Les famines dans le régime communiste soviétique qui a confisqué le pouvoir par le coup d'état d'octobre 1917

Evidemment, c'est la rengaine habituelle des méchants tsars et des bons communistes. Néanmoins, il serait stupide d'affirmer que durant le règne des Romanov, tout fût parfait. Il y eut, en effet, des disettes, dont une dizaine durant le seul XIXe siècle. La plus grave a touché l'empire russe en 1890-91, disette agravée par des épidémies de typhus. Pour être équitable, au cours du XIXe siècle, d'autres pays souffrirent de disette, de pénurie alimentaire comme l'Italie, l'Allemagne et même la Suisse. Ces conditions de vie dures expliquent en partie les importantes migrations qui forcèrent des millions d'Européens à partir pour les Amériques (Etats-Unis, Brésil et Argentine), en Australie et en aussi Russie. Quelques centaines de paysans et de vignerons suisses émigrèrent en Russie ou en Bassarabie!

Lors de la grave disette de 1890-91 et d'autres, si le régime des Romanov ne sut pas toujours limiter les conséquences dramatiques des pénuries alimentaires, aucun tsar, au contraire des communistes, usèrent de famine pour réprimer les peuples de Russie et encore moins pour liquider les indésirables.

famine 1933 russie urss

La Famine de 1922-23

famine en urss

Dans “Communisme et totalitarisme” de Stéphane Courtois, à la page 136, il décrit la grande famine de 1921-22. «Provoquée par la nationalisation du commerce des céréales et par les réquisitions incessantes du pouvoir soviétique sur les paysans, cette famine menaçait d'être d'une ampleur telle que la Russie n'en avait jamais connue, ce qui incita un ensemble de personnalités culturelles à créer, en juillet 1921, un Comité d'aide aux affamés et à faire pression sur le régime afin qu'il prenne la seule mesure susceptible d'éviter la mort de dizaines de millions de personnes: demander de l'aide à l'étranger. Lénine finit par accepter le soutien américain qui permis de «limiter» le nombre de victimes à environ 5 millions de morts de faim. Mais Lénine ne pardonna jamais aux dirigeants du comité d'avoir, par leur action, révélé au monde l'impéritie, l'incompétence et la cruauté du régime bolchevique, alors que la guerre civile [ndlr: crée par le coup d'Etat de Lénine en octobre 1917] était terminée. Mais aussi de l'avoir contraint à des concessions tant à l'égard de la société civile russe renaissante que d'une des principales puissances capitalistes, et donc à abandonner un instant le pouvoir absolu sur les populations soviétiques. Le 27 août 1921, la plupart des dirigeants du comité furent arrêtés et auraient dû être fusillés, la Tcheka ayant opportumément «découvert» un complot auquel ils auraient participé et qui avait. évidemment, été monté de toutes pièces. La pression internationale empêcha ce crime, mais Lénine médita sa vengeance sous la forme inédite du bannissement forcé, repris de l'Antiquité et qui n'avait jamais été pratiqué par le régime tsariste. Dès le printemps 1922, il contraignit à un exil forcé deux des principaux dirigeants du Comité, Sergueï Prokopovitch et Ekaterina Kuskova. Puis il s'attela à «nettoyer» la Russie des «jean-foutre» - selon ses propres expressions -, l'expulsion forcée étant le seul moyen de détruire l'intelligentsia sans donnr de l'URSS une image désastreuse.

Le comité de secours créé à Genève en 1922.


La Famine de 1932-33

La grande famine de 1932-1933 a frappé les principales régions agricoles de l’URSS: l’Ukraine, le Caucase du Nord, les régions de la basse et de la moyenne Volga, la Russie centrale, le Kazakhstan, la Sibérie occidentale et l’Oural du Sud, provoquant la mort de plusieurs millions d'êtres humains. Il semble que la famine ait touché également le Caucase centre et sud, et même l'Arménie occupée par l'URSS. Selon l'EIA, «...La population des campagnes a diminué d'au moins un tiers. Les gens s'enfuient vers les villes. On les empêche de retourner dans leurs villages. Nous n'avons jamais vu de famine pareille. On ne pourra vivre qu'à condition que les 15 à 20% de la population meurent. On mange de la chair humaine et même des cadavres; c'est un phénomène devenu naturel chez nous...» (printemps 1933)

Document secret sur la famine de 1932-33 provoquée par le bureau politique du parti communiste de l'Union soviétique: page 1 et page 6.

