Les FARC, des communistes qui vivent aux crochets du peuple, comme d'habitude
Repris de: http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/category/medias/&start=2&h=297&w=500&sz=14&tbnid=WZj6I3TBnbFLyM:&tbnh=77&tbnw=130&hl=fr&prev=/images%3Fq%3Dmitterrand%2Bdani%25C3%25A8le%2Bcuba%26gbv%3D1%26hl%3Dfr%26ie%3DUTF-8
11 mars 2008
Après la mort de deux de ses principaux chefs, quel est létat de la guérilla colombienne ? (
) Les récompenses offertes par le gouvernement aggravent-elles cette situation ? (
) Après six ans doffensive militaire, larmée colombienne multiplie les succès. A quoi est-ce dû ? (
) Quest-ce qui pourrait encore inverser le cours de la guerre ? Libération
Les temps deviennent décidément durs pour nos pauvres médias!
Une prétendue guérilla qui survit du trafic de bétail humain et de drogue et qui vient de perdre coup sur coup deux de ses principaux chefs, dont lun par trahison
Un pseudo mouvement populaire qui multiplie les échecs et les défections et a perdu depuis longtemps le soutien de la population
Une soi-disant armée de libération qui a un besoin tellement désespéré daide financière et militaire de la part de son principal soutien dans la région (le bouffon de service Chavez, dont le pays-lui-même souffre de pénurie alimentaire), quil en vient à espérer une guerre régionale
Et de quoi, après le quasi-éloge funèbre de Kouchner dil y a une semaine pour le chef-terroriste Reyes, croyez-vous quune presse française qui nous a jusquici abreuvé de photos sympas de gentils guerilleros, sinquiète ?
Que ladite prétendue guérilla soit corrompue par largent facile de la drogue (quid des rançons du bétail vivant quil élève ?) et surtout des récompenses dun gouvernement légitime du pays qui lui-même multiple les succès militaires, de plus est aidé par les Etats-Unis et
soutenu par la population!
Le goût de largent facile a corrompu la guérilla des Farc
César Restrepo, universitaire et analyste militaire colombien.
Recueilli par Michel Taille (à Bogotá)
Libzraton
11 mars 2008
Simple apaisement provisoire ? Les bruits de bottes sont un peu retombés en Amérique du Sud : la Colombie, dune part, lEquateur et le Venezuela, dautre part, se sont diplomatiquement rapprochés vendredi après la grave crise qui sétait profilée tout au long de la semaine dernière.
Le 1er mars, larmée colombienne avait tué, en territoire équatorien, Raúl Reyes, le numéro 2 de la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Quatre jours plus tard, la Colombie annonçait la mort dIvan Ríos, un autre des sept membres du Secrétariat des Farc - lorgane de direction de la guérilla. Yvan Ríos a été abattu par son propre «chef de sécurité», lequel sest ensuite livré à larmée colombienne pour toucher la récompense offerte. Ce garde du corps sest livré aux autorités en apportant la main droite, tranchée, dIvan Ríos ainsi que son ordinateur portable.
César Restrepo, universitaire colombien, spécialiste des questions militaires, revient sur laffaiblissement de la guérilla ces dernières années.
Après la mort de deux de ses principaux chefs, quel est létat de la guérilla colombienne ?
Les circonstances dans lesquelles le chef Ivan Ríos vient dêtre tué - par ses gardes du corps - viennent confirmer une information que nous avions depuis plusieurs mois : les Farc sont plongées dans une très grave crise de discipline. La principale cause en est largent du trafic de drogue. Ce qui était au départ un moyen de financement est devenu un cancer. Le goût de largent facile a corrompu, aussi, la guérilla. Au point que des «lieutenants» de certaines unités cherchent à tuer leurs chefs pour semparer du négoce.
Les récompenses offertes par le gouvernement aggravent-elles cette situation ?
Bien sûr. Il faut se mettre dans les bottes dun guérillero. Apparement, les hommes de «Rojas», le guérillero qui a tué Yvan Ríos, sortaient de deux semaines de combats. Ils manquaient de vivres, navaient plus de communication avec les autres unités, ne cuisinaient plus de peur que la fumée ne les trahisse
Avec les 5 milliards de pesos [1,7 million deuros] offerts pour la tête de Ivan Ríos, le calcul était vite fait : Rojas sauvait sa peau et se faisait un pactole pour le reste de sa vie. Aujourdhui, les autres dirigeants des Farc doivent regarder leur entourage dun drôle dil. Ils doivent se demander : «Et celui-ci, à quelle heure va-t-il me trahir ?» Cela pourrait entraîner des purges
Après six ans doffensive militaire, larmée colombienne multiplie les succès. A quoi est-ce dû ?
