Selon le département du DFAE sous la houlette de la socialiste Micheline Calmy-Rey "Le programme de la DDC sur le bon chemin". Il décrit des projets de coopération en cours avec le régime méga-criminel de Pyongyang!!! Il s'agit d'un montant de 5 à 7 millions de francs suisses. On comprend alors le silence de la Suisse…


Selon Le Temps. Suisse, Ron Hochuli, Berne, Samedi 15 mars 2008, "la Corée du Nord ne fera plus partie des programmes spéciaux" dans l'article "L'aide au développement est réduite à douze pays prioritaires". Enfin, la Suisse cesse d'aider ce régime assassin!


Le programme de la DDC sur le bon chemin

Aucun des pays partenaires de la DDC n'est aussi peu connu que la Corée du Nord: elle demeure aussi mystérieuse qu’un îlot survivant des temps révolus du communisme. C’est pourquoi des voix se font encore et toujours entendre qui remettent en question notre engagement en Corée du Nord : des processus de changement sont-ils oui ou non possibles dans un tel contexte ?

La coopération au développement avec la Corée du Nord consiste principalement en un programme agricole destiné à améliorer la production alimentaire et en un soutien au processus de réforme de la politique intérieure. Commencé en 1995, l’engagement de la Confédération a d’abord consisté en une aide humanitaire visant à atténuer la situation de famine provoquée par les sécheresses, les inondations et des problèmes structurels. La DDC possède un bureau permanent à Pyongyang depuis 1997.

Corée du Nord (Pyongyang)

Swiss Cooperation Office North Korea
Daedonggang District
Munhundong
Yubo Street No. 3
Pyongyang - DPRK of Korea

Téléphone +850 238 17645 Télécopieur +850 238 17643 pyongyang@sdc.net Page Web www.sdc-dprk.ch

http://www.ddc.admin.ch/fr/Accueil/Pays/Asie_de_l_Est/Coree_du_Nord

Page web de la DDC - Corée du Nord: www.sdc-dprk.ch


Coopération au développement: Priorités

Assistée par des experts internationaux en agronomie, une coordinatrice de la DDC est chargé de mettre en œuvre des projets avec les partenaires coréens. L’objectif premier est l’amélioration de la sécurité alimentaire de la population par le biais:

* d’une contribution à l’amélioration de la productivité agricole;
* d’un soutien au processus de réformes;
* de l’amélioration de l’accès du pays aux organisations internationales.

Programme agricole: L’engagement de la Confédération a démarré en 1995 sous forme d’un programme d’aide humanitaire: aide alimentaire (maïs, riz, semences), vêtements d’hiver, fourniture de viande suisse. Depuis 1998, il a résolument pris le caractère d’une «aide à l’entraide». L’accent principal porte sur la promotion d’une agriculture durable. Il est notamment prévu d'améliorer et de diversifier les semences de pommes de terre et de maïs, de recourir à la rotation des cultures, à la lutte intégrée contre les parasites et à l’élevage) et aux méthodes d’élevage intégrées. Il s’agit, grâce à des projets innovants, d’améliorer durablement la sécurité alimentaire dans six districts du pays, de propager des méthodes et des systèmes en se servant des canaux de formation existants et de soutenir le secteur agricole en théorie et en actes. Les expériences réalisées dans les cultures et la mise en valeur des produits sont censées alimenter les stratégies aux divers échelons du pays, ce qui, dans le cas de la lutte intégrée contre les parasites, devrait déboucher sur la mise en peuvre d’une stratégie nationale. De plus, en collaboration avec des partenaires locaux, on élabore des plans d’exploitation durable de terres agricoles en pente menacées par l’érosion. Les expériences en la matière sont attestées et on crée les bases nécessaires à leur partage. Outre la production, le programme vient également en aide à la transformation et à la commercialisation des produits agricoles en dispensant des formations techniques et de gestion d’entreprise. Enfin, nouveau volet: les petits paysans ont désormais la possibilité d’obtenir des petits crédits.

