Texte avec l'inversion totale des faits nécessaire pour faire croire que le parti du travail d'Enver Hodja défendait le peuple alors qu'il en était son pire ennemi. Evidemment, pas un mot sur les centaines de milliers d'Albanais, victimes de son bourreau en chef.

Risible la dénonciation de la maffia albanaise, alors que le parti communiste était un clan maffieux qui contrôlait tout.

"Face à cette chasse aux sorcières communistes, qui représente une menace sur les libertés de tous,". En fait, c'est les communistes qui sont une menace sur les libertés!

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=810


Non à la criminalisation du communisme en Albanie

Après l’interdiction du KSM en Tchéquie, c’est au pouvoir mafieux et contre-révolutionnaire d’Albanie de criminaliser le communisme et de salir son histoire. Le parlement albanais vient, à l’initiative du fascisant parti dit “démocratique”, d’édicter un projet de loi qui a pour objet de criminaliser, et à terme d’interdire, le mouvement communiste albanais et son histoire. Ce texte anticommuniste est directement inspiré du rapport Lindblad, adopté en mai dernier par le Conseil de l’Europe, et qui prétend criminaliser le communisme à l’égal du nazisme, au risque de banaliser et de réhabiliter ce dernier et de criminaliser tout le mouvement ouvrier de lutte de classe. Le texte proposé au parlement albanais salit notamment la figure d’Enver Hoxha, dont le rôle dans la résistance antifasciste à l’occupant mussolinien est totalement occulté. C’est à croire que les pseudo-”démocrates” préféraient l’occupation fasciste à la résistance patriotique conduite par les communistes. Le régime d’Enver Hoxha n’était certainement pas au-dessus de toute critique; sa politique isolationniste qui l’a conduit à couper tout lien avec le reste camp socialiste européen, sa propension à renvoyer dos-à-dos l’impérialisme occidental et le “social impérialiste soviétique” (sic) n’était certainement pas juste, même s’il ne s’agit pas de dire a posteriori que la politique de l’URSS dans les années 60 à l’égard de la Chine et de l’Albanie était sans reproche. Il n’en reste pas moins que l’Albanie populaire était alors un pays souverain et indépendant disposant d’une audience internationale, que chaque Albanais avait un emploi, un logement, une possibilité d’étudier et de se soigner gratuitement. Depuis la chute de cette première étape du socialisme en Albanie, l’Albanie contre-révolutionnaire est devenue infernale pour les simples gens, les ouvriers, les paysans, les retraités, les chômeurs, dont beaucoup sont sans travail et sans ressources, sont rançonnés par les maffias locales. Devenue une base américaine en Europe, l’Albanie contre-révolutionnaire a servi de tremplin aux forces de l’UCK qui, en exploitant les problèmes nationaux aigus de la Yougoslavie et de la Serbie, ont servi de tête de pont à l’impérialisme américain, à l’impérialisme allemand et à l’OTAN pour attaquer, occuper et dépecer la Yougoslavie et favoriser la dangereuse expansion balkanique des impérialistes européen et américain. Surtout, il semble que le régime contre-révolutionnaire mafieux ait grand peur de la prochaine réunification du PC d’Albanie et du PC albanais, comme le régime contre-révolutionnaire tchèque a grand peur de l’implantation du PCBM et de la JCTch.

Face à cette chasse aux sorcières communistes, qui représente une menace sur les libertés de tous, le PRCF appelle à protester auprès des autorités albanaises et de la présidence du “parlement européen” dont l’attachement au “pluralisme démocratique” est de plus en plus suspect. Surtout, le PRCF presse les organisations communistes d’Europe d’organiser, peut-être à l’occasion du 7 novembre 2006 et sûrement à l’occasion du 90ème anniversaire d’Octobre 1917, un grand forum européen contre l’anticommunisme et la fascisation de l’Europe. Répondons offensivement à la criminalisation du communisme: communistes d’Europe fidèles à Lénine, regroupons-nous avant qu’il ne soit trop tard!

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