Après la collectivisation (1929-30) et la Grande famine (1932-33),
en plus de la répression quotidienne:

La «Grande Terreur» en URSS (1937-38)
Possible par un appareil de répression surdimensionné, efficace, cruel et inhumain

barbarie bolchevik En fait, la «Grande Terreur» est un ensemble d'opérations visant à exterminer plusieurs catégories d'êtres humains selon des critères sociaux, politiques, nationaux et ethniques. Il faudrait parler pour être précis d'apogée de la terreur qui a commencé, en réalité, en octobre 1917 par le coup d'état de Lénine. En fait, la terreur rouge avait commencé quelques semaines avant, Lénine employait des hommes de mains et des tueurs sur gages pour terroriser les membres du gouvernement Kerensky et ses rivaux, principalement des SR (socialistes-révolutionnaires) et des mencheviks. Cette barbarie se poursuivra durant la guerre civile provoquée par le coup d'état d'octobre et bien après: crimes de guerre, crimes contre l'humanité, etc…

La violence est revendiquée par Lénine: “Le concept scientifique de la dictature signifie ni plus ni moins un pouvoir illimité reposant directement sur la force limitée par rien, ni par des lois ou ni par quelque règles absolues. Rien d'autre”.

L'historien britannique Orlando Figes résume le point de vue actuel : « Extraordinaire même à l'aune du régime stalinien, la Grande Terreur n'est pas une vague d'arrestations en masse relevant de la routine, comme celles qui balayèrent le pays tout au long du règne de Staline, mais une politique calculée de meurtre collectif. Ne se satisfaisant plus d'emprisonner ses « ennemis politiques » réels ou imaginaires, Staline ordonne à la police de faire sortir des hommes des prisons ou des camps de travail pour les exécuter. En l'espace de deux ans, en 1937-1938, suivant des statistiques incomplètes, un total stupéfiant d'au moins 681 692 personnes et probablement beaucoup plus, furent exécutées pour « crime contre l'État ». Dans les mêmes années, la population des camps de travail et des colonies du Goulag s'accrut de 1 196 369 à 1 881 570 personnes, sans tenir compte des 140 000 morts au moins dans les camps eux-mêmes et du nombre inconnu des morts au cours du transport vers les camps ».

La première opération «prikaz 00447» (00 signifie secret) débute le 5 août 1937, alors que le "premier" procès de Moscou a eu lieu, les acccusés exécutés depuis longtemps, leurs proches souvent déportés. A la fin, Staline et ses acolytes essaieront de mettre ces crimes et massacres de masse sur des erreurs effectuées par des tchékistes, d'accuser le NKVD d'avoir négligé sa tâche initiale de lutter contre les ennemis de l'URSS, son appareil aurait été infecté par de nombreux agents. Tout cela pour faire exécuter des lampistes accusés d'avoir outrepassé et/ou saboté les ordres de la direction de l'état-parti: bourreau un jour, victime le lendemain! La vraie solution d'arrrêter pour Staline, c'était le suicide!

Pour dissimuler ces nombreuses opérations d'arrestations de plus 1,5 millions de personnes - ne pas oublier que ces opérations s'ajoutent à une répression quotidienne -, dont une moitié à été fusillée et l'autre déportée, Staline met en scène 3 procès dit de Moscou et d'autres événements comme la guerre civile espagnole où il trahira le camp républicain après avoir volé les 500 tonnes d'or du trésor de l'Espagne républicaine. Ainsi “Le zéro et l'infini“: fausse description de la grande terreur de 1937-38, roman d'Arthur Koestler qui a eu la réputation de décrire ce qu'on a appelé de manière totalement fausse, les grandes purges *. Sa parution en 1939 était tout de même un acte très courageux car l'auteur, agent du Komintern, savait qu'il risquait d'être exécuté comme des milliers d'autres, dont Ignace Reiss ou Willy Münzenberg qui tentèrent en vain de faire défection. En fait, le livre décrit la liquidation de la “vieille garde”, Roubachov représentant Boukharine, ce qui ne fut qu'un toute petite partie de la Grande terreur qui toucha en majorité des ouvriers et des paysans, le peuple. Arthur Koestler en dépit de sa critique de Staline, joue son jeu car son roman est une diversion sur les arrestations massives de gens du peuple.