Contrairement à la famine de 1922-23, le Comité International de la Croix-Rouge ne put rien faire malgré la demande de Mowinckel, président du Comité de la Société des Nations car le gouvernement soviétique nia la famine et empêcha toute aide.

En Ukraine, colonie soviétique maquillée en république socialiste soviétique, près du quart de la population périt de faim, et ce crime contre l'humanité, occulté durant des décennies, est nommé dorénavant Holodomor. Peu à peu, ce crime contre l'humanité est reconnu par la communauté internationale…sauf la Russie actuelle et Soljénytsine, tant le crime est monstrueux!

A signaler que le Secours rouge international, qui se prétendait une Croix-Rouge bolchévique, créé lors de la famine de 1921-23, pour utiliser l'aide internationale au profit du parti communiste, le SRI, filiale du Komintern n'était pas au courant de la famine de 1932-33, et n'a fait que combattre les accusations mensongères et détourner l'attention sur l'odieux fascisme!

Et Willy Münzenberg ainsi que tous ces spécialistes de l'indignation, Albert Einstein, Romain Rolland, Bertrand Russell, Joris Ivens, Henri Barbusse, tous ces compagnons de route de l'URSS, complices de millions de crimes. Leur silence leur vaudra un prix Nobel ou Lénine!

Journal de Genève 17 avril 1932: Un banquet germano-soviétique célébrant le dixième anniversaire du traité de Rapallo

Journal de Genève 28 avril 1932: Géorgie: Un peuple désarmé qui ne veut pas mourir

Comment on vit à Léningrad

Le journal russe Segodnia, de Riga, publie les impressions d'un spécialiste allemand de retour de Léningrad: “La situation des ouvriers et des habitants des villes est depuis quelques temps extrêmement difficles. Presque tous, sauf de rares exceptions sont mécontents du régime actuel et souffrent cruellement de la pénurie de vivre, de vêtements, de chaussures, etc.

[…] Dans beaucoup d'endroits les ouvriers ont crée des groupes clandestins dans le but d'organiser des désordres. Dans les usines et les entreprises, on se prépare également à des grèves.

Les salaires des ouvriers sont payés très irrégulièrement: c'est un phénomène devenu d'un usage courant en URSS. Les ouvriers sont indignés de voir le gouvernement exporter à l'étranger par le port de Léningrad des produits qui font défaut en URSS. Pour avoir une idée de l'état de misère…

Journal de Genève, 28 mai 1932

Evidemment le parti communiste continuera et même augmentera les exportations, y compris les céréales, et d'une part, la propagande parlera de victoires (“les bonnes nouvelles d'URSS” reprises par toute la presse inféodée à Moscou et diffusées par les filiales du Komintern) et d'autre part, le guépéou matera toute révolte y compris dans le parti. On organise aussi des complots:

complot, c'est celui de Staline et Kaganovitch
En fait le vrai complot, c'est celui de Staline et Kaganovitch, la famine, qui fera au moins 6 millions de morts
Dans le monde communiste: tout est à l'envers

Encore un cran dans l'horreur en attendant la grande terreur de 1937-38. C'est à ce moment que l'injure de “fasciste” sera employée systématiquement contre tous ceux qui disent la vérité sur l'URSS, et cette manoeuvre de diversion par les soi-disant “antifascistes”, c'est-à-dire par les larbins du “grand bourreau des peuples”, Staline, continue encore en 2009!

Ella Maillart fera les mêmes constatations sur la misère en URSS. Mais “Le Travail” de Léon Nicole, organe du parti socialiste genevois, non seulement taira les très difficiles conditions de vie des ouvriers mais stigmatisera les ennemis de l'URSS et de Staline: c'est la même chose!


La Famine de 1947

Et il paraîtrait que le régime soviétique était un progrès social par rapport à l'odieux tsarisme. Estimation du nombre de victimes: de 500'000 à un million! Mais, les serviteurs de la tyrannie ne souffrirent pas de la famine, au contraire du peuple, et de plus, il était exclu d'importer des céréales. Khrouchtchev reconnu en 1963, alors qu'il dut importer des céréales, reconnu que du temps de Staline préférait provoquer famine plutôt que d'acheter aux états capitalistes des céréales: Comme Lénine, Staline se fout du peuple qui peut bien crever!


En plus de l'URSS, l'arme de la famine fut utilisée en Ethiopie marxiste, et en Corée du Nord, etc….

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