Bulgarie: encore l'imposture d'une libération par le parti communiste amené par l'armée rouge
La Bulgarie devenue en 2007 membre de l'Union européenne après avoir été pendant plus de 40 ans une république démocratique, c'est-à-dire une dictature, colonie de l'empire soviétique avec un gouvernement fantôche sous la direction du camarade Todor Jivkov. Quand le vent a tourné, un parti socialiste a été créé avec des anciens communistes reconvertis.
Très peu d'informations sur la période de la glaciation soviétique. Le fond sonore de la BDIC est d'autant plus intéressant. Extraits des descriptifs: "répression sous le communisme et les camps", "camps de Kutsian et de Béléné", "réhabilitation des anciens réprimés par le régime communiste", "fusillé", "déportation", "camps de Pernik et Kutsian", "camps de Lovec et Skravena", "goulag bulgare". Les habituels effets collatéraux de la construction du socialisme!
La Bulgarie a eu aussi des zones cachées où on cassait les "ennemis du peuple" et liquidait ceux qui n'étaient pas rééducables. Parmi ces lieux de l'horreur, Béléné sur un îlot du Danube, près de Ruse.
Combien de victimes?
Les juifs et le communisme après la Shoah: une illusion trahie
Gabriele Eschenazi, Gabriele Nissim, De Paris, 2000
Les auteurs ont mené à partir de 1989 une enquête minutieuse en Hongrie, Pologne, Bulgarie, Roumanie, Tchécoslovaquie et Allemagne de lEst où de nombreux juifs furent des artisans ou les instruments de la machine de terreur stalinienne, avant den devenir eux-mêmes des victimes.
Dimitrov, journal 1933 -1949
Belin, 2006
Le journal de celui qui fut le secrétaire général du Komintern (1935-1943), et le Premier ministre de la République populaire de Bulgarie (1946-1949). Il aurait été liquidé à Sotchi, embaumé et renvoyé en Bulgarie.
La Bulgarie connaîtra la soif inassouvie de sang de certains généraux russes, Cernev, A. Alexandrov, Levy, Kme, A. Lacritchev, qui dirigeront dans l'ombre l'extermiúnation de l'opposition et de ceux jugés dangereux, même s ils étaient membres du parti communiste bulgare. Après les élections de Bulgarie, en 1947, G. M. Diutrov, qui risquait d'être arrêté, se réfugia à l'ambassade américaine de Sofia, d'où il partit pour l'Amérique. En juin 1947, le secrétaire général Nicola Petcov, ainsi que autres parlementaires se virent retirer leur immunité parlementaire. A la sortie du Parlement, le secrétaire géúnéral est arrêté et condamné à mort. Nicola Petcov était le fils de l'officier Dimitrie Petcov qui fut le chef du mouúvement militaire de Vladaia en 1918, le premier qui se souleva contre le roi Ferdinand I de Bulgarie, remplacé par Boris. Il y a eu d'autres condamnations parmi ceux qui appartenaient au parti agrarien bulgare comme: Asen Stambulinski, Boris Brinbarov, Vampirski, Ialea Gancev et P. Sabinski. Le parti social-démocrate eut aussi ses vicútimes, comme les opposants qui n'étaient pas encadrés dans des partis. La prison de Plevna débordait et les camps des travaux forcés de Ustian, Bosna, Balcic, Belene et Lovici étaient remplis aussi. Au camp de Lovici le chef était un tzigane, une vraie brute.
En Bulgarie, Traicio Kostov fut accusé aussi de titoisme. Gh. Dimitrov, secrétaire du PC bulgare, élevé politiúquement en Russie, a voulu défendre Kostov, mais les Russes n'étaient pas d'accord. Ils avaient besoin de ces procès pour intimider. Dimitrov partit pour la Crimée (à Sotchi) où il tomba malade et malgré les soins reçus fut liquidé. Son corps fut embaumé et expédié en Bulgarie, à travers la Roumanie, le 20 juillet 1949. Traiciov Kosútov, secrétaire général du PC bulgare fut condamné à mort et exécuté. Il y eut d'autres condamnations: Yvan Stephanov, Ministre des Finances; le professeur Petco Kunin, Ministre de l'Industrie; Sekelarov, Ministre des Transports, considérés comme espions anglo-yougoslave, réhabilités par la suite.
Dominique Desanti, journaliste communiste qui assista aux procès mis en scène dans les «démocraties» populaires, décrit dans son livre Les staliniens , pag. 233, les derniers mots de Traicio Kostov, ancien secrétaire du Comité central communiste bulgare: «Le 14 décembre à 14 heures, «dans les derniers mots que je prononcerai devant l'honorable Cour, je considère comme un devoir de ma conscience de déclarer devant la Cour et par son entremise devant l'opinion publique bulgare et (ici il se tourne vers nous, dans notre loge du fond de la salle), devant la presse internationale dont les représentants se trouvent ici, que je suis innocent, que je n'ai jamais été au service de l'Intelligence Service que je n'ai jamais pris part aux plans conspirateurs et criminels de Tito et de sa clique,. . . que ces aveux ont été
«Brouhaha cyclone sur l'auditoire; le président hurlant, hurlant encore plus: «Que demandez vous à la Cour»? »
http://www.procesulcomunismului.com/marturii/fonduri/ioanitoiu/morminte1/docs/tombesp_17.htm
Dominique Desanti, après avoir servi le régime communiste bulgare, se maria en France et collabora à l'Humanité. Les horreurs qu'elle a décrit de l'empêchera de continuer à collaborer avec les staliniens français.