* Mais les purges existent pourtant bien! Ainsi, un ouvrier mécontent de son salaire qui va se plaindre au syndicat, croyant naïvement que ce dernier doit défendre ses intérêts, - il est viré plus ou moins vertement -, mais ce fait est noté sur son dossier, car chacun a un dossier quelque part. A d'autres occasions, se sentant en confiance avec ses copains, on se plaint ou on sort une blague sur Staline, Soljénitsyne et millions d'autres. Cela n'est pas perdu! car le réseau de mouchard étend ses oreilles partout, et une nouvelle ligne s'ajoute. A la prochaine purge, le chef de rayon, sous division de l'oblast, doit trouver, pour sauver sa peau - tuer les autres pour espérer gagner un peu de temps pour soi -, un stück selon un quota (1 ou 5 pour 1000 de victimes dans la population de son rayon), eh bien, il fait trouver une liste, avec plus que demandé, c'est le stakhanovisme de la terreur, toujours plus, et des gens sont arrêtés la nuit, conduits à la base du NKVD, pris en mains et signent n'importe quel procès-verbal, espérant sauver au moins leur famille. Le parti c'est le peuple, mais le pc se méfie quand même. Dans ce système rodé, efficace, n'ayant aucun remord à fusiller 100 de plus par erreurs - il est sûr comme les médecins légistes de ne pas recevoir des plaintes des proches de "ses clients". Que des révoltes éclatent devient une sorte miracle: quelques heures de liberté toujours chèrement payées. Les reporters étrangers, même ceux de l'empire kominternien des média une fois écartés, la répression s'abat: d'abord l'armée des ouvriers et des paysans, puis la Tchéka fouille pour terminer; tout comme Tiananmen dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 (Zhao Ziyang), Lhassa en mars 1989 (Hu Jintao). Contre un régime communiste, la révolte semble suicidaire, alors que Gandhi pouvait organiser tranquillement ces manifestations… Le pauvre Gandhi avait jface à lui, l'odieuse Couronne britannique, et le gouvernement d'un pays démocratique sur lequel les communistes crachaient pour détourner l'attention afin que dans le “paradis des travailleurs”, les «ennemis du peuple” soient liquidés, et les restes de l'ancien régime aussi. En fait, si vous deviez choisir entre les bagnes de Mussolini, de Salazar, les fascistes! et le goulag de Staline, choisissez Staline si vous êtes masochiste ou suicidaire!

De Moscou, les ordres d'exécutions partent pour toutes les oblasts d'URSS, mais de nombreux lieux de la ville servent à arrêter, exécuter et à enterrer, ou parfois même, à incinérer les centaines de milliers de victimes de la “Grande terreur”, environ 700'000 selon les recherches:
(1) La prison de Boutirska
(2) La Loubianka: prison et centre de la Tchéka, puis, GPU, NKVD, KGB et enfin FSB
(6) La prison de Lefortovo
Sukhanovka, prison ouverte en 1938 par le NKVD dans le vieux monastère de Ekaterinskaia Pustyn.
Matrosskaya Tishina prison
L'Hotel Métropole: Berzin, Unshlicht et d'autres y auraient été liquidés dans la cave (juillet 1937).
(3) Polygone de Boutovo (au sud de la ville)

(7) Taganskaya; (10) Serbskovo; Etc… A noter que certaines prisons possèdent un incinérateur pour brûler les cadavres. De plus, dès 1937, des “chambre à gaz ambulante” (dushegubka), sont inventés par Isaï Davidovitch Berg (cf. “Révolutionnaires juif”, page 99). Des camions Ford, construits sous licence en URSS, sont transformés pour être clos et recevoir les gaz d'échappement qui asphyxaient les condamnés. Berg fut liquidé en 1939, peut-être par un tour dans une dushegubka qu'il a inventé et mis au point?
Le monastère de Novodievitchi, exécutions. Etc.

