interlocuteurs.
"Les Farc, sous une très forte pression militaire, ont l'option d'une sortie négociée du conflit et Cano pourrait être capable de gérer pour la guérilla une telle initiative", a estimé Alejo Vargas, politologue à l'Université nationale de Bogota.
L'ancien otage Luis Eladio Perez a lui aussi jugé que la nomination de Cano "est peut-être le début d'un processus de paix avec les Farc et une possibilité de faire avancer le thème de la libération des otages", dans une déclaration au quotidien d'opposition El Espectador.
Tous les hommes politiques et journalistes qui ont connu Marulanda affirment que ce dernier avait mis en place un système de commandement très centralisé et qu'il était fondamental pour l'unité de la guérilla.
Le directeur du journal communiste "Voz", Carlos Lozano, a rappelé que "les sept membres du Secrétariat (organe dirigeant) vouaient une "véritable vénération" à Marulanda, "l'autorité suprême qui tranchait toujours en cas de conflits".
Une partie de la droite colombienne ainsi que des membres du gouvernement conservateur d'Alvaro Uribe ont prédit l'effondrement rapide et total des Farc.
"L'élimination des Farc est en bonne voie", a estimé le ministre de l'Intérieur Carlos Holguin.
Pour l'analyste politique Alfredo Rangel, ce décès "est un coup moral définitif" porté aux Farc "qui pourraient abandonner la lutte armée".
La disparition de Marulanda est le dernier d'une série de durs revers pour la guérilla dont la mort du numéro deux des Farc, Raul Reyes, abattu le 1er mars lors d'un raid de l'armée colombienne en Equateur et une série de trahisons et désertions dans les rangs rebelles.
L'Equateur, qui a rompu ses relations diplomatiques avec la Colombie à la suite de cette attaque, a exprimé lundi l'espoir que le conflit se termine de manière pacifique.
"Nous gardons l'espoir que ce changement à la tête des Farc débouche sur des solutions historiques pour un conflit qui affecte toute la région", a déclaré le vice-ministre équatorien de la Défense, Miguel Carvajal.
Au Nicaragua, le président Daniel Ortega, ancien dirigeant de la guérilla sandiniste, a présenté ses "condoléances et sa solidarité" aux Farc et a déploré la mort "de son frère Marulanda", provoquant l'irritation de la presse colombienne.