A l'occasion d'un article anodin sur Gengis Khan, de nouveaux crimes soviétiques sont révélés:

Gengis Khan et ses héritiers plantent leurs yourtes à Bonn

Le Monde 09.07.05 page 30 Bonn Emmanuel de Roux

Exposition: le Centre d'art allemand retrace l'histoire de cet empire mongol aux contours lointains qui conquit l'Eurasie à partir du XIIe siècle grâce à une organisation militaire sans faille

[...]

Retour du balancier: sous la dynastie Qing (1644-1911), la Mongolie devient un portectorat chinois. Avec l'avènement de la première république chinoise, les cavaliers mongols retrouvent une brève indépendance. A partir de 1924, le pays est contrôlé par les Russes qui, moins tolérants que les Chinois, tentent d'éradiquer le bouddhisme massivement pratiqué par le peuple mongol - 19'000 lamas seront exécutés.

A Bonn, une salle copieuse est d'ailleurs dédiée à ce fait religieux. C'est au XVIe siècle qu'une alliance entre les princes mongols et la secte dite des "Bonnets jaunes" a installé durablement le bouddhisme dans ces steppes.

La République populaire de Mongolie, dans l'orbite directe de l'Union soviétique, s'employa à détruire les nombreux couvents qui parsemaient le pays. Bonn expose un tableau d'un réalisme sans faille calé dans un fauteuil en train d'écouter avec émerveillement la leçon du paternel Lénine.

Cette leçon ne fut pas suffisante. Aujourd'hui, après le départ des 40'000 soldats soviétiques stationnés en Mongolie, la religion traditionnelle a retrouvé son droit de cité. En revanche, le plus vieux monastère du pays, Erdene zuu, est resté un musée.

"Gengis Khan et ses héritiers, l'empire Mongol"
Museumsmeile Bonn
Jusqu'au 25 septembre 2005
Catalogue Himer Verlag München 432 pages 28€

Retour