A signaler que ceux qui font remonter la Grande terreur à l'assassinat de Kirov par Leonid Nikolaïev, le 1er décembre 1934, à l'Institut Smolny, une légende a été crée pour en faire un opposant à Staline, qui aurait commandité son assassinat. En fait, selon Alla Kirilina et Oleg Khlevniouk, deux historiens travaillant séparément sur le fonctionnement du Politburo durant les années 1930, ils arrivent à des concusions identiques: l'assassinat de Kirov a été un acte “terroriste” individuel exploité par Staline. Kirov n'était pas un opposant et dirigeait son fief de Léningrad comme n'importe quel hiérarque stalinien, avec le flot de sang et de larmes habituels. Voir “L'Assassinat de Kirov - Destin d'un stalinien, 1888-1934”, Editions du Seuil, coll. « Archives du communisme », Paris, 1995, 282 p.).

Eh bien, Alla Kirilina et Oleg Khlevniouk, encore deux historiens qui se trompent et qui trompent leurs lecteurs, car Kirov a bien été tué sur une suggestion de Staline à Iagoda, fraîchement nommé chef du NKVD. Ce dernier trouva Nicolaev, un exalté, pour exécuter ce contrat. Staline, le crime commis vint à Léningrad pour faire liquider Nicolaev, sa famille et toutes personnes au courant qu'il était le commanditaire. Le "petit père des peuples” en profite pour accuser un “groupe de terroriste zinoviévistes”, fait arrêter Zinoviev et Kamenev et des milliers d'autres. Zinoviev et Kamenev sont condamnés à la prison, gardés au frais et bientôt préparés pour qu'ils jouent le rôle que Staline a prévu lors du premier procès de Moscou. Quant à Iagoda, qui a succédé à Viatcheslav Menjinski qu'il a fait exécuter après un simulacre de procès, il est arrêté le 3 avril 1937 par Iejov, son successeur, qui seront fusillés les deux plus tard. Iejov remplacé par Béria, fusillé par Khrouchtchev. C'est comme dans la maffia!

Quelques unes des victimes

Homme, femme, enfant, aliéné, tous innocents, tous exécutés

Les bourreaux, le Politburo (1937-38) du parti communiste de l'URSS

Kaganovitch Staline
Viatcheslav
Molotov
Mikhaïl
Kalinine
Lazare
Kaganovitch
I. V. Staline
Andreï
Andreev
Anastase
Mikoyan
Kliment
Vorochilov

L'épouse de Mikhaïl Kalinine, Ekaterina Ivanovna Lorberg est arrêtée et déportée en octobre 1938. Libérée en 1946, après la mort de son mari.
L'épouse de Viatcheslav Molotov, Polina fut arrêtée en 1949 et envoyée au Goulag, d'où elle ne sortit qu'à la mort de Staline. Le frère de Lazare Kaganovitch fut arrêté, puis fusillé. Ceux qui ne tuaient étaient liquidés ou se suicidaient: l'URSS depuis Lénine, c'est voyage au bout de l'horreur!

Curieusement, ces individus, certains membres du Politburo, si célébrés à l'époque, sont devenus quasi inconnus pour occulter leurs crimes
A étudier: Pavel Postichev, Jan Roudzoutak, Eikhe, Kossior (2 frères), Pavel Postyshev, Stanislar Kosior, Vlas Chubar et Mendel Hataevych

Kosior Krouchtchev chubar Ordzhonikidze Jdanov Yagoda Iejov beria
V. Kossior
fusillé 1939
N.Khrouchtchev
destitué 1964
Anatoly Chubar
G.K.Ordzhonikidze
suicidé 1937?
A. A. Jdanov
mort 1948??
Guenrikh Yagoda
fusillé 1938
N. I. Iejov
fusillé février 1940
Lavrenti Beria
fusillé en 1953

Pour plus d'information sur la composition du Politburo, consulter http://www.cyberussr.com/rus/polit37.html, site en anglais.

Nikita Khrouchtchev, à l'époque responsable du parti communiste à Moscou, qui fit assassiner 22'000 individus qui reposent au polygone de Boutovo, lieu qui devrait s'appeler en fait polygone Khrouchtchev.

Quand il remplace Kosior comme secrétaire du pc en Ukraine, il était tout à fait au courant de la famine-génocide, Holodomor, Khrouchtchev est aussi responsable de la soviétisation de la Galacie et de la Pologne orientale, envahie le 17 septembre 1939, suite au pacte Hitler-Staline, et des horreurs qui furent commises sur ses ordres. Mais, tout cela il l'oublie dans son rapport secret au XXe congrès du pcus, en 1956!