Le premier virage important a été, il y a huit ans, lacquisition davions et dhélicoptères. Laviation a permis de mettre fin aux prises de garnisons locales et de villes moyennes par les Farc. Elle a obligé les guérilleros à se disperser. Elle a aussi permis des opérations commando, comme lors de la mort de Raúl Reyes en territoire équatorien, grâce à lamélioration des services de renseignement. Les Etats-Unis ont apporté un apport technologique : des images satellites très précises, des interceptions de communications grâce à des plateformes aériennes
Parallèlement, larmée colombienne - dont les effectifs ont presque doublé - semble avoir réussi à infiltrer les Farc. Et parvient de plus en plus à obtenir le soutien des populations locales. Aujourdhui, les Farc nauraient plus que 12 000 hommes, contre 17 500 en 2002, et leur capacité militaire a beaucoup diminué. Cela fait six ans quelles se replient. Elles peuvent peut-être tenir encore des années dans la jungle, mais en se cachant, donc en perdant la pratique du combat
Quest-ce qui pourrait encore inverser le cours de la guerre ?
Avant tout, que les Farc reçoivent de laide, en armes ou en argent, du président vénézuélien, Hugo Chávez. Je pensais quil noserait jamais le faire
Mais le contenu des ordinateurs de Raúl Reyes [dont la Colombie a demandé une expertise par des analystes étrangers, ndlr], dans lequel les guérilleros parlent dune offre daide de 300 millions de dollars [195 millions deuros] de Chávez, semble prouver le contraire. Les guérilleros paraissent également rechercher désespérément des missiles sol-air, en vain jusquici. Mais ce qui leur aurait le plus servi, sans doute, aurait été que la crise de la semaine dernière débouche sur une guerre entre la Colombie et ses voisins, lEquateur et le Venezuela.
Est-on passé très près dun conflit, avant la réconciliation des trois chefs dEtat vendredi ?
Non. Aucun deux navait intérêt à une guerre. En cas de guerre, lEquateur aurait risqué de menacer la sécurité de ses gisements de pétrole ; les Vénézuéliens, qui souffrent actuellement de pénuries alimentaires, auraient peut-être chassé Hugo Chávez ; et la Colombie a toujours, militairement parlant, trop à faire avec les Farc
08 mars 2008
France/FARC: Cherchez lerreur (France mourns dead FARC terrorist)
Cest avec émotion que je viens dapprendre le décès du Président Yasser ARAFAT, premier Président élu de lAutorité palestinienne. Avec lui disparaît lhomme de courage et de conviction qui a incarné, pendant 40 ans, le combat des Palestiniens pour la reconnaissance de leurs droits nationaux. Jacques Chirac (le 11 novembre 2004)
Cest une mauvaise nouvelle que lhomme avec qui nous parlions, avec qui nous avions des contacts, ait été tué. Bernard Kouchner (France Inter, le 3 mars 2008)
Après Arafat,
Reyes!
Les forces de sécurité colombiennes annoncent la mort, coup sur coup, du numéro 2 puis dun très haut gradé des trafiquants de bétail humain plus connus sous le nom de FARC
On reçoit confirmation, derrière les gesticulations des uns et des autres (notamment les voisins vénézueliens et équatoriens, voire nicaraguains), du secret de polichinelle du soutien financier et probablement militaire des FARC par le bouffon de service Chavez (plusieurs centaines de millions de dollars pour un mouvement, soupçonné, par ailleurs, de négocier lachat de matériel radioactif, nécessaire à la fabrication darmes sales de destruction et de terrorisme)
Et que croyez-vous que fait, gouvernement et médias confondus, une France décidément bien décalée?
Elle pleure le chef terroriste!
Doù lurgence de lire la remise des pendules à lheure de notre confrère Philippe Convers sur lexcellent site de nos amis de Five years later.
Extraits :
Les FARC commenceront à être raisonnables quand elles se sauront au bord de la défaite. Et Uribe les y conduit. Les libérations unilatérales de ces dernières semaines sont des mouvements tactiques coordonnés avec Chavez, qui veut à la fois étendre son influence en Colombie, tenter dempêcher Uribe et ses alliés datteindre un plein succès et faire diversion sur la scène intérieure vénézuélienne, qui lui est moins favorable depuis quelques mois.
La position de la France est particulièrement lamentable pour trois raisons : - elle renforce la guérilla dans son jeu sinistre de manipulation des otages ; - elle met de côté tous les otages non échangeables, et dont personne en France ne semble vraiment comprendre quils ne sont pas concernés par le fameux et mal nommé « échange humanitaire ». Ces anonymes, libérables contre dénormes rançons, sont les grands oubliés de la diplomatie ; - elle autorise Chavez a pratiquer une intolérable et grossière ingérence dans les affaires colombiennes, le même Chavez qui a insulté la moitié des chefs dEtat latinoaméricains, le roi dEspagne, Tony Blair et tant dautres.
