Kim Jong-il kaput?
Frédéric Koller ( Le Temps du 12 septembre 2008 ), suite à l'absence du dictateur communiste (qui ose prétendre que Staline n'était pas communiste, mais ce tout de passe-passe permet de cacher le caractère socialiste de l'URSS) rapporte les réactions diverses que cela produit. Mais il n'évoque pas la famille de l'assassin nº1: a-t-il un fils pour reprendre le business?
NDLR: Toujours le négationnisme de gauche sur les crimes communistes: Kim Jong-il, on oublie qu'il est communiste, donc ses crimes ne sont pas comptabilisés avec ceux des autres meurtriers communistes. Comme on ne peut pas toujours escamoter les crimes, on nie la causalité entre la nature communiste du régime et l'horreur qu'il produit. Les commentaires sont en[
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Quant aux "idiots utiles" qui persistent à soutenir le communisme car il engendre des sociétés égalitaires, ils peuvent noter que Kim Jong-il et sa clique vivent comme des rois, et le peuple dans la misère!
Spéculations sur le sort du «Cher Leader» nord-coréen
COREE DU NORD. Kim Jong-il aurait été victime d'une attaque cérébrale.
Le Temps, Frédéric Koller,Vendredi 12 septembre 2008
Kim Jong-il, dernier despote stalinien à la tête d'une puissance nucléaire, est-il encore en vie? Les spéculations sur son état de santé ont redoublé depuis son absence remarquée, mardi, lors des festivités marquant le 60e anniversaire de la République populaire démocratique de Corée. C'est non seulement la première fois qu'il ne présidait pas à un tel événement (qui revêtait une signification particulière, le chiffre 60 marquant la fin d'un cycle dans la tradition extrême-orientale), mais la cérémonie a été réduite à sa plus simple expression avec le défilé de groupes de miliciens de défense, sans démonstration de missiles.
Il n'y a «pas de problème»
Alarmé par la crise que ne manquerait pas de provoquer un vide de pouvoir dans un pays totalement opaque de 23 millions d'habitants dont la majeure partie vit dans le dénuement, le président sud-coréen, Lee Myung-bak, a convoqué mercredi une réunion d'urgence avec ses plus proches collaborateurs. Selon les services secrets sud-coréens, Kim Jong-il aurait été victime d'une attaque cérébrale qui l'empêcherait de se déplacer, mais il serait conscient et devrait se rétablir. D'autres éléments indiqueraient que quelque chose d'inhabituel se trame dans le pays ermite, explique l'agence de presse sud-coréenne Yonhap sans préciser quoi. Des experts français et chinois se sont rendus en Corée du Nord pour soigner Kim Jong-il sans que l'on sache toutefois quel est son état de santé, ajoute un chercheur au département des études nord-coréennes de l'Université de Séoul, cité par l'AFP.
Face à ces spéculations, Pyongyang a réagi avec une rare célérité: Il n'y a «pas de problème», a expliqué Kim Yong-nam, numéro deux du régime, reconnaissant en passant que Kim Jong-il était bien absent des festivités. «Conspiration», a renchéri Song Il-ho, l'ambassadeur nord-coréen chargé des discussions de normalisation avec le Japon, précisant que «les «médias occidentaux ont déjà rapporté des mensonges dans le passé». Ce n'est pas la première fois, en effet, que des rumeurs alarmistes circulent sur l'état de santé du «Cher Leader», 66 ans, qui a succédé à son père, mort d'une crise cardiaque, en 1994. L'héritier du «juchéisme» - idéologie d'autosuffisance du régime - a par ailleurs déjà plusieurs fois disparu, parfois durant des mois, du devant de la scène, alimentant à chaque fois les rumeurs les plus folles.
Un expert japonais réputé de la Corée du Nord, Toshimitsu Shigemura, a ainsi déjà annoncé que Kim Jong-il serait mort de diabète à l'automne 2003 et que son personnage serait depuis joué par quatre sosies dont deux seraient presque identiques, rapporte le site internet Asia Times. Le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo cite pour sa part un officiel de l'ambassade de Corée du Sud à Pékin qui affirme que Kim Jong-il serait mort le 22 août dernier. Toshimitsu Shigemura rétorque qu'il ne peut s'agir que de l'un des sosies du despote. L'expert japonais précise dans un livre intitulé The True Character of Kim Jong-il, publié le mois dernier, que la Corée du Nord serait dirigée par une direction collective à la tête de laquelle on trouve le secrétaire du Comité central du Parti des travailleurs, Kim Yong-nam et Chang Sung-taek, qui n'est autre que le beau-frère de Kim Jong-il.
Lee Young-hwa, représentant de l'association «Rescue the North Korean people!», un groupe d'aide aux réfugiés nord-coréens basé au Japon, affirme pour sa part que le maître de Pyongyang serait atteint de la maladie d'Alzheimer, en plus d'un diabète et de problèmes cardiaques. Cette confusion sur le sort de l'un des dirigeants les plus secrets de la planète intervient alors que les négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord sont à nouveau dans une impasse.