Rykov demande par écrit au Soviet suprême de l'URSS d'épargner sa vie

Non seulement son procès a été truqué, mais tout le régime soviétique l'est aussi. Sa prétention a représenter le peuple soviétique alors que ce régime ne survit que par la terreur et la misère qu'il impose au peuple. Et affirmer cela, même à ses proches, risquent de vous arrêter, torturer et liquider car la terreur provoque et use de la délation. Sa lettre du 13 ne sert à rien car le 15, il est abattu, sans doute, dans les sous-sols de la Loubianka
fusillé 15 mars 1938 Malgré sa supplique, Alexeï Ivanovitch Rykov fut fusillé le 15 mars 1938. Où est son cadavre?
La “Grande terreur” dans la région de Moscou est bien documentée

Pour connaître le nom des 20'760 victimes ayant été abattues au Polygone de Boutovo sur ordres de Nikita Khrouchtchev, il suffit de prendre le métro la station jusqu'à la station terminale de Dimitre Donskoï (ligne 9). Entre le août 1937 et octobre 1938, dans ce “killing fields” un tableau montre la statistique des exécutions, ce qui permet de réaliser l'horreur de cette mécanique industrielle, et de plus un graphique en visualise les phases extrêmes.

Les archives des bourreaux au RCHIDNI. Enfin, le 12 octobre 1991 a été créé un fonds d'archives au Centre de Conservation et d'Etudes des Documents sur l'Histoire Contemporaine de Russie (Rossijskij Centr Hranenija p Izutchenija Dokementov Noveijsei Istorii - RCHIDNI), à partir des anciennes Archives Centrales du Parti Communiste (Central'nyj Partijnyj Arhiv - CPA): cf http://legacy.persee.fr/showPage.do?urn=cmr_1252-6576_1999_num_40_1_992

Légende de l'affiche de 1936 avec Staline, Kaganovitch et Khrouchtchev: [en bas] “Stalinistes! Elargissez le front des stakanovistes! [en haut] “La vie est devenue meilleure, camarades, la vie est devenue plus gaie, vous réussirez dans votre travail” Staline. Affirmer que “la vie est devenue plus gaie” à la veille de la grande terreur de 1937-38, alors que sévit pénurie et disette, démontre que le plus des gros mensonges ne fait pas peur à Staline qui était sans vergogne! Cet hyper narcissique gigatoxique, se fiche de la vie des autres, seuls comptent ses intérêts égoïstes, pervers et malfaisants: dans le nuit du 21 au 22 juin 1941, informé par l'ambassadeur soviétique à Berlin de la déclaration de guerre qui lui a été transmise quelques minutes auparavant, Staline prit 13 jours pour faire son discours sur la “Grande guerre patriotique”, et donner l'ordre de résister: mais durant ces 13 jours, l'armée allemande, comme à l'exercice, détruisit 1000 chars, 1000 avions, etc. et fit plus de 3 millions de prisonniers dont un pourcentage important allaient mourir de faim, l'Etat-major n'avait pas prévu une avancée si grande et si rapide. Ce qui avait été prévu étant totalement insuffisant pour assurer la survie d'une telle masse de captifs.

Archives de Smolensk, saisies par les troupes allemandes, celle du parti communiste de l'oblast

Les « petits procès exemplaires » en URSS durant la Grande Terreur (1937-1938)

Nicolas Werth, ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, agrégé d’histoire.Grâce à l’ouverture des archives, la lumière se fait progressivement sur les « petits procès » qui accompagnèrent, dans les campagnes soviétiques, les « grands procès » de Moscou. Ces nombreux procès, ordonnés directement par Staline comme le démontre Nicolas Werth, témoignent à la fois du populisme du chef du Kremlin, de sa volonté de mobiliser les masses et de lancer un vaste programme d’ingénierie sociale. Pourtant, les responsables locaux du Parti ne purent pas toujours appliquer à la lettre les directives de Moscou, ratant la mise en scène exigée par Staline et transformant parfois ces opérations à caractère pédagogique en fiasco politique. Recherche de Werth publié par Cairn qui montre le caractère populiste de ces procès demandés par Staline pour rendre responsables des mauvais résultats dans l'agriculture, des importantes pertes dans le transport et le stockage des céréales, des cadres de districts ou de kokhozes, afin de défendre sa collectivisation forcée.