Les Farc vus de Colombie
Philippe Convers
5YL
7 mars 2008
En quelques mots, les Colombiens ne croient pas à la possibilité dune négociation sérieuse et raisonnable avec les FARC. Noubliez pas quils ont lexpérience de nombreux précédents qui ont tous capoté avec cette guérilla. Pourtant, dautres guérillas, dans le passé, ont accepté de se démobiliser en échange dune amnistie et de certaines prérogatives politiques. Les FARC ont toujours suivi une ligne absolutiste. A lépoque de lunion patriotique, dans les années 1980, épisode faussement présenté comme un geste de bonne volonté des FARC (lunion patriotique était un mouvement politique réunissant plusieurs communistes de différentes tendances ayant décidé de jouer le jeu démocratique et massacrés par des paramilitaires), les FARC ont poursuivi la lutte armée, suivant les vieux adages de la « combinaison de toutes les formes de lutte ». Plus récemment, entre 1999 et 2002, le prédécesseur dUribe avait concédé à cette même guérilla une zone de la taille de la Suisse, dont les pouvoirs publics sétaient retirés. Non seulement, les FARC nont jamais négocié de bonne foi (cétait dailleurs le message dIngrid, quelques jours avant son enlèvement), mais elles ont profité de laubaine pour consolider leurs positions militaires et financières, via une vague denlèvements sans précédent, dont des milliers de Colombiens ont souffert, mais aussi et surtout via le trafic de cocaïne, dont la guérilla est devenue un artisan majeur.
Voilà pourquoi les Colombiens ne se font plus guère dillusions sur une issue raisonnable et humanitaire au conflit. Certains y voient de linsensibilité quant au sort des otages, jy vois pour ma part une triste mais réelle lucidité. Les FARC commenceront à être raisonnables quand elles se sauront au bord de la défaite. Et Uribe les y conduit. Les libérations unilatérales de ces dernières semaines sont des mouvements tactiques coordonnés avec Chavez, qui veut à la fois étendre son influence en Colombie, tenter dempêcher Uribe et ses alliés datteindre un plein succès et faire diversion sur la scène intérieure vénézuélienne, qui lui est moins favorable depuis quelques mois.
La position de la France est particulièrement lamentable pour trois raisons : - elle renforce la guérilla dans son jeu sinistre de manipulation des otages ; - elle met de côté tous les otages non échangeables, et dont personne en France ne semble vraiment comprendre quils ne sont pas concernés par le fameux et mal nommé « échange humanitaire ». Ces anonymes, libérables contre dénormes rançons, sont les grands oubliés de la diplomatie ; - elle autorise Chavez a pratiquer une intolérable et grossière ingérence dans les affaires colombiennes, le même Chavez qui a insulté la moitié des chefs dEtat latinoaméricains, le roi dEspagne, Tony Blair et tant dautres.
Soyez sûr que les Colombiens aspirent à la paix et quils savent mieux que Sarkozy et tant dautres commentateurs aussi impuissants quils sont irresponsables, ce quils doivent à leur Président et à sa politique qui, une fois de plus, a fait progresser plus vite la Colombie en six ans que durant les trente années précédentes.
Enfin, sagissant des liens douteux quaurait ce Président, je vous prie de le juger sur ce quil fait, plutôt que sur des rumeurs colportées en grande partie par lextrême-gauche internationale. La plupart des chefs paramilitaires, qui gambadaient librement jusquen 2002, sont désormais en prison. Larmée colombienne saisit plus de drogue chaque année que pendant toute la décennie 1990. Et les groupes paramilitaires qui ont refusé dabandonner les armes ou qui les ont reprises sont violemment pourchassés. Pour moi, cest ça qui compte.
Très bonne soirée, nhésitez pas à diffuser mon petit pensum !
08 mars 2008 Publié Amérique latine, terrorisme, idiots utiles/compagnons de route, désinformation, Diplomatie | Lien permanent | Alerter
Commentaires
Très bon commentaire. Jattends que les autres gens de votre pays soient aussi bien informes avant décrire des betises sur Uribe et la Colombie. Merci de donner la bonne information du sentiment des Colombiens.
Rédigé par: norma | le 10 mars 2008 à 02:12| Alerter
Merci, jcdurbant,
jai obtenu la publication du premier volet dune chronique de ré-information sur Agoravox et chez notre ami Conservateur :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37196
Merci pour votre soutien constant.
Rédigé par: phiconvers | le 11 mars 2008 à 22:24| Alerter
Enfin!
Bravo!
Vous avez vu ci-dessus), les Colombiens eux-mêmes en redemandent!
Rédigé par: jcdurbant | le 11 mars 2008 à 23:11| Alerter