Un document non signé mais qui fait comprendre à tel point l'histoire de l'Albanie est minée parce que:

- l'histoire de l'Albanie et liée à celle de la Yougoslvavie dont fait partie le Kosovo. Comme on a monté une opération militaire basée sur une totale désinformation pour faire croire que les Kosovars étaient de pauvres innocentes victimes, il fallait occulter de nombreux faits, dont celui-ci: "En 1943, à l'initiative de Himmler, fut créée, en même temps que la division Handjar en Bosnie, la division Waffen SS Skanderbeg au Kosovo pour combattre les résistants Serbes".

- en plus Ismael Kadarl le glorificateur du "résistant albanais au fascisme, Enver Hodja" a du faire croire à son retournement de veste niant qu'il avait été le serviteur zélé du tyran sanguinaire de l'Albanie communiste.

Texte à lire avec précaution mais qui a le mérite de rappeler des faits historiques.


http://www.b-i-infos.com/art_komnen_becirovic_les_impostures_d_ismail_kadare_partie_III.php

Il fallut l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste qui occupèrent et détruisirent la Yougoslavie en 1941, pour créer sous leur égide une Grande Albanie fantoche dont le premier ministre Mustafa Kruja déclarait : "Seuls Hitler et Mussolini, après la victoire des puissances de l'Axe et l'instauration du nouvelle ordre européen, pourront assurer aux Albanais leur Etat national dans le cadre des frontières les plus larges, un Etat qui sera dans une association indivisible avec l'Italie fasciste."

Diverses milices, telles que celle de Redzement Kosova et Bali Kombtar, sévissaient dans la province en exerçant la terreur. Le diplomate italien Carlo Umilta, traversant le Kosovo, voyait les cadavres de Serbes décapités jonchant les routes. En 1943, à l'initiative de Himmler, fut créée, en même temps que la division Handjar en Bosnie, la division Waffen SS Skanderbeg au Kosovo pour combattre les résistants Serbes. Elle se livra aux crimes les plus effrayants dont celui du village de Velika, près du mont Tchakor où, le 28 août 1944, tous les habitants au nombre de 428 furent massacrés. En tout, plus de 10'000 Serbes de la province subirent le même sort, alors qu'environ 70'000 prirent le chemin de l'exode.

Voici, cependant, l'interprétation de cette abomination que donne Kadaré : "Les Allemands, pendant la Seconde guerre mondiale, voulurent se concilier les Albanais: ils les admirent dans la famille des nations supérieures et, souhaitant leur faire jouer dans le IIIe Reich le même rôle qu'ils avaient tenu dans l'empire ottoman, ils réunirent le Kosovo à l'Albanie, et le seul fait que cette réunion était due à Hitler fut considéré par les Slaves vainqueurs comme un argument dirimant contre les Albanais." 5. Et l'écrivain de fondre - lui, le glorificateur du résistant albanais au fascisme, Enver Hodja ! - de gratitude envers les nazis d'avoir ajouté cinq années au dix-huit siècles prétendument albanais au Kosovo ! Outre leur caractère raciste - Kadaré faisant sienne la théorie de Hitler - ces propos relèvent de la pure mythomanie, les Allemands n'ayant jamais songé à confier aux Albanais un rôle quelconque au sein du IIIe Reich. La preuve en est le fait que Hitler et les siens, ne laissèrent même pas aux Albanais le commandement de leurs propres unités, notamment la division Skanderbeg, mais en confièrent la charge à des officiers de la Wermacht.

Après la guerre, les communistes, obsédés par le désir de casser la soi-disant hégémonie grand-serbe, interdirent le retour des réfugiés serbes dans la province, en y laissant, par contre, s'installer durablement quelque 100'000 Albanais venus s'ajouter à ceux sur place pendant la guerre. En outre, en octroyant une autonomie trop poussée aux Albanais, Tito favorisa une nouvelle hémorragie de la population serbe, si bien qu'elle tomba de 25 % en 1945, à quelque 12 % à la mort de Tito en 1980. Le rétablissement de la souveraineté de la Serbie en 1989, sur un Kosovo allant à la dérive, provoqua le refus des Albanais, suivi par une vague de terreur suscitant une réaction de légitime défense de la part de l'Etat serbe.

C'est alors que les humanistes de tout bord, ne trouvant pas dans l'univers de meilleure cause à défendre que celle de la séquelle des régimes tyranniques du passé - turc, fasciste et communiste - que constitue la présence des Albanais au cœur de la nation serbe, s'empressèrent de crier à la répression, à l'apartheid et au génocide, déclenchant l'apocalypse sur la Serbie. Ils permirent ainsi aux Albanais de dévaster le Kosovo et d'y réduire le nombre de Serbes à 1 % seulement, ceux-ci étant gardés nuit et jour par les soldats de la KFOR, sans parler de la malédiction de l'uranium appauvri qui a frappé cette partie de l'Europe.

Telle est en résumé la vérité sur le Kosovo qu'Ismail Kadaré, se livrant aux extrapolations, s'efforce d'occulter et de pervertir. Pourtant, seule la vérité, si amère soit elle, pourrait assainir les relations entre les deux peuples, cruellement compromises par l'apostasie originelle des Albanais, que ces derniers ont cru pouvoir effacer en sévissant contre les Serbes au cours de diverses occupations (y compris celle de l'OTAN)), alors qu'ils n'ont fait que l'aggraver.

1 Jovan Radonic, Georges Castriota Skanderbeg, Belgrade 1940, pp 248-249.
2 Jovan Radonic, La Curie romaine et les pays yougoslaves, Belgrade 1950, p. 654.
3 Cf. Auguste Dozon, L'épopée serbe, Paris 1888.
4 Jovan Cvijic, La péninsule balkanique, Paris 1918, p. 150.
5 Ismaïl Kadaré, Il a fallu ce deuil pour se retrouver, Fayard, Paris 2000, p. 218.

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