Quelques cérémonies et événements pour les soixante-dix ans: 1937-2007

Colloque international sur la "Grande terreur" de 1937-38. Les 9-11 décembre 2007. CNRS, IHTP, Centre d'Etudes du Monde Russe, Centre d'Histoire de Sciences Po et Memorial (Russie).

1) Libération du lundi 6 août 2007. Hommage aux victimes de Staline: Les commémorations se déroulent là où les “purges” ont commencé, en 1937.

2) 7 sur 7 (Belgique) Commémorations à la mémoire des victimes des purges staliniennes.

ET EN SUISSE? TOUJOURS LE SILENCE COMPLICE!

Zisyadis, le Parti Socialiste Genevois avec les amis de Léon Nicole, section du Parti Socialiste Suisse, Torracinta, la Radio et la Télévision Socialiste romande, et particulièrement “Histoire vivante”, “A gauche toute”, solidaritéS, les communistes (Genève), le Parti suisse du travaill et autres Popistes??? Tous ces spécialistes de l'indignation et soi-disant amis de peuple, quand le peuple soviètique crève, ils ne font rien et on attend toujours leur compassion pour les millions de victimes, encore niées… Et au même moment, ces hypocrites se servent de l'histoire frelatée du 9 novembre 1932 pour duper et occulter les responsabilités de Nicole, Füst et Tronchet, respectivement du PSG, du PCS et de la FOBB, les organisateurs de la provocation qui a obligé l'armée suisse à tirer, pour que ce sang serve à déclencher une grève générale!

Les principaux lieutenants et agents de Staline en Suisse durant la Grande terreur: Humbert-Droz, Hofmaier, Vincent, Nicole…

Jules Humbert-Droz, célébré encore par de nombreux complices des crimes communistes, dont la Fédération des Socialistes Chrétiens, le natif de la Chauds-de-Fonds (Canton de Neuchâtel) dirigeant de la SSIC (section suisse de l'internationale communiste), tout à fait au courant de la “Grande terreur”, de même que sa femme Jenny habitant à Moscou, non seulement leur silence en font des complices actifs, mais Jules Humbert-Droz a dû faire une liste évaluant les militants du PCS, et aussi les Suisses, travaillant à Moscou, pour le Komintern. Jusqu'à quel point Humbert-Droz, et son camarade Karl Hofmaier, furent-ils impliqués dans la déportation et/ou la mort de:

- Yvonne Bovard, envoyée au goulag, survivante, rapaptriée en Suisse;
- Berta Zimmermann épouse de Fritz Platten,arrêtée et fusillée en 1937;
- Fritz Platten, arrêté en 1937, fusillée en 1942;
- Lydie Duby,
- J. Gartmann (Suissesse par mariage)
- Raymond Karmezin, militant du pcs, forcé de s'engager dans les Brigades internationales, moyen dont on se servait pour liquider les “éléments douteux”, lui-même disparu à Albacete sous les ordres de Marti, le boucher;
- Les époux Ruegg, fusillés en 1938… et autres agents suisses du Komintern, etc…

La photo montre ce qui est arrivé à Lydia Duby (fusillée en 1937), Berta Zimmermann (fusillée en 1937), Fritz Platten (arrêté en 1938, après sa femme Berta Zimmermann, relaché, puis à nouveau arrêté et fusillé en 1942). Et il y a ceux qui ont eux plus de chance comme Yvonne Bovard (déportée en 1937). Voilà le sort de quelques uns des Suisses travaillant pour le Komintern. Jules Humbert-Droz et Léon Nicole, tous deux au courant, se turent et continuèrent à se faire les complices de l'horreur stalinienne qu'ils ne dénoncèrent JAMAIS!

Et Léon Nicole qui fait son pélerinage à Moscou en février 1939 dont il publie “Mon voyage en URSS”, cet “antifasciste” ne voit rien! Il ne tente même pas de rencontrer son camarade du parti socialiste, Fritz Platten, à Moscou depuis 1923! La camaraderie de partie, une imposture, comme tout le reste! Tous sourds aux douleurs des victimes, en majorité gens du peuple, indifférents à l'horreur subie par des millions de Soviétiques, comme ils l'ont été durant la grande famine de 1932-33, Holodomor en Ukraine!

