De la libération du joug ottoman (1830) à la République démocratique et populaire algérienne (1962)
Pendant des siècles, Alger a été une des places fortes de la barbaresque, le siège d'une industrie qui a fait sa fortune: la piraterie apportant, navires et leurs marchandises volées, mais aussi leur équipage réduit à l'état d'esclaves.
Certains des esclaves étaient rachetés par leur famille ou par des sociétés de solidarité comme Miguel de Cervantes, qui à son retour de captivité, écrira Don quichotte de la Manche. La traite des Chrétiens en Méditerranée a duré plus longtemps que la traite négrière et impliqua davantage d'individus que cette dernière. Mais le politiquement correct régnant actuellement a systématiquement oublié la traite des blancs pour ne pas nuir à l'opération de propagande qui continue à falsifier la réalité des faits.
De juin à juillet 1830, des troupes de la monarchie française de Charles X prennent contrôle de la ville qui est conforté par l'Accord de soumission du régent Ottoman Hussein Dey à Alger le 5 juillet. Ce territoire n'a donc été pris pas du tout aux arabes mais à l'empire Ottoman dont le centre était Istamboul. En quelques jours donc, la monarchie française fait subir une défaite importante à l'Empire ottaman. S'en suit une période confuse où joue un rôle déterminant Abd-el-Kader, un Berbère, cherchant à repousser à la fois Ottomans et Français. Ces quelques faits sont systématiquement oubliés par l'histoire officielle.
Mais focalisons-nous sur la Guerre d'Algérie, celle qui a débuté en 1954, qui est évidemment souces de nombreuses falsifications. Apparaissent plus ou moins régulièrement des livres, des reportages et même des films où sont systématiquement rappelé les tortures, par exemple, le général Bigeard a-t-il torturé, et où sont tout aussi systématiquement les actions terroristes du FNL et surtout la terreur qu'il a imposé pour imposer le pouvoir d'un petit groupe de chef du FNL. Un chiffre demeure tabou: combien d'Algériens ont-ils été liquidés parce qu'ils refusaient de payer l'impôt évidemment révolutionnaire, d'obéir ou parce qu'ils étaient membres de groupes politiques opposés au FNL?
De la colonisation à la République démocratique et populaire algérienne
De mètres cubes de propagande ont été martelé par la gauche soi-disant anti-colonialiste alors que ce fut un gouvernement socialiste qui dirige la France pendant la guerre de libération de l'Algérie. A la fin de la IVe République dominée par des partis de gauche, une opération généralisée d'amnésie fit que certains individus de gauche furent complices du FNL. Quant à l'établissement d'un état démocratique et populaire, on peut toujours attendre: une clique a pris le contrôle du pays, et l'a mis en coupe réglée, se partageant la rente pétrolière et gazière. Quant à la grande majorité des Algériens, ils vivent dans la misère et sous la main de fer d'une police politique efficace.
Un état ni démocratique ni populaire se maintenant grâce à une large complicité
A quand des manifestations, l'indignation des ONG prétendant défendre la démocratie et les droits de l'Homme? Pourtant il ne faut pas être très malin pour réaliser que les élections ne sont que des farces dont les Algériens sont les victimes: et que l'émigration forcée, souvent dure, est moins dangereuse que manifester la moindre opposition à cette clique corrompue d'incompétents. Mais, cela, il ne faut pas le dire!
La valise ou le cercueil et les massacres de milliers de Harkis
Les accords d'Evian garantissait le droit à près d'un million de pieds noirs de rester en Algérie et l'amnistie pour les centaines de milliers de nombreux d'Algériens, civils ou supplétifs de l'armée française: Résultats qui sont toujours tus: la valise pour les pieds noirs et le cercueil pour des dizaines de milliers d'Algériens, fusillés ou égorgés. La soi-disante paix fut la poursuite d'une guerre civile par la terreur larvée mais qui revient de manière plus ou moins récurrente.
Les accords d'Evian
En Algérie, après la signature des accords d'Evian qui permettaient que les Français puissent rester dans la terre où la plupart étaient nés, d'où le qualificatif de pieds-noirs, la politique du FNL, méprisant leur signature a été la valise ou le cercueil.
De plus, le FNL organise la tuerie de 100'000 Harkis, supplétifs de l'armée français et d'autres taxés de collabo. En fait le terrorisme du FNL permet à ce front de terminer la liquidation d'autres forces politiques algériennes, comme l'ALN, afin de s'imposer comme le parti unique. La lutte anti-coloniale a été faite soi-disant au nom du peuple, mais en en réalité pour une poignée de chefs du FNL. C'est par des luttes mortelles dans ce clan qu'un dictateur s'est imposé. La stratégie de la terreur choisie par quelques dirigeants du FNL, terreur qui a fonctionné aussi en France contre des Algériens réticents ou refusant le racket, a causé également de nombreux morts.
Le bilan de la révolution: dans la République démocratique et populaire d'Algérie, selon le modèle bolchevik, une poignée de riches se partagent le pouvoir au moyen du parti-état, et par là-même, le pactole du pétrole et du gaz; et pour les autres, l'exil ou des miettes! Mais toujours le silence.
Camus en 1957, dénonce la dictature du FNL.
Bouteflika, la présidence à mort
Bigeard a-t-il torturé ? Et le FNL? Le FNL a-t-il torturé? Que sont devenus les Harkis et autres supplétifs de l'armée française. Curieux cette focalisation et cette complicité avec un mouvement qui a usé du terrorisme pour liquider toute opposition et qui a créé une République démocratique et populaire, qui n'est ni démocratique et encore moins populaire: Et quand on demande combien Bigeard a-t-il torturé d'individus, poser aussi la question: et combien pour FNL, chiffre tenu secret car plus important!