Quelques pages d'un ouvrage publié en 1935 pour appeler à la solidarité et faire cesser la liquidation des chrétiens en Russie soviétique. Les gens qui se disaient progressistes ignorèrent ces cris de détresse et des millions de personnes moururent dans un silence total et cela pendant plus d'une décennie. De toute manière, entre le moment où le livre fut écrit et où il fut publié, le GPU devenu NKVD, organe policier du parti communiste avait liquidé le problème au sens propre du terme.

La SdN et les persécutions religieuses.

Dans cet article du 10 janvier 1936, le pasteur Krop résume la lâcheté de la SdN.
«Tant que l'URSS n'était pas rattachée à la SdN, on répondait à nos multiples requêtes que la Haute Assemblée ne saurait s'occuper de ce qui n'était pas de son ressort; mais à présent, nous ne voyons pas ce qu'il y aurait de changé en mieux depuis l'entrée de l'URSS dans la SdN.»

Au même moment, Aragon exprime sa passion pour le GPU par un poème scandant "Vive le GPU"



Prisonnier du Guépéou, Le pasteur Kern, Pro Deo. Quelques extraits…

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Les communistes étaient évidemment décidés à me perdre, mais ils avaient peu d’attaches dans la population villageoise. C’étaient des gens envoyés de Moscou, Juifs ou Lettons sachant un peu d’allemand

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Nous étions en 1927, alors que les nombreux mouvements contre-révolutionnaires avaient provoqué quantité d’arrestations.

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Dans le noir hiver 1929-1930, avec le plan quinquennal de Staline, un orage dévastateur fondit sur les paysans, car la collectivisation et l’anéantissement des koulaks furent conduits de pair avec la destruction de l’Eglise.

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La propagande religieuse est interdite
En 1929, la persécution de plus en plus intense fut accompagnée d’une modification du texte de la constitution. Dès lors, toute propagande religieuse fut interdite et la propagande religieuse admise.

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Nous ne comprîmes tout cela que par la suite. D’une part, Staline, voyant le chaos provoqué par la collectivisation en masse de la paysannerie. – un des buts essentiels du plan quinquennal, - avait promulgué brusquement un décret de suspension ; et, d’autre part, les Eglises d’Europe, émues des nouvelles terrifiantes venues de Russie, avaient fait entendre de vives protestations.

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Hélas ! nul d’entre nous ne pouvait affirmer en pleine conviction que l’Eglise ne souffrirait point de voir une poignée d’impies tenter d’arracher à Dieu, par une persécution sanglante, un peuple de 160 millions. Et combien, pourtant, nous l’aurions voulue dire, nous qui constations que la voix du peuple chrétien avait le pouvoir de modérer l’insolence du Guépéou !…
Malheureusement, Moscou comprit bientôt qu’aucune offensive – pression morale ou pression économique – de la civilisation chrétienne n’était à craindre. […] l’extermination du Christianisme-

Agitation
L’exode en masse des colons allemands en 1929 porta un coup sérieux au crédit du communisme à l’étranger. Sacco et Vanzetti, un contre-feu organisé par l’URSS pour que la désapprobation se concentre sur les USA?!?

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Le mot d’agitation est peut-être en URSS de tous les vocables le plus redouté. Quand un homme doit disparaître, il est dénoncé gratuitement comme agitateur.

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Et ce va et vient de prisonniers continue. Les détenus paysans ne restent guère, quelques jours ou deux semaines au plus. Puis on les traîne devant le Soviet du village pour être jugés et condamnés à la déportation ou aux travaux forcés. Je n’ai jamais ouï dire qu’un seul paysan ait recouvré la liberté.

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Mais comment tout cela se pouvait-il ? Quel crime ces hommes, jusque-là sans blâme, avaient-ils commis ? A leur propos aussi l’on a donné à l’impitoyable poursuite un aire de légalité. Tout d’abord, on les a chargés d’impôts beaucoup trop élevés et on leur a réclamé une livraison de blé dépassant toutes leurs possibilités.

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La question nourriture, surtout, établissait le contact avec le village. Car l’Etat, s’il emprisonnait les citoyens, ne les nourrissaient, ne les habillait ni ne les blanchissait ; il ne leur octroyait que l’eau à boire ; tout le reste devait être fourni par leurs familles.

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Mon premier interrogatoire
Or voici qu’en ce 76e jour, un geôlier m’ordonne de le suivre devant le Juge d’instruction. J’obéis, partagé entre l’espoir et la crainte.
Deux juifs et un Letton, tous trois très jeunes, étaient assis dans la salle d’audience
Je les connaissais bien, ces trois jeunes gens, ennemis acharnés de l’Eglise.

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En plus des “ koulaks ”, la machine à broyer soviétique détruit les intellectuels (juristes) et les scientifiques accusés de saboter le plan quinquennal.

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Mon juge d’instruction. C’était un jeune juif que j’appellerai “ Finkel ”

Page 67 à 79
La méthode: pas d’accusation mais le prisonnier doit avouer.
Ambiance de violence avec exécution dans la prison. Privation de sommeil. Si cela est insuffisant, menaces sur les proches
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