Et quand on doit constater que Jules Humbert-Droz et Léon Nicole, ces complices actifs de l'horreur soviétique ont encore des rues qui portent leur nom encore aujourd'hui! L'Internationale des complices des crimes communistes agit encore: "Le ventre est encore fécond d'où est sorti la bête immonde"  (Berthold Brecht, Prix Staline pour la paix (1954)! Et évidemment, ces complices "oublient" les millions de victimes!

A noter que vers 1937 l'artiste Hans Erni adhère au Parti communiste suisse, quant Jacques Chessex, et autres, tous ces «idiots utiles» qui se sont englués dans cette monstrueuse imposture, s'ils ont compris un jour l'horreur dont ils se sont rendus complices, ils auraient pu, au moins, devenir soildaires des millions de victimes du régime soviétique! Mais rien… après l'immonde, l'ignominie!!! En 2009, à Genève et ailleurs, des léninistes* sont candidats au parlement, comme si tous si crimes n'avaient jamais existé! Et évidemment toujours, ces complices "oublient" encore les millions de victimes: solidaires de Staline, pas de ses victimes!

* léninistes regroupent les léninistes-staliniens et les les léninistes-trotskistes, ennemis d'hier et de demain, mais unis l'occasion de listes aux élections du Grand Conseil! La tromperie en tout temps et à tous les étages!


La triple horreur soviétique des années 1930 broyant des millions d'innocents

La triple horreur des années 1930: la collectivisation (1930-31), la Grande famine (1932-33), la Grande terreur (1937-38), auxquels se superposent la répression quotidienne, l'action de l'URSS durant la guerre civile espagnole où des purges sont faites par le Sim (Tchéka espagnole), la “libération” de territoires suite au pacte Hitler-Staline, plus de 15 millions d'assassinats, soit 5 fois la population de la Suisse sans compter ceux qui sont mort en déporation. “La Grande terreur: une trentaine de prisons seulement à Moscou“ et les charniers principaux de la Grande terreur: Kourapaty (Minsk, Belarus), Vynnitsa (Ukraine), Bykivnia (Kiev, Ukraine), Boutovo (Moscou, URSS), Solvoki (URSS): plus d'un million de cadavres dont une partie reposent dans des charniers pas encore localisés ! Sur les crimes lors de l'occupation soviétique de l'Ukraine, voir le Memorial-Kiev


Si de nombreux mémoires, livres et romans ont été écrits sur la Grande terreur, de points demeurent oubliés comme la question des lieux où gisent les dépouilles, la châine de fonctionnaires qui ont exécutés ces ordres, et même, une question secondaire: qu'est-il advenu des modestes biens des victimes: comme le montre la photo, souvent, après avoir creusé leur tombe, les “ennemis du peuple” devaient se déshabiller, ôter alliance, bijoux, etc… Une prime pour les tueurs?

Recherches, livres et documents sur la Grande terreur

0) La Grande terreur: les purges staliniennes des années 1930“. Précédé de “Sanglantes moissons: la colectivisation des terres en URSS”. De Robert Conquest, chez Robert Laffont. Robert Conquest a écrit, dès 1960, de nombreuses études sur l'URSS, son régime mais qui n'ont pas, hélas, été traduites en français, ni en russe!

1) Documents sur la «Grande Terreur» montrés au monastère des Solovki.
i) la statistique, jour par jour, des fusillades au polygone de Boutovo.
ii) une photo du polygone de Boutovo.
Dans l'archipel des Solvoki, environ 1200 êtres humains ont été abattus, après avoir été transportés à Sandomorsk.

2) Chapitre 12: Repenser la «Grande Terreur». Nicolas Werth: «La terreur et le désarroi, Staline et son système».

On concluera provisoirement, quant au nombre des victimes de la "Grande Terreur", que la marge d'erreur pourrait être de 10 à 25% en sus des statistiques centralisées du NKVD, ce qui donnerait un chiffre de 750'000 à 850'000 exécutés et disparus.

