Le Mémorial de Khatyn au nord de Minsk (54 km) et son musée

Le 22 mars 1943, le village fut cerné par des troupes SS. Ils parqueront les 161 habitants, femmes, vieillards, enfants, «coupables» d'avoir aidé les partisans, dans une grange en bois au centre du village qu'ils incendièrent, ainsi que les 26 maisons de la localité.

Le plan du site actuel (en grand)
Photo satellite du site
Le premier monument érigé

Toujours la barbarie nationaliste-socialiste, jamais sur la barbarie socialiste qui a commencé avant 1933 et a continué bien après 1945

L'imposture ne réside pas dans la commémoration du souvenir des victimes de l'agression et de l'occupation allemande de la Biélorussie, mais dans la tentative de faire diversion sur le vrai Kathyn, l'exécution par le NKVD sur ordre du Politburo de 21'000 Polonais, en mars-avril 1940. De plus, les centaines de milliers de victimes du NKVD, comme celles dont le cadavre a été retrouvé à Kourapaty, n'ont-elles pas été aussi attribuées à la barbarie nazie dans ce total de 2'230'000? Curieusement, le village de Khatyn ne figure pas sur la carte des victimes allemandes en Biélorussie!

Autre curiosité, l'absence d'une plaque rappelant ce que fut le vrai Kathyn demandée par le gouvernement polonais. Ce n'est encore demain que l'agression soviétique du 17 septembre 1939, la déportation de millions de Polonais, le laisser faire de l'exécution de la Home Army par les troupes allemandes en 1943, puis la conquête de la Pologne en 1944, sans compter l'occupation soviétique de 1944 à 1989, ni les 22'000 Polonais assassinés en mars-avril 1940 seront oubliés!

Entrée sur le site avec sur la droite, une stèle mêlant les 161 victimes de Katyn et celles de Biélorussie. L'occupation hitlérienne provoqua la mort de 2'230'000 personnes soit le quart de la population de Biélorussie.
La statue géante, symbole du Mémorial 186
Symbole d'une des 26 maisons incendiées
La flamme du souvenir
Texte en biélorusse Le même en russe
Une stèle par ville ou village détruit
La vie continue
Le champ des stèles
La vie continue (bis)

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