Appui au processus de réforme: Afin d’assurer sa sécurité alimentaire à long terme, il est indispensable que la Corée du Nord poursuive le processus d’ouverture qu’elle a résolument engagé ces dernières années.La réalisation de mesures de formation adéquates, sur place, en Suisse ou dans d’autres pays, est censée pour sa part combler les lacunes techniques affectant la mise en oeuvre des réformes économiques. Suite aux essais nucléaires d’octobre 2006, la DDC a décidé de poursuivre ses activités en cours, mais de ne lancer provisoirement aucun nouveau projet.
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Informations contextuelles sur la Corée du Nord

L’isolement international dans lequel se trouve la Corée du Nord (République démocratique populaire de Corée) depuis la dissolution de l’Union soviétique, en 1990, a sensiblement compliqué la résolution des différends politiques (mot-clé: programme nucléaire) et affecté gravement le fonctionnement de son économie. La pénurie d’énergie, la perte de marchés et de réseaux de contacts ont plongé tous les secteurs de l’économie dans de graves difficultés de production et d’écoulement des produits. Il va de soi que l’aide humanitaire qu’apporte la communauté internationale depuis les inondations catastrophiques de 1995-1996 ne saurait résoudre les problèmes structurels. De plus, depuis 2006, la Corée du Nord n’accepte plus d’aide humanitaire, tout en continuant de se présenter comme partenaire pour des projets à long terme de coopération au développement.

Depuis 2003, des discussions ont régulièrement lieu entre les puissances régionales (Chine, Japon, Russie, Corée du Sud), les États-Unis et la Corée du Nord, dans le but de négocier les conditions et les concessions indispensables à la fin de l’isolement international de cette dernière. Mais aucune percée n’a été observée à ce jour.

La Suisse tente de contribuer activement à désamorcer la situation: en mai 2003, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a accompli un acte symbolique en franchissant la ligne de démarcation séparant les deux Corée. Un dialogue politique s’est noué à cette occasion entre la Suisse et la Corée du Nord. Il se poursuit au cours du printemps 2007. Dans cet esprit, le programme de coopération de la DDC contribue également à créer la confiance et à renforcer la volonté de réforme de la Corée du Nord.



Le premier coup d’œil sur place confirme l’image d’un pays dont nous avons peine à nous faire une idée, marqué pour chacun par les luttes pour la survie et engagé sur la voie de l’autarcie absolue. Mais, si l’on compare avec ce qui a été perçu lors d’une visite effectuée à peine quatre ans plus tôt, un autre regard révèle derrière cette façade si rigide l’apparition de nombre de processus de changement prometteurs auxquels la DDC apporte un soutien actif par son programme spécial.

C’est ainsi que, pendant la période de pénurie des années 1990, des marchés de la consommation ont vu le jour qui sont devenus partie intégrante du système économique de la Corée du Nord, et qui ne sont plus traités comme des secrets d’État ! C’est ainsi que des surfaces cultivables conquises par la population nécessiteuse dans les régions des collines sont maintenant reconnues comme espaces (libres) pour l’initiative individuelle en agriculture. La DDC s’engage avec la banque centrale coréenne en vue de tester un programme de petits crédits incitant les paysans à prendre leurs décisions d’investissement en se fondant sur des considérations économiques de faisabilité commerciale, une nouveauté en Corée du Nord.

La Corée du Nord souffre toujours d’un déficit structurel en produits alimentaires de base. Comme le démontre le récent accord passé avec la Corée du Sud, l’aide alimentaire reste une nécessité. Le programme de la DDC a pour objectif suprême l’amélioration durable de la sécurité alimentaire du pays. En plus de la livraison d’outils, de semences et de jeunes animaux de cheptel, c’est la transmission de savoir-faire et le regard sur le « reste du monde » qui ont la priorité. Des voyages d’études et des stages en Suisse et dans d’autres pays d’Europe doivent y contribuer. La mise en œuvre correcte des projets financés par la Suisse est suivie par le Bureau de coopération de la DDC à Pyong Yang. On s’assure ainsi du respect des objectifs convenus d’un commun accord et l’on garantit que l’aide parvienne bien aux bénéficiaires initialement prévus.

La Corée du Nord n’est pas un partenaire des plus faciles : les valeurs, les priorités et les méthodes qui conditionnent la coopération au développement de la Suisse doivent être constamment rappelées et appliquées avec persévérance. Les projets menés à bien au cours des douze dernières années sont toutefois encourageants. Ils ont des effets positifs et ils conduisent à l’évolution des modes de pensée et au changement. Grâce au programme de développement de la DDC, la Suisse apporte une contribution certes modeste à l’élimination de la pauvreté, des conflits et de l’instabilité sur la presqu’île coréenne, mais c’est une contribution très estimée sur place et appréciée par la communauté internationale. Ce sont la des motifs suffisants pour garder le cap que l’on s’est fixé et pour poursuivre le partenariat pour le développement instauré entre la Suisse et la Corée du Nord.

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