3) Toujours de Nicolas Werth, le no 86 du Bulletin d'Histoire du Temps Présent (2006) sur "Les «Opérations de masse» de la «Grande Terreur» en URSS (1937-38)"

4) Au delà du débat sur les thèses de Getty, ce document fait comprendre, en partie, l'horreur du régime communiste où l'individu ne compte plus. Une analyse de Jean-Paul Depretto du MIREHC: Une vision "révisionniste" de la Grande Terreur.

5) Un article de Guennadi Bordiougov qui décrit, dans "La Grande terreur de 37-38: une dimension nationale", les 3 cibles de cette opération concommittante à l'édification du socialisme. Malheureusement, il oublie que La Grande Terreur a eu aussi des dimensions internationales: en Espagne (des milliers de morts) et en Suisse (Ignace Reiss) sans compter les autres pays. D'autre part, l'exécution de Willy Münzenberg (octobre 1940 en France) fait-elle partie de cet atroce massacre de masse.

6) From 1932 to early 1937 Stalin and the nomenklatura agreed on the need to destroy all dissidents, to stage show trials, to carry out mass arrests, purges, and shootings, and to prevent any resistance to these “cleansings.” “The Road to Terror Stalin and the Self-Destruction of the Bolsheviks, 1932-1939” de J. Arch Getty and Oleg V. Naumov.

7) Un film “La Maison sur le Quai” fait sentir le rideau de la terreur qui s'abat à travers la vie des habitants d'une réalisation architecturale célébrant l'URSS et servant de trompe l'oeil. La Maison sur le Quai devait être le paradis communiste. Elle est devenue l’antichambre de la mort, où chacun attend son tour pour partir en enfer. “Tant que la Russie n’acceptera pas de regarder en face son passé”, conclut Rosa Smouchkiévitch, fille d’un aviateur exécuté, “les générations d’hommes capables de faire renaître le pays ne pourront pas faire leur apparition”.

8)

kizny memorial grande terreur 1937 1938

Publié le 7 mars 2013, “La Grande terreur en URSS, 1937-1938“ de Tomasz Kizny en collaboration avec l'Association Memorial: en Russie, en Ukraine et en Biélorussie, cet ouvage constitue un travail photographique qui documente le crime et présente une topographie de la Terreur (lieux d'exécution et fosses communes), photographies des proches des disparus, objets retrouvés lors des fouilles.A lire sur le site Aquarium, une critique de cet ouvrage qui complète enfin les études et les publications sur la Grande Terreur. Bilan: ntre août 1937 à novembre 1938, 750'000 exécutions, soit 50'000 par mois ou 1'500 par jour. Avec en plus 800'000 déportés au Goulag dont une grande partie y mourront!
http://aquariumvert.wordpress.com/2013/03/09/la-grande-terreur-en-urss-1937-1938-de-tomasz-kizny/


Réhabilitation des victimes de la Grande terreur 1937-38

A l'issue de XXe congrès du PCUS (février 1956), Khrouchtchev lit pour les seuls délégués son rapport secret qui sera publié à l'étranger quelques jours plus tard. Accusant Staline d'avoir fait assassiner des dizaines de milliers de membres du parti ou de l'état, un processus de réhabilitation commence. Certaines personnes comme Evgueni Guinzbourg furent en effet réhabilitée et put même écrire un livre témoignage sur son arrestation suivi de sa déportation au goulag, “Le Vertige”. Kosior et d'autres bourreaux qui ont exécuté la famine-génocide de l'Ukraine furent curieusement également réhabilités. Mais les centaines de milliers de victimes, la plupart ouvriers, paysans ou petites gens furent oubliées, à la fois dans la confession bien incomplète du secrétaire du parti (ainsi les 20'760 cadavres du Polygone de Boutovo dont l'ordre d'exécution avait été signé par Khrouchtchev lui-même avait été aussi oubliés), et dans le processus de réhabilitation.

Aujourd'hui, quelques Russes s'impliquent pour que ces “oubliés” des années 1956-60, soient enfin réhabilités. Guennadi Bordiougov fait l'historique de plusieurs périodes de réhabilitation, de Béria à Gorbatchev, recherches qui montrent que la plus grande partie des condamnés ne sont toujours pas réhabilités (Octobre 2008, 75e année après la Grande terreur).

A signaler les archives du Politburo et du NKVD, de 1936 à 1941, sont encore fermées!

Retour